Classements

TOP 10 WTA Tour
1 Hénin 0 6105
2 Ivanovic
0 4157
3 Kuznetsova 0 3905
4 Sharapova +1 3876
5 Jankovic
-2 3770
6 Chakvetadze +1 2665
7 V. Williams
-1 2586
8 Dementieva
0 2305
9 S. Williams 0 2296
10 Hantuchova
0 2257

TOP 10 WTA Race
1 Sharapova
0 1950
2 Ivanovic
0 1475
3 Jankovic
0 1405
4 Kuznetsova 0 1110
5 S. Williams
0 1025
6 Hénin
0 1000
7 Zvonareva
0
847
8 Hantuchova
0 786
9 Radwanska
0 742
10 Dementieva
0 691

TOP 10 ATP Tour
1   Federer 0 6600
2   Nadal 0 5930
3   Djokovic 0 4785
4   Davydenko 0 3175
5   Ferrer 0 2570
6   Roddick 0 2260
7   Nalbandian 0 2070
8   Blake 0 1900
9   Berdych 0 1875
10   Gasquet 0 1855

TOP 10 ATP Race
1 Djokovic 0 331
2 Nadal  0 249
3 Davydenko 0 191
4 Tsonga 0 177
5 Roddick 0 168
6 Federer 0 160
7 Blake  0 132
8 Murray 0  122
9 Youzhny 0 117
10 Nalbandian  0 111

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Face à Nikolay Davydenko, Gaël Monfils veut frapper fort en sortant le N.4 mondial au 3e tour de Wimbledon. Même si le gazon l'inspire peu. Son nouvel entraîneur, Tarik Benhabiles, croit fermement en ses chances de réussite.

 

WIMBLEDON - 3e tour messieurs

Nikolay Davydenko (RUS)[6] - Gaël Monfils (FRA)

Face-à-face : 1-0 Monfils

Gaël Monfils est un cheval fou dont les rênes ont été égarées. Sur le pré vert de Wimbledon, les cabrioles devraient être débridées, mais voilà, le jeu du Français reste juste. Qu'a bien pu murmurer son entraîneur Tarik Benhabiles aux oreilles de l'ancien N.1 français pour le contrôler ainsi ?

Avant d'entamer un 3e tour face à Nikolay Davydenko, le poulain français répond ceci : "On a plein de points communs. Il aime bien le rap et le r'n'b, affirme en souriant Monfils, même s'il reste très old school! Il aime bien le basket... on a d'ailleurs suivi la draft NBA la nuit dernière." Benhabiles s'intéresserait à son protégé, comme un père à son fils, en lui laissant faire ce qu'il veut, s'il fait ce que veut son aîné. Si la recette satisfait Gaël, son jeu en ressent aussi les effets.

Wimbledon le mal aimé

Le schéma de jeu est simple : tournant autour d'un service puissant (52 aces réalisés en deux rencontres), le Français doit galoper le plus souvent à la volée. Si les recettes tactiques du chef Benhabiles ne sont pas totalement dévoilées, la donne est claire : frapper le plus fort possible. "Quelque soit la surface sur laquelle il joue, Gaël doit frapper la balle du plus fort qu'il peut. Là il n'est pas à 100% de ses possibilités. D'ici juin 2008, il saura exprimer toute la puissance qui est en lui."

Sûr de son fait, Monfils aime à croire ce que lui raconte son entraîneur. A bon escient. Le discours colle avec ce qu'il veut entendre, leur collaboration ne peut être qu'au beau fixe. Au point de faire aimer le gazon à un garçon qui n'apprécie guère cette surface. "Par ordre de préférence des quatre Grands Chelems, Wimbledon est celui que je classe en dernier", assure Monfils. Un discours aussi étonnant que son tennis a déjà brillé à Londres, en 2004 année où il remporta le tournoi juniors.

