Classements

TOP 10 WTA Tour
1 Hénin 0 6105
2 Ivanovic
0 4157
3 Kuznetsova 0 3905
4 Sharapova +1 3876
5 Jankovic
-2 3770
6 Chakvetadze +1 2665
7 V. Williams
-1 2586
8 Dementieva
0 2305
9 S. Williams 0 2296
10 Hantuchova
0 2257

TOP 10 WTA Race
1 Sharapova
0 1950
2 Ivanovic
0 1475
3 Jankovic
0 1405
4 Kuznetsova 0 1110
5 S. Williams
0 1025
6 Hénin
0 1000
7 Zvonareva
0
847
8 Hantuchova
0 786
9 Radwanska
0 742
10 Dementieva
0 691

TOP 10 ATP Tour
1   Federer 0 6600
2   Nadal 0 5930
3   Djokovic 0 4785
4   Davydenko 0 3175
5   Ferrer 0 2570
6   Roddick 0 2260
7   Nalbandian 0 2070
8   Blake 0 1900
9   Berdych 0 1875
10   Gasquet 0 1855

TOP 10 ATP Race
1 Djokovic 0 331
2 Nadal  0 249
3 Davydenko 0 191
4 Tsonga 0 177
5 Roddick 0 168
6 Federer 0 160
7 Blake  0 132
8 Murray 0  122
9 Youzhny 0 117
10 Nalbandian  0 111

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Après deux premières journées favorables aux hiérarques du tennis, le premier tour de Roland-Garros s'est terminé mardi par la chute de deux stars, Andy Roddick et Nadia Petrova, pour des raisons plus médicales que sportives.

Touché à une cheville depuis la semaine dernière, l'Américain a abandonné alors qu'il était mené 6-4, 7-5, 1-0 par un honnête spécialiste de la terre battue, l'Espagnol Alberto Martin, 68e mondial.

"Je me suis fait un peu mal à 5-5 au deuxième set. J'ai senti que ça empirait et j'ai voulu éviter quelque chose de grave. Alberto, c'est le genre de gars qui vous fait travailler sur chaque point, vraiment le type de joueur qu'il ne me fallait pas aujourd'hui", a-t-il expliqué.

Le grand serveur texan avait longtemps hésité avant de venir défendre ses chances, qui sont traditionnellement maigres à Paris. Lors de ses cinq premières participations, il n'avait jamais dépassé le troisième tour. Ces déboires avaient fait de lui la meilleure affaire de la première semaine pour les sans-grades à la recherche de la notoriété.

"J'ai peut-être été bêtement optimiste, mais j'ai voulu tenter ma chance", a expliqué Roddick, qui pense d'ores et déjà à la saison sur gazon et à Wimbledon, où il a été finaliste l'année dernière et il y a deux ans.

La déception a été beaucoup plus vive pour Petrova, qui passait pour la femme en forme du moment. Victorieuse de quatre de ses cinq précédents tournois et invaincue sur terre battue, elle était arrivée à Roland-Garros avec l'espoir de faire mieux que sa demi-finale de l'année dernière.

Hélas, cet optimisme s'est brisé samedi lorsque la Russe s'est fait mal à la jambe droite à l'entraînement. Ses pires craintes se sont confirmées dès le début de son match face à la Japonaise Akiko Morigami, perdu en deux sets 6-2, 6-2 et à peine plus d'une heure de jeu.

"Je pensais qu'en jouant un match ou deux ça pourrait s'améliorer. Malheureusement, j'ai ressenti le mal dès le début du match. C'est une blessure aux adducteurs. Plus que la douleur, le problème était que ma jambe ne répondait pas. Je ne pouvais pas bouger aussi bien que d'habitude", a expliqué Petrova.

Pour Marat Safin, le statut de star a été mis entre parenthèses. Retombé au 52e rang mondial, le Russe peine à retrouver son meilleur niveau après avoir été absent du circuit pendant près de sept mois en raison d'une blessure au genou.

C'est donc sans surprise qu'il a été éliminé en quatre sets 6-3, 1-6, 6-3, 6-1 par le Chilien Fernando Gonzalez (N.9), un gros frappeur qui pourrait aller loin vu son tableau plutôt dégagé.

