Classements

TOP 10 WTA Tour
1 Hénin 0 6105
2 Ivanovic
0 4157
3 Kuznetsova 0 3905
4 Sharapova +1 3876
5 Jankovic
-2 3770
6 Chakvetadze +1 2665
7 V. Williams
-1 2586
8 Dementieva
0 2305
9 S. Williams 0 2296
10 Hantuchova
0 2257

TOP 10 WTA Race
1 Sharapova
0 1950
2 Ivanovic
0 1475
3 Jankovic
0 1405
4 Kuznetsova 0 1110
5 S. Williams
0 1025
6 Hénin
0 1000
7 Zvonareva
0
847
8 Hantuchova
0 786
9 Radwanska
0 742
10 Dementieva
0 691

TOP 10 ATP Tour
1   Federer 0 6600
2   Nadal 0 5930
3   Djokovic 0 4785
4   Davydenko 0 3175
5   Ferrer 0 2570
6   Roddick 0 2260
7   Nalbandian 0 2070
8   Blake 0 1900
9   Berdych 0 1875
10   Gasquet 0 1855

TOP 10 ATP Race
1 Djokovic 0 331
2 Nadal  0 249
3 Davydenko 0 191
4 Tsonga 0 177
5 Roddick 0 168
6 Federer 0 160
7 Blake  0 132
8 Murray 0  122
9 Youzhny 0 117
10 Nalbandian  0 111

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«Je suis frais comme un joueur de 23 ans»

«Marc Gicquel, avec le recul, comment analysez-vous votre parcours à l'US Open ? Je suis très heureux de ma tournée. Quand je suis parti aux Etats-Unis, je ne pensais pas faire huitièmes à l'US Open et surtout jouer contre Roger Federer à ce stade. C'était une tournée fabuleuse. J'avais bien commencé à Cincinnati et New Haven en me qualifiant et en battant de bons joueurs. Je suis arrivé avec beaucoup de confiance, puis j'ai eu un bon premier tour pour un Grand Chelem contre Christophe Rochus. Après j'ai bien enchaîné face à Juan Carlos Ferrero, je n'ai pas surjoué. J'ai fait un bon match, j'ai été constant du début à la fin, j'ai très bien servi et je me suis rendu compte que je pouvais me hisser à son niveau. Puis contre Gaston Gaudio, j'ai enchaîné avec la manière 7-6 au cinquième set. J'ai repensé au match contre Nicolas Kiefer à Roland-Garros (NDLR : défaite (6-0, 6-1, 5-7, 3-6, 11-9) au deuxième tour). Si j'avais perdu le match contre Gaston Gaudio, j'aurai eu beaucoup plus de regrets que contre Nicolas Kiefer. Le souvenir marquant de cet US Open, c'est avant tout d'avoir affronter Roger Federer ? C'est d'abord le huitième contre Federer puis mes deux victoires contre Ferrero et Gaudio. L'apothéose était de finir face à Federer. Si ça se trouve je ne jouerai plus jamais contre lui, j'espère que cela n'arrivera pas, mais au moins, je l'aurai affronté. Cette accession en huitièmes ne vous donne pas de regrets sur vos débuts tardifs sur le circuit professionnel ? Non. Si je m'étais lancé plus tôt, à 18 ou 19 ans, je ne pense pas que je serais arrivé au niveau où je suis actuellement. Je n'avais pas envie, je n'étais pas motivé, je n'avais pas envie de partir, j'étais bien à faire des tournois en France, j'étais chez moi. Pourquoi changer cela ? Si j'avais dû partir, peut-être que je n'aurais pas bien joué, je serais parti en "live" et peut-être que je n'aurais pas eu envie de me relancer sur le circuit. Ce départ tardif est une une force aujourd'hui ? Oui parce que j'ai commencé sur le circuit ATP à 24 ans, cela fait cinq ans aujourd'hui. C'est comme un jeune qui a commencé à 18 ans et qui a 23 ans. Je suis frais comme un joueur de 23 ans, physiquement je suis bien. Avec en plus l'envie de profiter au maximum, de prendre du plaisir ? Là j'en prends de plus en plus. D'affronter des joueurs comme Ferrero, Gaudio, Federer, les Grands Prix, je profite un maximum. J'en ai bien profité contre Ferrero, je me suis vraiment bien amusé avec le public. Aux Etats-Unis, ils aiment bien le show. Vos grands écarts et vos glissades sur ciment naissent-elles de cette envie de faire le show ? Je joue avec cela aussi parce que je sais qu'ils aiment bien. Mais les glissades, ce sont des automatismes, je ne peux pas m'en passer. C'est comme Gaël Monfils. J'ai toujours glissé sur dur. Je ne peux pas faire autrement. Quand je suis en bout de course, je vais glisser. Je ne le fais pas pour les gens.