Quoi qu'il arrive face à Nikolay Davydenko, lui aussi pas très à l'aise sur herbe, Gaël Monfils a réussi d'ores et déjà son tournoi londonien en arrivant au même stade de la compétition à l'Open d'Australie et Roland-Garros cette saison. Tombé sous les balles de Richard Gasquet à Melbourne et David Nalbandian à Paris, Monfils a la possibilité de faire mieux en Londres. Le Français a déjà battu le Russe à Miami en 2005, lors de leur unique confrontation. De quoi frotter du sabot d'excitation.

Sébastien PETIT

Comme à Roland-Garros, Richard Gasquet a dominé Nicolas Mahut en trois sets, au deuxième tour de Wimbledon, mercredi. Le N.1 tricolore s'est montré d'une implacable solidité au service et a profité de la nervosité de son adversaire. Mathieu, Tsonga et Roger-Vasselin sont attendus. Serra est out.

WIMBLEDON - 2e tour messieurs

LES FRANÇAIS

Richard Gasquet (FRA/N.12) bat Nicolas Mahut (FRA, Q) 6-4, 6-3, 6-4
Prochain adversaire : Roger-Vasselin ou Chela.

Sur le papier, le match était l'affiche du second tour. Sur le court, Richard Gasquet a simplement fait respecter la hiérarchie entre le N.12 mondial et un brillant qualifié, Nicolas Mahut.

Très tendu lors de son premier tour victorieux contre Arnaud Clément, l'Angevin ne parvenait jamais à se libérer tout au long de son match. Vainqueur autoritaire du Tchèque Ulihrach lors du premier tour, Gasquet rentrait immédiatement dans le vif du sujet grâce à un bon premier service et une domination sans partage dans le jeu (17 points remportés au premier service sur 18). Il remportait ainsi logiquement la première manche, sur le service de son compatriote (6-4).

Gasquet monte en puissance

Le cours du match évoluait peu ou prou dans la deuxième manche. Mahut n'arrivait pas à gêner son adversaire, ce dernier retournant particulièrement bien les services (31 points acquis sur le retour sur 41 coups gagnants) en prenant la balle très tôt. Gasquet profite, dès lors, de l'attentisme du 77e joueur mondial pour conclure six jeux à trois.

Déjà battu par son cadet lors de leur seule opposition, il y a un mois à Roland-Garros, et mal embarqué dans le match, Mahut ne parvenait pas à se libérer et surtout à pratiquer son tennis ultra offensif. Il fut breaké dès le troisième jeu de la troisième manche et n'était plus en mesure de revenir malgré ses deux premières balles de debreak de la rencontre à 3-2.

"Il ne fallait pas que le laisse prendre confiance. Il fallait que j'entre sur le court en patron. Je n'ai pas eu de saute de concentration, a expliqué Gasquet. "Je n'ai pas raté beaucoup de balles de break, ce qui change tout. Je me sentais bien sur ce court, j'avais un bon feeling. Je ne pensais pas gagner en trois sets, mais je me sentais quand même favori."

La tête de série numéro 12 ne tremblait pas et concluait une rencontre maîtrisée de bout en bout, sur sa troisième balle de match. Pour sa part, Nicolas Mahut se montrait très déçu de sa prestation: "La défaite est douloureuse. J'étais arrivé avec des ambitions et je quitte le tournoi au 2e tour. Richard a fait un très bon match et je l'ai trouvé relâché, bien dans son jeu. Moi, j'ai payé l'accumulation des matches et surtout celui face à Clément. "

Son bourreau pourrait retrouver au prochain tour son compatriote Edouard Roger-Vasselin, opposé à l'Argentin Juan Ignacio Chela. Et il est motivé : "Même si j'avais perdu un ou deux matches, je savais que je pouvais bien jouer ici. Il n'y a pas de raison que ça s'arrête, tout est possible, je me sens bien. "

Janko Tipsarevic (SRB) bat Florent Serra (FRA) 6-3, 6-2, 6-7 (7/3), 3-6, 6-2
Prochain adversaire : Gonzalez

Une seule fois cette saison, Florent Serra a réussi à gagner deux matches de suite dans un tournoi. Malheureusement, cela n'a eu lieu ni à l'Open d'Australie, ni à Roland-Garros, ni à Wimbledon. En Angleterre, le Français a passé un tour brillamment faéce à Philipp Kohlscheriber, mais il a chuté au deuxième face à un jour en forme : le Serbe Janko Tipsarevic.