L'événement du début de journée a été le retour de Martina Hingis, absente depuis cinq ans à Roland-Garros, le seul tournoi du Grand Chelem qui manque à son palmarès.

Le public est un peu resté sur sa faim car l'Américaine Lisa Raymond, balayée 6-2, 6-2, n'a pas été capable de résister plus d'une heure à la Suissesse, sortie de sa "retraite" en début de saison.

La tenante du titre, la Belge Justine Henin-Hardenne, n'a pas plus souffert pour se débarrasser de l'Estonienne Maret Ani en deux sets 6-3, 6-0.

Parmi les autres qualifiés du jour: l'Australien Lleyton Hewitt, qui souffrait pourtant d'une cheville, comme Roddick, avant le tournoi, le Chypriote Marcos Baghdatis, étonnant finaliste à l'Open d'Australie, Ivan Ljubicic, vainqueur de la Coupe Davis avec la Croatie, et David Ferrer, un des meilleurs spécialistes espagnols de la terre battue. AFP

Les résultats de la 3e journée:

Simple dames (1er tour):
Martina Hingis (SUI/N.12) bat Lisa Raymond (USA) 6-2, 6-2
Anastasia Myskina (RUS/N.10) bat Sania Mirza (IND) 6-4, 6-1
Zuzana Ondraskova (CZE) bat Julia Schruff (GER) 6-4, 6-2
Daniela Hantuchova (SVK/N.15) bat Lourdes Dominguez Lino (ESP) 6-1, 6-4
Kaia Kanepi (EST) bat Kveta Peschke (CZE) 6-2, 6-3
Ivana Lisjak (CRO) bat Galina Voskoboeva (RUS) 6-2, 6-3
Jamea Jackson (USA) bat Zi Yan (CHN) 6-2, 6-3
Anna-Lena Groenefeld (GER/N.13) bat Camille Pin (FRA) 6-1, 6-1
Tsvetana Pironkova (BUL) bat Maria Sanchez Lorenzo (ESP) 6-3, 6-2
Melinda Czink (HUN) bat Sandra Kloesel (GER) 6-4, 4-6, 6-2
Jie Zheng (CHN) bat Tatiana Golovin (FRA/N.23) 6-3, 7-6 (7/5)
Ana Ivanovic (SCG/N.19) bat Samantha Stosur (AUS) 6-0, 6-3
Shenay Perry (USA) bat Shinobu Asagoe (JPN) 6-3, 6-1
Maria Kirilenko (RUS/N.20) bat Séverine Bremond (FRA) 1-6, 6-2, 8-6
A. Medina Garrigues (ESP/N.26) bat Victoria Azarenka (BLR) 0-6, 6-3, 9-7
Yuliana Fedak (UKR) bat Kristina Brandi (PUR) 6-2, 6-3
Emilie Loit (FRA) bat Clarisa Fernandez (ARG) 1-6, 6-2, 6-3
Emmanuelle Gagliardi (SUI) bat Maria Elena Camerin (ITA) 6-4, 6-2
Shahar Peer (ISR/N.31) bat Olga Savchuk (UKR) 6-1, 6-1
Justine Henin-Hardenne (BEL/N.5) bat Maret Ani (EST) 6-3, 6-0
Akiko Morigami (JAP) bat Nadia Petrova (RUS/N.3) 6-2, 6-2
Anastasiya Yakimova (BLR) bat Jill Craybas (USA) 6-4, 5-7, 6-3
Gisela Dulko (ARG/N.32) bat Yulia Beygelzimer (UKR) 6-3, 2-6, 11-9
Tatiana Garbin (ITA) bat Klara Koukalova (CZE/N.30) 2-6, 6-4, 6-1
Mathilde Johansson (FRA) bat Hsieh Su-Wei (TPE) 6-4, 6-4