 

«S'ENTRAÎNER EN GROUPE NOUS POUSSE»

Lors de ses débuts sur le circuit professionnel, Marc Gicquel s'entraînait dans le groupe de Jérôme Potier à Roland-Garros. Puis il a quitté la structure pendant deux ans pour tenter l'aventure tout seul avant de retrouver depuis trois mois le groupe composé notamment de Gilles Simon et Florent Serra. Le Breton nous explique son quotidien au sein de cette structure d'entraînement et ses axes de travail.

«Vous vous entraînez dans un groupe. Est-ce plus stimulant ?

Cela nous pousse mutuellement, surtout moi qui suis derrière eux au classement. Depuis Roland-Garros, je n'ai pas eu trop l'occasion de m'entraîner avec eux parce qu'on ne faisait pas les mêmes tournois, on n'a pas eu des périodes d'entraînement ensemble, mais je sais que je suis dans leur groupe, que je suis avec eux et j'ai envie d'arriver, de me retrouver sur les mêmes tournois qu'eux. Cela ne peut que me pousser. De leur côté, ils me voient arriver, ils ont envie de monter encore.

 

Ce sont des petits jeunes...

Oui, mais j'ai l'impression que tout le monde est plus jeune que moi sur le circuit. Je suis l'un des plus vieux.

 

Quels sont vos axes de travail, aller plus vers l'avant, conclure au filet ?

C'est mieux frapper mon revers, être plus agressif dans ce secteur, ce que je fais par rapport aux années passées, je mets plus de vitesse dans ma balle. Il faut que je sois plus agressif, que j'aille chercher les points au filet quand je peux comme je l'ai fait contre Gaudio. Je dois également continuer à travailler mes points forts, le service, le coup droit et physiquement être toujours là parce que si je n'ai pas le physique, il n'y a plus personne.

L'Equipe

L'Argentine, qui mène 3 à 0 devant l'Australie samedi à Buenos Aires, s'est qualifiée pour la finale de la Coupe Davis de tennis après la victoire en double de David Nalbandian et Agustin Calleri face à Paul Hanley et Wayne Arthurs 6-4, 6-4, 7-5.

José Acusaso avait auparavant dominé, en deux temps, Lleyton Hewitt 1-6, 6-4, 4-6, 6-2, 6-1, la pluie ayant interrompu vendredi soir la rencontre, alors que David Nalbandian, 4e joueur mondial, avait battu Mark Philippoussis 6-4, 6-3, 6-3 lors du premier simple.

L'Argentine participera à la deuxième finale de Coupe Davis de son histoire, la première depuis 25 ans. En 1981, les Argentins s'était inclinés en finale face aux Etats-Unis.

Il n'est pas sûr qu'ils puissent prendre cette année leur revanche sur les Américains, menés 2 à 1 par les Russes dans l'autre demi-finale à Moscou.

La victoire du double, composé de Mike et Bob Bryan, sur la paire russe Dmitry Tursunov-Mikhaïl Youzhny, 6-3, 6-4, 6-2, a réduit l'écart, samedi, après les défaites d'Andy Roddick contre Marat Safin et de James Blake face à Mikhail Youzhny, vendredi.

L'équipe argentine, portée par un public survolté de 14.000 personnes, a reçu le soutien de l'ancienne gloire du football Diego Maradona, présent dans la salle dans le rôle du chef de chorale.

De leur côté, les Etats-Unis sont revenus à 2-1 face à la Russie en demi-finale de la Coupe Davis de tennis, grâce à la victoire du double composé de Mike et Bob Bryan sur Dmitry Tursunov-Mikhaïl Youzhny, 6-3, 6-4, 6-2, samedi à Moscou.

Les jumeaux américains, spécialistes du double, ont redonné à leur équipe l'espoir d'atteindre la finale de l'édition 2006 de la Coupe Davis en réduisant l'écart contre la Russie qui avait remporté vendredi les deux premiers simples. Marat Safin s'était imposé nettement en trois sets face à Andy roddick, tandis que Youzhny avait battu James Blake.

Les deux équipes de double ont abordé le match avec confiance, chacune marquant son service jusqu'au 8e jeu quand les Américains ont pris le service de Youzhny pour remporter le premier set en 27 minutes.