Tombeur de Safin à Roland-Garros, le compatriote de Djokovic avait accroché Gonzalez au Queen's, puis Ljubicic en quarts à 's-Hertogenbosch.

Mené deux sets à rien et 0-2 dans la troisième manche, le Bordelais a pourtant fourni un bel effort pour revenir, en remportant notamment haut la main le tie-break du troisième set. Breaké d'entrée dans la cinquième manche, il n'a jamais pu revenir.

Yacine Benrajeb et J.C.

Justine Henin a eu chaud mais conserve son titre d'Eastbourne. En finale face à Amélie Mauresmo, la Belge a éprouvé de grandes difficultés pour empocher son 34e titre en carrière, à seulement deux jours du début des internationaux de Grande-Bretagne, à Wimbledon.

 

WTA EASTBOURNE - Finale

Justine Henin (BEL) bat Amélie Mauresmo (FRA) 7-5, 6-7, 7-6

Face-à-face 8-6 pour Henin

Elle était venue en Angleterre pour se mettre en jambe avant Wimbledon, le tournoi qu'elle considère être le "plus beau du monde". Et Mauresmo n'a pas été déçue du voyage. En pleine période de "reconstruction", la Française a, semble-t-il, retrouvé tous ses automatismes à Eastbourne. En faisant jeu égal avec la tenante du titre, Justine Henin, Mauresmo a régalé le public qui a certainement vu la meilleure finale WTA de la saison samedi.

Amélie Mauresmo s'attendait à une rencontre difficile, elle l'a eue. Très à l'aise sur herbe, Justine Henin a parfaitement joué et a posé de nombreux soucis à Mauresmo en début de match. Un premier set empoché avec les "tripes" (7-5) alors qu'elle était menée (4-1), et la Belge met déjà la barre très haut. Impressionnante sur les retours, Justine Henin paraît infatigable. Le jeu se durcit. Les deux joueuses se rendent coups pour coups. Mauresmo va alors connaître un gros passage à vide au début du deuxième set (1-3) avant de refaire surface, avec le point rageur, sur les points importants. Le jeu décisif qui s'en suit n'est qu'une formalité pour la Française, pleine de sérénité, qui assomme la numéro 1 mondiale 7 points à 4.

Le vent tourne

Mauresmo s'est clairement refait une santé et poursuit sur sa lancée dans le troisième set. La Tricolore prend rapidement les devants en faisant le break à 3-2. Mais c'était sans compter sur un retour tout aussi impressionnant de Justine Henin (5-5) qui va pousser son adversaire à un nouveau jeu décisif. La fin de match est tendue et perturbée par de très fortes rafales de vent. Henin fait alors honneur à son statut de numéro 1 mondiale en prenant le tie-break à son compte. La Belge creuse rapidement l'écart avant de l'emporter sur un coup droit de la Française dans le filet 7 points à 2, et de décrocher son 34e titre en carrière, le 3e sur gazon

La Tricolore, passée à deux doigts de son premier titre à Eastbourne, ne regrette pas trop sa défaite, et assure que l'objectif principal était uniquement de "multiplier les matches avant Wimbledon". Au final, ce tournoi lui a permis d'ajuster ses points faibles (service et volée) qui lui ont souvent fait défaut. Un résultat plus qu'encourageant. De bon augure avant les Internationaux de Grande-Bretagne malgré cette nouvelle défaite en finale (la 3e de rang face à Justine Henin).