Alizé Cornet (FRA) - Virginia Ruano Pascual (ESP) 6-4, 4-6 (interrompu/nuit)
Simple messieurs (1er tour):
Tommy Haas (GER/N.23) bat Rainer Schuettler (GER) 6-4, 6-3, 6-3
Olivier Rochus (BEL/N.27) bat Jean-Christophe Faurel (FRA) 6-1, 6-4, 6-2
Marcos Baghdatis (CYP/N.19) bat Albert Portas (ESP) 6-4, 6-4, 6-7 (5/7), 6-1
Julien Benneteau (FRA) bat Janko Tipsarevic (SCG) 6-2, 6-4, 6-7 (5/7), 6-3
Davide Sanguinetti (ITA) bat
Daniele Bracciali (ITA) 3-6, 7-6 (12/10), 6-3, 6-3
Dominik Hrbaty (SVK/N.22) bat Sergio Roitman (ARG) 6-4, 6-2, 3-6, 2-6, 6-3
Fernando Verdasco (ESP/N.28) bat
Juan Ignacio Chela (ARG) 6-1, 6-3, 6-7 (6/8), 6-4
Albert Montanes (ESP) bat Robby Ginepri (USA/N.17) 6-3, 6-7 (2/7), 6-1, 6-4
Oscar Hernandez (ESP) bat Gilles Simon (FRA) 6-4, 6-2, 6-3
Alexander Waske (GER) bat
Fernando Vicente (ESP) 6-4, 4-6, 7-6 (8/6), 7-6 (7/4)
Jiri Vanek (CZE) bat
Nicolas Mahut (FRA) 6-3, 7-6 (7/3), 6-7 (5/7), 7-6 (7/3)
Dieter Kindlmann (GER) bat Razvan Sabau (ROM) 6-3, 6-2, 6-2
Juan Monaco (ARG) bat Melle Van Gemerden (NED) 6-3, 6-2, 6-4
Ivo Karlovic (CRO) bat
Olivier Patience (FRA) 7-6 (8/6), 7-6 (7/1), 7-6 (12/10)
Gaël Monfils (FRA/N.25) bat Andy Murray (GBR) 6-4, 6-7 (2/7), 1-6, 6-2, 6-1
Paul-Henri Mathieu (FRA/N.29) bat Bjorn Phau (GER) 6-4, 6-2, 6-1
Ivan Ljubicic (CRO/N.4) bat Carlos Berlocq (ARG) 6-2, 6-0, 6-3
Dick Norman (BEL) bat Edgardo Massa (ARG) 6-1, 6-3, 6-3
Novak Djokovic (SCG) bat Luis Horna (PER) 6-3, 5-0 (abandon)
Mathieu Montcourt (FRA) bat Marcos Daniel (BRA) 6-2, 6-4, 1-6, 6-2
Alberto Martin (ESP) bat Andy Roddick (USA/N.5) 6-4, 7-5, 1-0, abandon
Jérémy Chardy (FRA) bat Jonas Bjorkman (SWE) 6-2, 7-5, 6-2
Florent Serra (FRA) bat Robin Vik (CZE) 6-1, 1-6, 7-5, 6-4
Christophe Rochus (BEL) bat
Thomas Johansson (SWE/N.18) 3-6, 5-7, 6-4, 6-4, 6-2
Ruben Ramirez Hidalgo (ESP) bat
Thierry Ascione (FRA) 7-6 (9/7), 6-4, 6-7 (6/8), 6-3
Fernando Gonzalez (CHI/N.9) bat Marat Safin (RUS) 6-3, 1-6, 6-3, 6-1
David Ferrer (ESP/N.15) bat Guillermo Garcia Lopez (ESP) 7-5, 6-1, 6-0
Lleyton Hewitt (AUS/N.14) bat Jan Hernych (CZE) 7-6 (7/5), 3-6, 6-2, 6-0

En dominant ce lundi le Suédois Robin Soderling, Rafael Nadal a battu le record de 53 victoires consécutives sur terre battue détenu par Guillermo Vilas. Le champion argentin, venu sur le court Philippe-Chatrier pour remettre un prix au jeune champion espagnol, revient ici sur ce ''passage de témoin''.

