«Je suis frais comme un joueur de 23 ans»
«Marc Gicquel, avec le recul, comment analysez-vous votre parcours à l'US Open ? Je suis très heureux de ma tournée. Quand je suis parti aux Etats-Unis, je ne pensais pas faire huitièmes à l'US Open et surtout jouer contre Roger Federer à ce stade. C'était une tournée fabuleuse. J'avais bien commencé à Cincinnati et New Haven en me qualifiant et en battant de bons joueurs. Je suis arrivé avec beaucoup de confiance, puis j'ai eu un bon premier tour pour un Grand Chelem contre Christophe Rochus. Après j'ai bien enchaîné face à Juan Carlos Ferrero, je n'ai pas surjoué. J'ai fait un bon match, j'ai été constant du début à la fin, j'ai très bien servi et je me suis rendu compte que je pouvais me hisser à son niveau. Puis contre Gaston Gaudio, j'ai enchaîné avec la manière 7-6 au cinquième set. J'ai repensé au match contre Nicolas Kiefer à Roland-Garros (NDLR : défaite (6-0, 6-1, 5-7, 3-6, 11-9) au deuxième tour). Si j'avais perdu le match contre Gaston Gaudio, j'aurai eu beaucoup plus de regrets que contre Nicolas Kiefer. Le souvenir marquant de cet US Open, c'est avant tout d'avoir affronter Roger Federer ? C'est d'abord le huitième contre Federer puis mes deux victoires contre Ferrero et Gaudio. L'apothéose était de finir face à Federer. Si ça se trouve je ne jouerai plus jamais contre lui, j'espère que cela n'arrivera pas, mais au moins, je l'aurai affronté. Cette accession en huitièmes ne vous donne pas de regrets sur vos débuts tardifs sur le circuit professionnel ? Non. Si je m'étais lancé plus tôt, à 18 ou 19 ans, je ne pense pas que je serais arrivé au niveau où je suis actuellement. Je n'avais pas envie, je n'étais pas motivé, je n'avais pas envie de partir, j'étais bien à faire des tournois en France, j'étais chez moi. Pourquoi changer cela ? Si j'avais dû partir, peut-être que je n'aurais pas bien joué, je serais parti en "live" et peut-être que je n'aurais pas eu envie de me relancer sur le circuit. Ce départ tardif est une une force aujourd'hui ? Oui parce que j'ai commencé sur le circuit ATP à 24 ans, cela fait cinq ans aujourd'hui. C'est comme un jeune qui a commencé à 18 ans et qui a 23 ans. Je suis frais comme un joueur de 23 ans, physiquement je suis bien. Avec en plus l'envie de profiter au maximum, de prendre du plaisir ? Là j'en prends de plus en plus. D'affronter des joueurs comme Ferrero, Gaudio, Federer, les Grands Prix, je profite un maximum. J'en ai bien profité contre Ferrero, je me suis vraiment bien amusé avec le public. Aux Etats-Unis, ils aiment bien le show. Vos grands écarts et vos glissades sur ciment naissent-elles de cette envie de faire le show ? Je joue avec cela aussi parce que je sais qu'ils aiment bien. Mais les glissades, ce sont des automatismes, je ne peux pas m'en passer. C'est comme Gaël Monfils. J'ai toujours glissé sur dur. Je ne peux pas faire autrement. Quand je suis en bout de course, je vais glisser. Je ne le fais pas pour les gens.
«S'ENTRAÎNER EN GROUPE NOUS POUSSE»
Lors de ses débuts sur le circuit professionnel, Marc Gicquel s'entraînait dans le groupe de Jérôme Potier à Roland-Garros. Puis il a quitté la structure pendant deux ans pour tenter l'aventure tout seul avant de retrouver depuis trois mois le groupe composé notamment de Gilles Simon et Florent Serra. Le Breton nous explique son quotidien au sein de cette structure d'entraînement et ses axes de travail.
«Vous vous entraînez dans un groupe. Est-ce plus stimulant ?
Cela nous pousse mutuellement, surtout moi qui suis derrière eux au classement. Depuis Roland-Garros, je n'ai pas eu trop l'occasion de m'entraîner avec eux parce qu'on ne faisait pas les mêmes tournois, on n'a pas eu des périodes d'entraînement ensemble, mais je sais que je suis dans leur groupe, que je suis avec eux et j'ai envie d'arriver, de me retrouver sur les mêmes tournois qu'eux. Cela ne peut que me pousser. De leur côté, ils me voient arriver, ils ont envie de monter encore.
Ce sont des petits jeunes...
Oui, mais j'ai l'impression que tout le monde est plus jeune que moi sur le circuit. Je suis l'un des plus vieux.
Quels sont vos axes de travail, aller plus vers l'avant, conclure au filet ?
C'est mieux frapper mon revers, être plus agressif dans ce secteur, ce que je fais par rapport aux années passées, je mets plus de vitesse dans ma balle. Il faut que je sois plus agressif, que j'aille chercher les points au filet quand je peux comme je l'ai fait contre Gaudio. Je dois également continuer à travailler mes points forts, le service, le coup droit et physiquement être toujours là parce que si je n'ai pas le physique, il n'y a plus personne.