John FERREIRA

Roland-Garros - A l'image de ses finales, l'édition 2007 des Internationaux de France a été longtemps prometteuse avant d'offrir un bilan un peu fade malgré les formidables exploits de Nadal et Henin. La pluie, la déception des Français, l'absence de grosse surprise, l'échec de Federer et la logique ont pesé.

 

ROLAND-GARROS 2007

Comme d'habitude, Roger Federer l'a bousculé, comme d'habitude Rafael Nadal s'est couché sur la terre battue, comme d'habitude il a soulevé la Coupe des Mousquetaires.

Il y avait un air de déjà-vu sur le podium de Roland-Garros, dimanche après-midi en finale, un peu comme une chanson de Claude François coincée dans le juke-box. Et cela en dépit de la présence de Gustavo Kuerten en costard pour la remise des trophées.

Pendant quinze jours, les amateurs de tennis ont espéré assister à l'impensable. Avec trente-six représentants au départ, un joueur à l'orée du top 10 finaliste à Estoril, une double vainqueur de Grand Chelem, convalescente mais bien présente, et une pléïade d'espoirs en tout genre (dont celui qui avait fait trembler Nadal, Paul-Henri Mathieu, et le quart de finaliste Julien Benneteau), la France de l'entre deux tours des présidentielles attendait un exploit. Ou au moins une grosse "perf'"...

Pression atmosphérique et pression médiatique

Mais les Français n'ont pas résisté aux premières averses. De dimanche à mercredi, les bâches recouvrent les courts, les matches s'entassent ensuite et les tricolores disparaissent goutte à goutte.

La pression atmosphérique est trop basse mais la pression sur le court est trop forte. Gasquet panique, Mauresmo, Benneteau et Mathieu explosent, seuls les gladiateurs de l'ombre Gaël Monfils ressuscité, Laurent Recouderc et surtout Olivier Patience, ont réanimé le coq qui sommeillait Porte d'Auteuil. Ce dernier passe tout près de la perf du tournoi contre Novak Djokovic. Si Patience avait concrétisé ses balles de break...

Mais avec des si, on mettrait Paris en bouteille dit le dicton, et Roland-Garros dans le tamis de la vieille Donnay en bois de Bjorn Borg. Cette année, ce sont les Serbes qui assurent le spectacle. Une bonne surprise ? Non, une belle coïncidence qui a propulsé en même temps trois joueurs dont la progression est déjà avérée au sommet : Novak Djokovic (nouvelle idole des jeunes?), Jelena Jankovic et Ana Ivanovic.

Tous trois ont cependant coincé quand l'histoire les attendait au tournant. Aux promesses serbes, on peut ajouter les autres promesses slaves de Nikolay Davydenko et Igor Andreev.

Les Serbes, les Russes et Federer coincent tous au même endroit

Nikolay Davydenko, époustouflant contre David Nalbandian et Guillermo Cañas, a été exceptionnel pendant six jeux face à Roger Federer. Il lui a cependant manqué un je-ne-sais-quoi pour faire basculer la rencontre en sa faveur. Exactement comme il a manqué un presque-rien (17 balles de break pour un seul break rappelez-vous...) au Suisse pour transformer une finale parmi d'autres en match d'anthologie.

La morale du tournoi est donc sauve : Tout va bien dans le meilleur des mondes tant que Rafael Nadal et Justine Henin s'imposent. Leur triplé historique reste donc l'événement majeur de ce tournoi. C'est d'ailleurs la première fois que deux vainqueurs s'imposent trois fois simultanément trois années consécutives. Chapeau (canotier) bas.

"Comme d'habitude, je vais jouer à faire semblant" dit la chanson. Sur le court, tout le monde a donné ce qu'il a pu - à moins que les 182 contrôles anti-dopage effectués par la Fédération Française de Tennis ne donnent un refrain différent comme en 2005 -, mais la logique a été tout simplement respectée. Aux passionnés de l'accepter.