Dans le deuxième set, les frères Bryan ont pratiqué un tennis encore plus précis, prenant de nouveau le service de Youzhny au 7e jeu et remportant la manche après une heure et trois minutes de jeu, sur la terre battue du stade olympique de Moscou.

Les Américains ont ensuite montré leur domination d'entrée dans le 3e set en prenant tout de suite le service de Tursunov pour mener 2-0, un avantage qu'ils ont ensuite accentué en prenant le service de Youzhny au 7e jeu et en bouclant la partie en une heure et 31 minutes.

"Notre équipe y croit encore et nous allons continuer à nous battre pour atteindre la finale", a déclaré Bob Bryan à l'issue du match.

"Nous avons bien joué aujourd'hui et nous espérons qu'Andy (Roddick) et James (Blake) joueront aussi à leur meilleur niveau dimanche", a-t-il ajouté.

"Nous avons démarré un peu lentement mais nous avons réussi à ajouter de la pression et de la précision à notre jeu, a poursuivi son frère Mike. Je suis satisfait car nous avons joué avec confiance".

Dimanche, Mikhaïl Youzhny sera opposé à Andy Roddick et Marat Safin à James Blake.

Les Etats-Unis ont remporté leurs deux précédentes rencontres de Coupe Davis contre la Russie. Leur capitaine Patrick McEnroe n'a pas manqué de rappeler que c'est à Moscou, dans le même stade et sur la même surface, en 1995, que les Etats-Unis avaient remporté leur 31e et dernier saladier d'argent, du temps de Pete Sampras et Jim Courier.

Coupe Davis - 1/2 finales et barrages: les résultats

. Demi-finales

Russie - Etats-Unis 2 - 1

Argentine - Australie 3 - 0

Barrages

Autriche - Mexique 3 - 0

Allemagne - Thaïlande 2 - 1

Pays-Bas - République tchèque 0 - 3

Roumanie - Corée du Sud 1 - 1 (double dimanche)

Slovaquie - Belgique 1 - 2

Espagne - Italie 2 - 1

Brésil - Suède matches perturbés par la pluie

Suisse - Serbie 2 - 1

AFP

 

La N.1 mondiale Amélie Mauresmo a dû batailler contre la Serbe Jelena Jankovic, tête de série N.6, pour décrocher sa place en finale du tournoi de tennis de Pékin au terme d'une demi-finale marathon (2 h 41 min) en dents de scie pour la Française, samedi à Pékin.

Mauresmo affrontera en finale dimanche la Russe Svetlana Kuznetsova, 5e joueuse mondiale, qui a facilement disposé de la Chinoise Peng Shuai en deux sets 6-0, 6-2.

Après un début de match tonitruant qui l'amenait rapidement à 5-1, la Française, vainqueur de deux tournois du Grand Chelem cette saison, montrait subitement quelques difficultés pour conclure le travail si bien commencé.

Elle devait sauver trois balles de break pour finalement expédier un ace qui bouclait la première manche.

Jankovic, 17e au classement WTA, trouvait la bonne longueur de balle dans le deuxième set qu'elle prenait à son compte. Mauresmo ne pouvait rien faire et encaissait un 6-3.

Elle se remettait ensuite sur les rails dans le troisième set, qui offrait une rude bataille. Les deux joueuses devaient se départager au tie-break. Mauresmo ne faiblissait pas cette fois et l'emportait 7/3.

La Française, qui a la possibilité de remporter son premier tournoi en Asie, retrouvera une Kuznetsova en pleine forme, vainqueur à Bali le week-end dernier, qui l'a battue deux fois en deux rencontres cette saison, en quarts de finale à Dubaï et en demi-finales à Miami. La Française n'a plus gagné contre Kuznetsova depuis 2004.

AFP

Après avoir buté sur Patty Schnyder au 3e tour de l'US Open, Marion Bartoli a réussi à passer la Suissesse en demi-finale à Bali. La Française s'offre ainsi la 2e finale de sa carrière et de 2006. Elle affrontera Kuznetsova, tête de série n°1, pour tenter de glaner son 2e titre après Auckland.

WTA BALI - Demi-finales

Marion Bartoli (FRA, 6) bat Patty Schnyder (SUI, 2) 6-4, 6-4

Svetlana Kuznetsova (RUS, 1) bat Lindsay Davenport (EU, 3) 7-6 (7/4), 7-6 (7/5)

La nouvelle Bartoli est bien de retour. Après une traversée de huit mois sur le circuit WTA, où la Française de 22 ans est passée par tous les états, Marion Bartoli est parvenue à revenir à son meilleur niveau. Vainqueur à Auckland du premier titre de sa carrière, elle n'a pas réussi à confirmer cette jolie surprise de début de saison. Eliminée par Vinci au 2e tour de l'Open d'Australie, puis sèchement par Dechy à l'Open Gaz de France, Marion commença une douce glissade aux alentours de la 30e place mondiale.