L'Equipe

L'Argentine, qui mène 3 à 0 devant l'Australie samedi à Buenos Aires, s'est qualifiée pour la finale de la Coupe Davis de tennis après la victoire en double de David Nalbandian et Agustin Calleri face à Paul Hanley et Wayne Arthurs 6-4, 6-4, 7-5.
Les jumeaux américains, spécialistes du double, ont redonné à leur équipe l'espoir d'atteindre la finale de l'édition 2006 de la Coupe Davis en réduisant l'écart contre la Russie qui avait remporté vendredi les deux premiers simples. Marat Safin s'était imposé nettement en trois sets face à Andy roddick, tandis que Youzhny avait battu James Blake.
"Nous avons bien joué aujourd'hui et nous espérons qu'Andy (Roddick) et James (Blake) joueront aussi à leur meilleur niveau dimanche", a-t-il ajouté.
La N.1 mondiale Amélie Mauresmo a dû batailler contre la Serbe Jelena Jankovic, tête de série N.6, pour décrocher sa place en finale du tournoi de tennis de Pékin au terme d'une demi-finale marathon (2 h 41 min) en dents de scie pour la Française, samedi à Pékin.
Après avoir buté sur Patty Schnyder au 3e tour de l'US Open, Marion Bartoli a réussi à passer la Suissesse en demi-finale à Bali. La Française s'offre ainsi la 2e finale de sa carrière et de 2006. Elle affrontera Kuznetsova, tête de série n°1, pour tenter de glaner son 2e titre après Auckland.
Après une formidable carrière de pratiquement 21 ans, le Kid de Las Vegas, alias Andre Agassi, a tiré sa révérence après un match de 4 sets (7-5, 6-7(4-7), 6-4, 7-5) contre un illustre inconnu, l’allemand Benjamin Becker. Inconnu, oui, mais ce nom nous dit bien sûr quelque chose ! Il s’agit bien entendu de Boris Becker et pourtant, les deux homonymes n’ont aucun lien de parenté. Seule chose en commun : un service dévastateur ! C’est en effet sur le 27ème ace du match que l’allemand a conclu cette rencontre face à un Andre Agassi bien incapable de retourner cet ultime service. Incapable car débordé par l’émotion. On peut même aisément s’imaginer toute la carrière de l’américain défiler dans sa tête à ce moment précis, les yeux complètement embués par les premières larmes qui commençaient à monter. Mais comment résister à ce flot d’applaudissements qui l’a porté durant toute sa carrière et encore plus particulièrement pendant ce dernier US Open ? Finir là où tout a commencé … tout un symbole.

Une page se tourne mais le Kid de Las Vegas restera à jamais gravé dans le cœur de tous les amateurs de tennis qui se souviendront de ses duels avec Pete Sampras (notamment celui du quart de finale de l’US Open 2001 où nous avions pu assister à un match parfait en 5 tie-break avec une victoire de Sampras) mais aussi de ses titres du Grand Chelem (il en possède 8) ainsi que de ses records (il est le seul à avoir gagné tous les titres du Grand Chelem et un titre Olympique : Atlanta 1996 mais aussi, il a été le plus vieux n°1 mondial de l’histoire à 33 ans et 13 jours le 11 mai 2003).
La Belgique était l'incontestable favorite de la finale de la Fed Cup de tennis, mais le forfait de Kim Clijsters et la défaite de Justine Henin en finale de l'US Open redonnent une chance à l'Italie.
Le Suisse Roger Federer, N.1 mondial et double tenant du titre, a conservé sa suprématie à l'US Open, dernier tournoi de tennis du Grand Chelem de l'année, en battant en finale l'Américain Andy Roddick, tête de série N.9, 6-2, 4-6, 7-5, 6-1, dimanche à Flushing Meadows.
Sous les yeux du golfeur Tiger Woods, assis à côté de son amie Mirka, le Suisse déroule dans la suivante pour conclure sur un smash rageur, après 2h27 de match.
La Russe Maria Sharapova a confirmé en finale, samedi à Flushing Meadows face la Belge Justine Henin-Hardenne (6-4, 6-4), sa domination lors de l'US Open de tennis, avec un succès qui lui offre son deuxième titre du Grand Chelem.
Les larmes pas très loin, Justine Henin-Hardenne ne pouvait que regretter cette troisième finale de Grand Chelem perdue cette année, après l'Open d'Australie et Wimbledon.
La Belge Justine Henin-Hardenne a réussi vendredi l'exploit de se qualifier pour toutes les finales des tournois du Grand Chelem de tennis de l'année, avant d'affronter la Russe Maria Sharapova en finale de l'US Open, samedi à Flushing Meadows.
Après une première manche, bâclée en 24 minutes, où elle fut inexistante, elle réagissait enfin dans la deuxième.
Et comme en face, Jankovic jouait un tennis solide et en confiance, avec de grosses accélérations de revers à deux mains, Henin-Hardenne cédait la première manche logiquement en 40 minutes.
17,2 par match.
consécutives dans le dernier carré d'un tournoi du Grand Chelem (10), détenu par le Tchèque Ivan Lendl, entre 1985 et 1988.