LE PALMARES 2007

Finale messieurs:

Rafael Nadal (ESP/N.2) bat Roger Federer (SUI/N.1) 6-3, 4-6, 6-3, 6-4.

Finale dames :

Justine Henin (BEL/N.1) bat Ana Ivanovic (SRB/N.7) 6-1, 6-2.

Finale double messieurs:

Daniel Nestor (CAN)/ Mark Knowles (BAH) battent Luka Dlouhy (CZE)/Pavel Vizner (CZE) 2-6, 6-3, 6-4.

Finale double dames:

Alicia Molik (AUS)/ Mara Santangelo (ITA) battent Katarina Srebotnik (SLO)/Ai Sugiyama (JAP) 7-6 (7/5), 6-4.

Finale double mixte:

Nathalie Dechy (FRA)/ Andy Ram (ISR) battent Katarina Srebotnik (SLO)/Nenad Zimonji (SRB) 7-5, 6-3

Finale juniors filles:

Alizé Cornet (FRA/N.2) bat Mariana Duque Marino (COL) 4-6, 6-1, 6-0.

Finale juniors garçons:

Vladimir Ignatic (BLR/N.12) bat Greg Jones (AUS/N.5) 6-3, 6-4.

A SAVOIR : Avec 450.000 spectateurs sur le site, l'édition 2007 a enregistré un nouveau record de fréquentation.

Eurosport


Roland-Garros - Rafael Nadal, victorieux en quatre sets 6-3, 4-6, 6-3, 6-4 de Roger Federer, a remporté son troisième titre consécutif à Roland-Garros, dimanche. Seul le légendaire Bjorn Borg, auteur d'un quadruplé de 1978 à 1981, a fait mieux. Chapeau.

 

ROLAND-GARROS - FINALE MESSIEURS

Rafael Nadal (ESP/N.2) bat Roger Federer (SUI/N.1) 6-3, 4-6, 6-3, 6-4

La finale de rêve a duré deux sets. Face aux fulgurances du tennis de Roger Federer, Rafael Nadal a tenu bon et relancé son incroyable machine à broyer les balles et ses adversaires pour s'imposer en quatre sets sans aucune objection possible. L'Espagnol est donc toujours invaincu à Roland-Garros. Il compte 21 victoires consécutives et trois titres d'affilée. Un exploit hors-norme puisque seul Bjorn Borg a fait mieux depuis le début de l'ère open avec un quadruplé de 1978 à 1981 (quatre fois sur ses six titres).

"J'ai raté trop d'occasions"

Battu pour la troisième fois d'affilée à Paris par Rafael Nadal, stoppé en pleine tentative de Grand Chelem (au moins sur deux saisons), Roger Federer a résumé la situation dès la sortie du court : "J'ai raté un peu trop d'occasions", avant d'ajouter : "Mais c'est à cause de Rafa".

Trop d'occasions en effet. Aucun break malgré dix balles de break dans la première manche, une seule balle de break sur 17 balles de break au total, le déchet a été rédhibitoire côté suisse. D'autant plus que les opportunités de la première manche n'ont pas été parsemées. Par deux fois, Nadal a été mené 15/40 (1-2, et 2-3) et 0/40 (4-3) sur son engagement.

Le tournant de la partie est peut-être déjà au sixième jeu. Mené 15/40, Nadal sauve encore trois autres balles de break. Le jeu dure un quart d'heure. Tout y passe. "Rallyes" de fond de court, coups gagnants du fond de court, notamment en coups droits décroisés, points à la volée et surtout revers exceptionnels de Federer. Le jeu s'achève sur trois coups formidables du Majorquin. Un coup droit dans un angle fermé qui noircit le regard de Federer et deux bonnes premières.