Comment réagissez-vous à l'idée que Rafael Nadal ait battu votre record de 53 succès consécutifs sur terre battue?
Guillermo Vilas :
J'étais détenteur de plusieurs records. Il y avait celui des victoires consécutives sur terre battue, désormais battu, et aussi celui des 46 victoires d'affilée toutes surfaces confondues. Nadal vient donc de battre le premier, mais l'autre, personne pour l'heure, n'a été près de l'égaler. Pour la petite histoire, ces deux records ont pris fin sur une défaite face à Ilie Nastase qui utilisait alors la « raquette spaghetti » (une raquette à double cordage qui augmentait sensiblement les effets et qui fut rapidement interdite). J'ai un peu envie de dire que je n'ai pas été battu à la régulière. D'ailleurs, après cette défaite, j'ai remporté six ou sept tournois de suite. Cela dit, Nadal est un garçon sympathique, et je suis content pour lui.

Est-ce un record plus dur à établir aujourd'hui qu'à votre époque?
Difficile de comparer si ce n'est que dans mon cas j'avais établi mon record sur une saison alors que Rafael l'a battu sur deux années. Je jouais donc plus que lui. La vraie différence vient du fait que la vie sur le circuit était plus pénible à mon époque. Aujourd'hui, vous avez quelqu'un pour s'occuper de vos réservations, en un coup de fil vous pouvez organiser tous les détails d'ordre logistique de votre semaine. A l'époque ce n'était pas possible, et de nombreux joueurs, renonçaient à la vie sur le circuit parce qu'ils n'en supportaient pas les contraintes. Il y avait très peu de vols directs, et on devait tout le temps effectuer des escales… C'était pénible. Donc de la fatigue accumulée…

Avez-vous eu l'occasion de parler à Rafael de ce record?
Bien sûr. Et je l'ai même appelé l'autre jour à Barcelone pour lui faire une blague au téléphone. J'ai commencé par le traiter de tous les noms, et il m'a dit : ''qui parle ? qui parle ?''. Il semblait inquiet. Puis je lui ai dit, ''c'est moi, c'est Vilas''. Et bien sûr je l'ai félicité.

Fabrice Santoro a enflammé le Central de Roland-Garros deux jours durant et, malgré la défaite, la palme de la journée lui revient à coup sûr.

Le Varois, 51e mondial, s'est incliné après une bataille homérique 6-3 6-1 3-6 1-6 11-9, après quasiment quatre heures de jeu sur deux jours, devant l'Argentin Jose Acasuso tête de série numéro 26.

Dimanche, il était mené deux sets à rien après une heure 11 minutes. Dans le même temps à la minute près, il égalisait sur un score identique. Le cinquième set débutait à l'avantage d'Acasuso, qui menait 4-2 quand la nuit venait interrompre les débats.

Lundi, Santoro, toujours aussi combatif, revenait à égalité cinq partout au moment où son adversaire servait pour le gain de la rencontre. Suivait un final homérique enlevé par Acasuso devant un public surchauffé qui ne pouvait que saluer la combativité de Santoro, 34 ans et qui disputait son 17e Roland-Garros.

"Il y avait une ambiance extraordinaire. C'est là que je trouve l'énergie, la force de me battre", a dit le Français.

Son ancien partenaire de double, Michaël Llodra - qui a bénéficié d'une invitation, son 122e rang mondial ne lui permettant pas d'entrée directement dans le tableau - a suivi le même chemin que Santoro mais avec beaucoup moins de panache.

Le Parisien s'est vite éteint face au Tchèque Radek Stepanek, tête de série numéro 11. Il a été battu 6-4 6-4 6-2.

Pas de problème en revanche pour Sébastien Grosjean, numéro 21. Il a facilement battu le vétéran roumain Andrei Pavel, 32 ans, sur le score de 6-3 6-2 6-3.

De même, Richard Gasquet, 40e mondial, a plutôt aisément disposé du Taiwanais Wang Yen-Tzuoo, ancienne terreur chez les minimes et désormais 91e mondial, 6-4 6-1 7-5.

DUR POUR LES FILLES

Marc Giquel, 29 ans et 115e mondial, a fait honneur à l'invitation qui lui avait été accordée. Il a franchi pour la première fois en deux participations le premier tour en battant l'Italien Alessandro Di Mauro, 81e mondial, au terme d'un match accroché, 7-5 7-6 6-3.