La saison américaine redonna du baume au coeur à la jeune Française, où elle perdit notamment du poids et parvint à égaler à New York sa meilleure performance en Grand Chelem : un 3e tour. Ce match de l'US Open, face à Patty Schnyder, lui est restée en travers de la gorge : interrompue deux fois en raison de la pluie, Bartoli s'était inclinée en trois manches face à la Suissesse après avoir remporté la première 6-0... Ses retrouvailles avec Schnyder à Bali ont permis de remettre les pendules à l'heure, aucune intempérie n'étant venue à la rescousse de cette dernière.

Hasard du circuit, c'est face à elle que Bartoli a finalement décroché la deuxième finale de sa carrière. Marion devra vaincre Svetlana Kuznetsova pour remporter son second titre en 2006. Mission difficile pour la Française, qui avait été sèchement battue lors de leur unique confrontation à l'Open d'Australie en 2005 par la Russe, qui est tête de série n°1 et déjà double vainqueur à Bali en 2002 et 2004.

Sébastien PETIT

Après une formidable carrière de pratiquement 21 ans, le Kid de Las Vegas, alias Andre Agassi, a tiré sa révérence après un match de 4 sets (7-5, 6-7(4-7), 6-4, 7-5) contre un illustre inconnu, l’allemand Benjamin Becker. Inconnu, oui, mais ce nom nous dit bien sûr quelque chose ! Il s’agit bien entendu de Boris Becker et pourtant, les deux homonymes n’ont aucun lien de parenté. Seule chose en commun : un service dévastateur ! C’est en effet sur le 27ème ace du match que l’allemand a conclu cette rencontre face à un Andre Agassi bien incapable de retourner cet ultime service. Incapable car débordé par l’émotion. On peut même aisément s’imaginer toute la carrière de l’américain défiler dans sa tête à ce moment précis, les yeux complètement embués par les premières larmes qui commençaient à monter. Mais comment résister à ce flot d’applaudissements qui l’a porté durant toute sa carrière et encore plus particulièrement pendant ce dernier US Open ? Finir là où tout a commencé … tout un symbole.

 

Tout le monde savait depuis un moment déjà que le Kid allait mettre un point final à sa carrière si particulière lors de cet US Open. Mais cela faisait 2 ans qu’il se battait contre son corps et en particulier contre sa sciatique chronique. Pour nous français, les dernières images qui nous reviennent en tête sont bien évidemment celles du 1er tour de Roland Garros 2005 lorsque Agassi avait été éliminé dès le 1er tour par Jarkko Nieminen, complètement abattu par un mal de dos insoutenable. C’était alors la dernière apparition du plus français des américains en France. Malgré cela, sa victoire à Roland Garros en 1999 reste un de ses meilleurs souvenirs.

Malgré tous ces soucis de santé, il réalise une formidable saison 2005 en ne s’inclinant qu’en quart de finale de l’Open d’Australie face à Roger Federer et en finale de l’US Open face à … Federer (6-3, 2-6, 7-6, 6-1). Lors de la même année, il remporte même son dernier titre, à Los Angeles, face à Gilles Müller.

La saison 2006 sera plus difficile, toujours à cause de ce dos qui lui rend la vie impossible, forcé de subir des injections de cortisone et d’anti-inflammatoires. Soucieux de faire une dernière belle apparition à Wimbledon, Andre déclare forfait à Roland Garros. Sa blessure contractée lors de la dernière édition du prestigieux tournoi français l’avait poussée à faire forfait à Wimbledon l’an passé et il ne voulait en aucun cas prendre ce risque pour l’année de sa retraite. Objectif atteint pour Agassi qui tient tête au terrible Rafael Nadal au 3ème tour du tournoi mais finit par s’incliner. Poussé par l’élan du public anglais, Agassi salue la foule de la même manière que lorsqu’il gagne. Il avait donc réussi ses adieux au pays fondateur du tennis.

La tournée américaine du mois d’août s’enchaîne mais s’avère trop fatigante pour le doyen du circuit qui se fait éliminé dès le 1er tour du tournoi de Washington. Il déclare alors forfait pour tous les autres tournois préparatoires de l’US Open.