Nadal épuise Federer

A partir de là, le N.1 mondial a couru après le score. Ce match-là était-il plus accroché que la finale de l'an dernier ? Roger répond immédiatement : "L'année dernière, je menais un set à zéro (6-1), cette année, j'étais quand même toujours derrière."

Avec 57% de premières balles contre 38% au premier set, Federer résiste logiquement lieux au second set tout en mettant beaucoup d'intensité dans le jeu. A 5-3, il obtient quatre balles de set sur service adverse mais doit encore patienter et lutter pour remporter enfin un set.

Cette débauche d'énergie, il la paiera cash dès le premier jeu de la troisième manche. Comme l'an passé, comme en 2005 en demi-finale (avec un score d'ailleurs très similaire), Federer n'aura pas la force de prendre plus d'un set à son jeune rival.

Nadal, la tempête permanente

Avec des gestes clairs d'impuissance, c'est un compétiteur désabusé, sans solutions qui a subi la fin de partie. Après une montée en puissance évidente, le parcours du Suisse s'est achevé à Roland-Garros dans l'impasse majorquine.

Tout le mérite en revient à ce jeune homme de 21 ans, qui a certes perdu son premier set du tournoi, mais qui n'a jamais paru en danger, trois semaines après sa défaite en finale du MS Hambourg. Nadal ne brille pas sur terre, il éblouit à la manière d'une tempête de sable dans le désert. Le désert, c'est le court central de Roland-Garros délaissé par les attaquants. La tempête, ce sont ces formidables coups arrachés en bout de course ou inlassablement fouettés à tour de bras.

A Roland-Garros, comme partout sur les terres européennes, Nadal fait souffler un terrible vent nouveau. Atteindra-t-il les côtes britanniques comme l'an dernier (finale à Wimbledon) ?

LA FINALE EN CHIFFRES

Rafael Nadal - Roger Federer

Durée: 3h10

Breaks/balles de breaks : 4/10 - 1/17

Coups gagnants : 32 - 39

Coups droits gagnants : 16 - 12

Revers gagnants : 2 - 8

Points gagnés au filet : 7/11 - 21/34

Fautes directes : 27 - 59

Aces : 2 - 9

Doubles fautes : 1 - 1

% de 1er services : 76% - 64%

Points gagnés : 136 - 119

RAFAEL NADAL EN BREF

22 titres en simple dont 5 cette saison (Indian Wells, Monte-Carlo, Barcelone, Rome, Roland-Garros)

En Grand Chelem: 3 titres

Roland-Garros: victoire (2005, 2006, 2007)

Wimbledon: finale (2006)

Coupe Davis: victoire (2004)

Eurosport

Emue, très émue, après son quatrième succès à Roland-Garros acquis samedi face à Ana Ivanovic (6-1, 6-2), et en présence de sa famille, Justine Henin n'en est pas moins arrivée avec un large sourire en conférence de presse. Après avoir reçu les félicitations et un présent des mains de Martina Navratilova, la Belge est revenue sur son troisième succès consécutif Porte d'Auteuil.

« Justine Henin, vous avez connu un début de match difficile : vous êtes breakée d'entrée, menée 1-0, 40-0, que vous êtes vous dit ?

Cela n'allait pas fort, mais j'ai gardé ma sérénité. Au début du match, je n'avais pas de bonnes sensations. Je craignais un peu sa puissance, alors qu'il n'y avait pas de raisons. Car jusqu'à preuve du contraire, elle ne m'a pas vraiment poussée au début de la rencontre. Tout cela a dû devenir clair dans ma tête. Et le fait de revenir dans ce jeu, de recoller au score, était très important. Après, tout s'est bien déroulé. Sans pratiquer un tennis exceptionnel, il a été propre et solide. J'ai bien servi, et cela a fait la différence. Et puis, cet aspect tactique au niveau du retour a payé : être loin de ma ligne de fond peut paraître anodin, mais cela a changé des choses de son côté, ses points de repères. Cela a beaucoup aidé.