 

28 août 2006, début du dernier tournoi du Grand Chelem de la saison et 1ère apparition du chouchou des américains sur le central Arthur Ashe face au roumain Andrei Pavel. Victoire difficile mais victoire assurée. Quelques jours plus tard, il dispute le tour suivant face au chypriote, révélation de l’année, Marcos Baghdatis. Soutenu par son public qui applaudit toutes les fautes de Baghdatis et hue toutes ses amorties, Agassi remporte un marathon de 5 sets serrés, laissant même passer les balles un peu trop éloignées à son goût ! C’est ému mais aussi très affaibli, qu’il quittera le court, rejoignant quelques instants plus tard les journalistes en conférence de presse.

Remis tant bien que mal pour disputer son 3ème tour contre Becker, il va finalement s’incliner au terme d’un match difficile. Lors de cette rencontre, l’allemand aura été impitoyable, tentant sa chance jusqu’au bout et mettant apparemment à l’écart le côté « historique ». Tout le monde n’en aurait pas été capable et finalement c’est peut-être mieux que l’américain finisse sa carrière contre un inconnu (qui ne le restera certainement pas longtemps vu sa progression : il est passé de la 421ème place à la 91ème en moins d’un an). Car s’il était passé, il aurait rencontré son compatriote Andy Roddick qui a déclaré : « Je n’aurai peut-être pas pu jouer contre Andre car en cas de victoire, j’aurai eu l’impression de lui enlever quelque chose ». On peut peut-être s’imaginer qu’Andy aurait déclaré forfait ou plutôt aurait-il pratiqué un tennis bien inférieur au sien, dépassé par l’événement ! Cela aurait été un véritable crève-cœur pour lui.  Dans tous les cas, rappelons-nous des formidables hommages d'Andy et de James Blake rendus à leur aîné: le premier à saluer le public à la manière d'Andre et le second a revêtu une des tenues d'Agassi dans les années 1990.

 

C’est donc en larmes qu’Andre a remercie ce public qui l’a soutenu dans les bons comme dans les mauvais moments. Et l’on retiendra essentiellement une phrase : « Je me souviendrai de vous toute ma vie ». Belle déclaration de l’américain à son public sans qui il ne serait jamais arrivé jusque là. 3 matchs disputés et autant à l’hôpital : « Après mon match contre Baghdatis, j'étais dans le plus mauvais état que je n'ai jamais été. Les médecins m'ont soigné, j'ai pris des anti-inflammatoires. C'était un combat au jour le jour. On a vu très vite que je n'étais pas au mieux aujourd'hui, mais peu importe à présent… (…)
J'ai simplement l'impression que c'était fabuleux. Quelque chose que je n'ai jamais éprouvé auparavant. La façon dont ils m'ont applaudi à la fin… Vous savez, ils ont suivi toute ma carrière, et ils étaient là, dans ces derniers instants. (…)
Je ne suis pas venu ici dans le seul but de mettre un terme à ma carrière. La manière dont j'ai abordé et vécu l'ensemble de ce qui s'est passé ici me laisse en paix avec moi-même. Je lutte pour cela chaque jour de ma vie. Je ne sais pas ce que j'éprouverai demain, mais aujourd'hui, je suis en paix. »,
déclara-t-il par la suite.

Une page se tourne mais le Kid de Las Vegas restera à jamais gravé dans le cœur de tous les amateurs de tennis qui se souviendront de ses duels avec Pete Sampras (notamment celui du quart de finale de l’US Open 2001 où nous avions pu assister à un match parfait en 5 tie-break avec une victoire de Sampras) mais aussi de ses titres du Grand Chelem (il en possède 8) ainsi que de ses records (il est le seul à avoir gagné tous les titres du Grand Chelem et un titre Olympique : Atlanta 1996 mais aussi, il a été le plus vieux n°1 mondial de l’histoire à 33 ans et 13 jours le 11 mai 2003).

Même s’il a commencé à pratiquer le tennis pour faire plaisir à son père, c’est surtout pour lui qu’il s’est battu. Une pensée aussi pour Steffi Graf qui le pousse à se battre depuis 1999, date à laquelle ils se sont rencontrés mais aussi qu’ils ont gagné Roland Garros (beau clin d’œil du destin).

Sa retraite fera au moins deux heureux : ses enfants Jaden Gil et Jaz Elle. Souhaitons-lui une bonne retraite et de bons résultats pour sa fondation.

Daddy Rocks …

B86

La Belgique était l'incontestable favorite de la finale de la Fed Cup de tennis, mais le forfait de Kim Clijsters et la défaite de Justine Henin en finale de l'US Open redonnent une chance à l'Italie.

Clijsters avait joué un rôle déterminant dans la victoire des Belges sur les Etats-Unis en demi-finale. Ironie du sport, Justine Henin avait séché la rencontre en invoquant une fatigue intense après sa défaite en finale de Wimbledon.

La Fédération belge avait alors demandé à sa joueuse numéro un de s'abstenir de toute apparition par crainte que le public d'Ostende ne lui reproche trop vivement son forfait.

La vainqueur de Roland-Garros et actuelle numéro deux mondiale n'avait pas apprécié et avait même menacé de boycotter la finale.

Elle sera finalement présente, mais c'est Clijsters qui manquera à l'appel à cause d'une blessure à un poignet qui vient de lui faire perdre sa place de numéro 3 à la WTA.

Et comme Justine Henin en juillet, Kim Clijsters n'assistera pas à la finale. "Elle ne veut pas détourner l'équipe de la tâche qui l'attend, mais elle téléphonera aux joueuses et espère sincèrement qu'elles vont gagner", a déclaré un de ses proches.

La Belgique a déjà gagné la Fed Cup en 2001 grâce à Kim Clijsters et Justine Henin, qui avaient alors 18 et 19 ans et avaient battu la Russie.

L'Italie n'a jamais eu l'honneur d'inscrire son nom sur la liste des vainqueurs de la Coupe Davis féminine mais elle aborde la finale 2006 avec beaucoup plus d'allant que la Belgique.

La meilleur joueuse italienne, Francesca Schiavone, n'est certes que 14e à la WTA. Flavia Pennetta, qui devrait être titularisée comme autre joueuse de simple, est 19e. Mara Santangelo et Roberta Vinci sont 33e et 90e.

Depuis le début de la compétition, cette équipe d'Italie a cependant suivi un parcours impeccable. Elle a battu la France 4-1 au premier tour et écarté l'Espagne 3-1 en demi-finale malgré le handicap de jouer chaque fois à l'extérieur.

Même si le format de la Fed Cup a changé pour se rapprocher de celui de la Coupe Davis, l'Italie a toujours battu la Belgique en six rencontres.

Si elle a surmonté la fatigue physique et mentale de sa campagne à l'US Open, Justine Henin devrait apporter deux points de simple.

Tout dépendra alors du comportement de Kirsten Flipkens, qui sera à 20 ans, et avec son rang de 98e joueuse mondiale, sa partenaire de simple et de double. .

Reuters

Le Suisse Roger Federer, N.1 mondial et double tenant du titre, a conservé sa suprématie à l'US Open, dernier tournoi de tennis du Grand Chelem de l'année, en battant en finale l'Américain Andy Roddick, tête de série N.9, 6-2, 4-6, 7-5, 6-1, dimanche à Flushing Meadows.

A 25 ans, Federer remporte le 41e titre de sa carrière et son 8e en 2006, dont trois Grands Chelems, comme en 2004 (Open d'Australie, Wimbledon et US Open).

En 2004 à New York, il a battu l'Australien Lleyton Hewitt, et l'an dernier il a dominé l'Américain André Agassi dans une finale au scénario identique à celle de cette année.

Après avoir facilement remporté la manche initiale, le Suisse cède la deuxième sur une belle réaction d'orgueil de Roddick, qui joue un tennis très solide, en tenant la comparaison avec son rival du fond du court, un domaine, qui a longtemps été sa faiblesse.

Toujours soutenu par son service puissant (228 km/h), le vainqueur sur ce même court en 2003 pousse un peu plus Federer dans ses retranchements dans la suivante.

Mais un break décisif à 6 jeux à 5 donne à ce dernier le gain de la manche.

Sous les yeux du golfeur Tiger Woods, assis à côté de son amie Mirka, le Suisse déroule dans la suivante pour conclure sur un smash rageur, après 2h27 de match.

Dans leurs confrontations, Federer mène désormais 11 victoires à 1. La seule victoire de Roddick, entraîné depuis cet été par la légende du tennis Jimmy Connors, remonte à la demi-finale de Montréal en 2003.

Federer est le deuxième joueur de l'ère Open à disputer les 4 finales du Grand Chelem la même année. Avant lui, l'Australien Rod Laver avait réussi le même exploit (1969).

Avec 9 titres, le Bâlois passe en sixième place sur la liste du nombre de Grands Chelems remportés. Il n'est plus qu'à 5 succès du record de l'Américain Pete Sampras (14).

AFP

La Russe Maria Sharapova a confirmé en finale, samedi à Flushing Meadows face la Belge Justine Henin-Hardenne (6-4, 6-4), sa domination lors de l'US Open de tennis, avec un succès qui lui offre son deuxième titre du Grand Chelem.