Pensez-vous que la gestion des émotions et l'expérience aient également été des facteurs essentiels ?

Sûrement ! Jouer une quatrième finale n'est pas la même chose que jouer sa première. Bien que mon stress soit encore important, il est différent. J'ai également besoin de sentir la tension qui monte (...) J'ai passé une nuit désastreuse ! Même s'il s'agit parfois d'une souffrance, cette pression, nous en avons besoin. Je ne me vois pas passer une nuit de huit ou neuf heures et bien dormir. Ce n'est pas envisageable. J'étais rassurée, à la limite, tout était en ordre ce matin...

Ana Ivanovic a elle déclaré qu'elle avait passé une très bonne nuit...

Il faudra qu'elle apprenne à mal dormir... Cela s'apprend ! ( Rires )

Ce trophée a-t-il une saveur particulière par rapport aux trois autres ?

C'est différent à chaque fois, mais celui-ci est un peu comme le premier, et comme celui de l'an dernier. Celui de 2005 l'était un peu moins. Cette année, il ne s'agit pas seulement de ma victoire, mais de celle d'une équipe. Je n'ai pas construit ce succès seule, mais avec des gens autour de moi. J'ai dû me retrouver seule avec moi-même pour avancer. Donc ce trophée représente beaucoup de choses.»

Recueilli par Peggy BERGERE, à Roland-Garros

La revanche attendue entre Rafael Nadal et Roger Federer aura bien lieu dimanche en finale de Roland-Garros, malgré les efforts de Nikolay Davydenko pour changer un scénario trop prévisible à son goût.

Le Suisse a bien gagné en trois sets 7-5, 7-6 (7/5), 7-6 (9/7), mais a dû passer trois heures sur le court pour y arriver. Le Russe a surtout mené dans toutes les manches, contrairement à Novak Djokovic, contraint de capituler aussi en trois sets, mais nettement plus vite, devant les énormes coups droits de Rafael Nadal (7-5, 6-4, 6-2).

Le Russe s'est taillé une réputation d'anticonformiste par des déclarations tranchant avec la langue de bois souvent en usage sur le circuit. Dernier exemple en date, à la veille de la demi-finale, il avait affirmé qu'il n'y avait "aucune raison qu'il batte Federer", après une décourageante série de huit défaites en autant de rencontres.

Vendredi, c'est raquette en main qu'il a surpris tout le monde. On savait certes qu'il n'était pas N.4 mondial pour rien, mais de là à faire trembler Roger Federer du début à la fin du match !

Le Suisse, avec l'assurance que lui autorise son gigantesque palmarès, a affirmé n'avoir jamais été inquiet. "Ce n'est pas le meilleur serveur du circuit, donc je savais que j'aurais l'occasion de revenir même après avoir été breaké", a affirmé le quadruple vainqueur de Wimbledon, toujours à la recherche de son premier succès à Paris.

Il fallait vraiment le mental de fer de Federer pour ne pas avoir peur quand Davydenko, superbe du fond du court, a mené 4 à 2 dans la première manche, quand il a servi pour le gain de la deuxième ou encore quand il a eu trois balles de set dans la dernière.

"J'ai manqué beaucoup de points importants, pas lui", a résumé le Russe.

Et de fait tout s'est joué dans la tête, la meilleure arme de Federer, à égalité avec son coup droit et son service. Le Suisse, qui de tous les joueurs est celui qui supporte la pression la plus monstrueuse depuis son accession à la première place mondiale il y a trois ans, a encore montré son incroyable capacité à sortir des coups exceptionnels aux moments décisifs, ceux où Davydenko commettait ses plus grosses fautes.

Le mental de Nadal n'a rien à envier à celui de son grand rival, mais c'est bien à la force de son bras gauche surpuissant qu'il s'est ouvert la voie de sa troisième finale en autant de participations.