Après avoir atteint le dernier carré sans perdre une seule manche, Sharapova s'est débarrassée en demi-finale de la N.1 mondiale, la Française Amélie Mauresmo, avec deux 6-0 en trois manches, et en finale de la N.2 mondiale.

A 19 ans, la Russe, déjà victorieuse à Wimbledon en 2004, a réussi la meilleure quinzaine de sa carrière.

Et personne n'a rien trouvé à redire à son ultime victoire lors du "Super samedi", qui avait commencé par les demi-finales masculines.

"Ce deuxième titre est la cerise sur le gâteau mais il y aura d'autres cerises à mettre sur le gâteau", a commenté la longiligne russe (1,83 m).

Car autant par le résultat que par la manière, Sharapova a convaincu sur les courts new-yorkais, où elle succède au palmarès à une autre Belge Kim Clijsters.

Surprise d'entrée par Justine Henin-Hardenne qui disputait sa neuvième finale d'un Grand Chelem, Sharapova perd sa première mise en jeu.

Mais elle revient immédiatement dans la partie.

Très au point sur ses services et bien plus patiente dans l'échange qu'auparavant, la Russe fait à nouveau le break dans le 8e jeu.

Et une première balle, qui fut son coup décisif de la soirée, avec 72% de réussite, lui permet d'empocher la première manche en 45 minutes.

La deuxième manche se poursuit sur un bon rythme mais la Wallonne, qui peine à jouer long, subit de plus en plus. Elle s'accroche quand même en lâchant quelques coups.

Mais même lorsque la Russe fait deux doubles fautes dans le même jeu, la Wallonne ne parvient à prendre le service.

A 3 jeux partout, Sharapova, qui présentait un bilan défavorable de 4 défaites contre 1 victoire face à sa rivale de 24 ans, fait à nouveau le break pour conclure trois jeux plus tard, sur une balle dans le filet de la Belge.

A genoux, Sharapova remplaçait alors vite ses hurlements du match pour des cris de joie. Elle filait dans les tribunes se jeter dans les bras de son père-entraîneur.

"Je l'ai trop laissé s'organiser. Elle a bien servi, bien retournée. Je ne pouvais que me battre. Mais elle était la meilleure", se lamentait la Belge, qui rate l'occasion de recupérer la place de N.1 mondiale, qu'elle n'a pas occupée depuis 2004.

Les larmes pas très loin, Justine Henin-Hardenne ne pouvait que regretter cette troisième finale de Grand Chelem perdue cette année, après l'Open d'Australie et Wimbledon.

A 24 ans, elle se consolera vite en se disant qu'elle a été la première joueuse depuis la Suissesse Martina Hingis en 1997 à avoir disputé toutes les finales du Grand Chelem la même année.

On peut également remercier Maria Sharapova d'avoir remporté cette finale, ce qui permet à la française Amélie Mauresmo de conserver sa couronne mondiale. Mais pour combien de temps encore? Le classement est en effet de plus en plus serré et demain, Justine Hénin devrait être à seulement une dizaine de points de la n°1 française. Mais la belge surmontera-t-elle ses 3 échecs en Grand Chelem cette saison? Ce n'est pas sûr … contrairement à Mauresmo qui semblait ravie d'avoir atteint les ½ finales (rappelons qu'elle était blessée en début de tournoi).

AFP

B86

Le week-end prochain, à ne pas manquer, un article rendant hommage à Andre Agassi.

La Belge Justine Henin-Hardenne a réussi vendredi l'exploit de se qualifier pour toutes les finales des tournois du Grand Chelem de tennis de l'année, avant d'affronter la Russe Maria Sharapova en finale de l'US Open, samedi à Flushing Meadows.

La Belge, tête de série N.2 du tournoi new-yorkais, a souffert pour battre la Serbe Jelena Jankovic (N.19) 4-6, 6-4, 6-0, alors que Maria Sharapova a dominé la N.1 mondiale, la Française Amélie Mauresmo (6-0, 4-6, 6-0).

La dernière à avoir disputé les quatre finales de Grand Chelem était la Suissesse Martina Hingis en 1997, qui avait gagné en Australie, à Wimbledon et à l'US Open.

Samedi soir, après les demi-finales masculines, la Belge (24 ans) sera en quête de son deuxième titre de l'année en Grand Chelem, après son succès sur la terre battue parisienne. A l'Open d'Australie, en abandonnant, et à Wimbledon, elle avait laissé le titre à Mauresmo.