Djokovic, qui jouait sa première demi-finale de Grand Chelem à 20 ans, n'a rien pu faire contre le coup droit lifté de Nadal (21 gagnants) ni contre sa régularité (pas une seule faute directe dans le dernier set). Jamais il n'a été en mesure de lui faire perdre son premier set du tournoi.

La finale de dimanche, que le Majorquin aborde en favori malgré sa récente défaite à Hambourg, restera dans les livres d'histoire du tennis quel qu'en soit le vainqueur.

Si c'est Nadal, il sera le premier à s'imposer trois fois de suite depuis Björn Borg, vainqueur quatre fois d'affilée (sur six) de 1978 à 1981.

Si c'est Federer, la trace sera encore plus profonde puisqu'il sera seulement le troisième champion à détenir les quatre titres du Grand Chelem en même temps après l'Américain Donald Budge (1938) et l'Australien Rod Laver (1962, 1969).

"Ce sera un grand match contre un des plus grands joueurs de l'histoire. Il m'a battu à Hambourg, c'est pour ça qu'il est le favori", a assuré Nadal, entonnant la même chanson qu'avant ses précédentes victoires sur Federer (cinq sur six sur terre battue).

Même s'il perd, le Suisse aura ajouté un nouveau record à sa collection, celui du nombre de finales disputées à la suite (8), qu'il co-détenait avec l'Australien, Jack Crawford (1933-34). Presque fade comparé à une victoire qui en ferait probablement le plus grand joueur de l'histoire.

AFP

Justine Henin et Ana Ivanovic ont sprinté jeudi vers la finale de Roland-Garros en sortant nets vainqueurs de deux demi-finales sans grande passion sur un Central assoupi.

Sous une grisaille déprimante, la Belge et la Serbe ont battu Jelena Jankovic (6-2, 6-2) et Maria Sharapova (6-1, 6-2) sur des scores qui n'ont pas aidé à réveiller un public encore occupé à digérer son repas.

La première demi-finale entre Sharapova et Ivanovic est allée tellement vite que la moitié des spectateurs, encore tout à leur sandwich, n'ont pas vu le premier set.

"Je ne leur en veux pas, moi aussi j'aurais préféré manger un croissant au chocolat plutôt que d'être menée 3-0 d'entrée", a tenté Sharapova, complètement passée à côté de sa première demi-finale à Paris.

Moins de deux heures plus tard, la journée était déjà finie puisque Henin a rapidement mis fin au fantasme d'une finale 100% serbe, malgré le soutien du cinéaste Emir Kusturica, venu tout droit de Belgrade.

La N.1 mondiale, qui doit avoir l'impression de jouer la Fed Cup, n'est donc plus qu'à une Serbe d'une quatrième victoire en cinq ans dans "son jardin", où elle semble plus inaccessible que jamais.

Jeudi, elle a remporté son sixième succès en six rencontres face à Jankovic, mais seulement le premier sans perdre un set. La dernière fois qu'elle a perdu une manche à Paris remonte à... 2005, face à Svetlana Kuznetsova. Depuis, elle a enchaîné sur 16 victoires de suite sans accroc, un record "à la Federer".

"Justine était trop forte. J'ai perdu contre la meilleure joueuse du monde", a résumé Jankovic qui espère seulement ne "plus être dans la même partie du tableau qu'elle" à l'avenir.

"C'est la première fois que j'étais vraiment prête contre elle, que je n'ai pas joué à l'instinct, a expliqué Henin. J'étais focalisée sur des objectifs tactiques importants, j'avais un plan de jeu et j'ai gardé ce cap jusqu'au bout. C'est ça qui a fait la différence."

Au vu de sa démonstration, la Wallonne est idéalement placée pour écrire un autre chapitre de l'histoire du tennis. Si elle l'emporte samedi, elle deviendrait seulement la deuxième joueuse de l'après-guerre à enchaîner trois victoires de suite à Roland-Garros, après Monica Seles, l'idole de jeuness