Mauresmo, justement, a sombré alors qu'elle était en quête d'un 3e titre du Grand Chelem.

Face à la N.4 mondiale, qu'elle avait battue en demi-finale de Wimbledon, la Française a été dominée d'entrée.

Après une première manche, bâclée en 24 minutes, où elle fut inexistante, elle réagissait enfin dans la deuxième.

A 5 jeux à 4 en sa faveur, elle profitait d'une crispation de la Russe qui cédait sur la troisième occasion sa première manche du tournoi.

Mais ce sursaut n'était que de courte durée puisque la Française sombrait de nouveau 25 minutes plus tard, laissant l'ancienne N.1 mondiale se lancer à l'assaut de son 2e titre du Grand Chelem, après Wimbledon en 2004. Triste performance donc pour la française qui devient la première joueuse de l'ère open à perdre deux sets 6-0 en 1/2 finale d'un Grand Chelem.

Sa rivale, qui l'a battue 4 fois en 5 rencontres, a eu la tâche bien plus compliquée.

Henin-Hardenne, qui cherche son 6e titre du Grand Chelem, peut même remercier Jankovic de lui avoir si gentiment ouvert la voie, en craquant après avoir mené 6-4, 4-2.

Dix jeux consécutifs de Henin-Hardenne plus tard, le match était terminé.

Visiblement diminuée par la douleur au dos qu'elle avait ressentie au tour précédent contre l'Américaine Lindsay Davenport, Henin-Hardenne éprouvait beaucoup de difficultés en début de partie, notamment sur ses services.

Et comme en face, Jankovic jouait un tennis solide et en confiance, avec de grosses accélérations de revers à deux mains, Henin-Hardenne cédait la première manche logiquement en 40 minutes.

Mais rapidement le sourire, qui éclairait encore le visage de Jankovic au début de la 2e manche, tournait à la grimace.

Semblant soudain manquer de jus, la Serbe, qui menait 4 jeux à 2, laissait successivement filer une balle de 5 jeux à 2, sur une double faute, une balle de 5 jeux à 3 et une multitude de balles de 5 jeux à 4.

Bref, elle donnait tranquillement la possibilité à sa rivale de rester dans le match. Le grand mérite de la N.2 mondiale était de savoir accepter les offrandes de son adversaire, qui perdait du temps et de l'énergie à discuter avec l'arbitre ou à sourire de ses grands écarts.

Si bien qu'après 1h37 de match, Henin-Hardenne, qui venait d'inscrire quatre jeux, se lançait dans la troisième manche totalement regonflée.

Et la glissade sans fin de la Serbe se poursuivait dans la 3e manche.

Mais pour reprendre la place de N.1 mondiale, qui lui reviendra en cas de victoire, la Belge devra proposer un autre jeu, et surtout devra ne pas être gênée par son dos, qui lui a fait "balancer" 12 doubles fautes, soit 2 de plus que son total de ses 5 matches précédents, et 39 fautes directes, alors que sa moyenne depuis le début du rendez-vous new-yorkais est de 17,2 par match.

Dans le tableau masculin, le Russe Nikolay Davydenko, tête de série N.7, s'attaquera samedi au Suisse Roger Federer, le grandissime favori de l'US Open, en demi-finales, avec un bilan de 7 défaites en autant de confrontations.

Dans l'autre demi-finale, le Russe Mikhaïl Youzhny est, comme son compatriote, à la recherche de l'exploit face à l'Américain Andy Roddick (N.9).

Il s’agit d'ailleurs de la deuxième fois de l'histoire que deux Russes figurent dans le dernier carré masculin d'un tournoi du Grand Chelem, après Yevgeny Kafelnikov et Marat Safin à l'US Open 2001, tous deux battus.

Federer écrit l'histoire pratiquement toutes les semaines.

En affrontant Davydenko, le double tenant du titre égale le record du nombre de présences consécutives dans le dernier carré d'un tournoi du Grand Chelem (10), détenu par le Tchèque Ivan Lendl, entre 1985 et 1988.

Retrouver Federer à ce stade de la compétition est donc tout sauf une surprise tant sa domination en Grand Chelem a été sans partage ces quatre dernières années (huit titres de 2003 à 2006).

Sur le Court Arthur-Ashe, le Bâlois de 25 ans retrouve donc une vieille connaissance, qu'il a battue la dernière fois en quarts de finale de l’Open d’Australie en janvier.

Résultats de la 12e journée de l'US Open de tennis vendredi à Flushing Meadows:

. Simple dames (1/2 finales)