"J'avais peur d'être tendu mais j'étais assez relâché. J'ai abordé le match assez tranquille, je ne me suis pas précipité, j'avais envie de bien faire", a dit le joueur, qui a lancé sa carrière à 24 ans, après ses études.

Du côté des filles, le bilan est largement moins bon. Sur sept engagées, seules deux sont parvenues à passer le premier cap, Nathalie Dechy, tête de série n°21, et Aravane Rezaï, issue des qualifications.

Dechy, qui connaît une saison épouvantable avec seulement quatre matches gagnés en neuf tournois avant le début de Roland-Garros, a battu une autre Française, Stéphanie Foretz, qu'elle affrontait pour la troisième fois consécutive au premier tour de Roland-Garros.

Elle s'est difficilement imposée 6-2 3-6 6-3.

"Je suis contente de ne pas avoir paniqué. Je savais que ce serait accroché. Au troisième set, je me suis battue pour essayer de repasser devant. C'est une bonne victoire", a-t-elle dit.

Aravane Rezaï, qui avait dû passer par les qualifications et qui est classé 142e, a battu l'Italienne Alberta Brianti, 185e mondiale, 6-4 7-6.

Virginie Razzano s'est logiquement inclinée devant la deuxième mondiale, Kim Clijsters, non sans avoir eu trois balles de deuxième set, sur le score de 6-0 7-6.

Stéphanie Cohen-Aloro a été battue par la Slovaque Jarmila Gajdosova, 6-2 5-7 6-3, alors que Virginie Pichet, issue des qualifications, était sortie par la Belge Kirsten Flipkens, une lucky looser classée 150e mondiale.

Enfin Youlia Fedossova, titulaire d'une invitation, a été battue 4-6 7-6 6-2 après avoir servi pour le match à 5-3 dans le deuxième set, par la Finlandaise Emma Laine.

La grand-messe de la terre battue a donc débuté un dimanche à Roland-Garros, deuxième levée du Grand Chelem, une hérésie qui n'a pas vraiment convaincu les deux seigneurs du tennis actuel, Amélie Mauresmo et Roger Federer.

"Je vais rentrer en Suisse et revenir mercredi", a plaisanté le Suisse, gratifié comme les autres joueurs et joueuses en lice en ce dimanche de deux jours de battement avant leur deuxième tour.

"Mon tournoi va vraiment commencer après le deuxième tour, où je pourrai enfin me mettre dans le bon rythme", a ajouté le numéro un mondial, vainqueur en trois manches disputées du qualifié argentin Diego Hartfield.

Amélie Mauresmo, qui a aussi connu quelques petits ratés avant d'éliminer l'Américaine Meghann Shaughnessy, est également dans l'expectative en raison de ces deux jours d'oisiveté inhabituels dans un tournoi du Grand Chelem.

"Dans mon esprit, on est lundi. C'est un petit peu étrange. Heureusement, mon jeu n'évolue pas en fonction du jour de la semaine, mais est-ce que cette pause de deux jours va affecter mon jeu, je n'en sais rien. Je vous dirai mercredi", a-t-elle ajouté.

Les organisateurs avaient tenu, pour cette première, à disposer des deux premiers joueurs au classement mondial, et l'un comme l'autre avaient été prévenus voilà quelques jours.

Federer a avoué qu'il avait demandé à être exempté de ce travail du dimanche, un souhait que les organisateurs n'ont pas exaucé: "C'est le Grand Chelem, ils écoutent moins les joueurs que dans d'autres tournois", a-t-il dit.

Et de fait, le premier tour de l'US Open a également lieu sur trois journées, certaines rencontres se déroulant le mercredi.

"Je suis sûre que Roger a déjà dû se trouver dans cette situation", a noté Mauresmo, qui entend bien profiter de cette pause inopinée pour peaufiner son jeu.

"C'est sûr que nous allons mettre en place des choses à l'entraînement que je ne fais pas normalement lorsque je n'ai qu'un jour de repos", a-t-elle dit.

Le but des organisateurs était d'allonger la durée du tournoi pour attirer quelque 30.000 spectateurs de plus dans l'espoir de battre le record d'affluence de l'an dernier (424.000 spectateurs).

Et Federer a admis qu'il comprenait cette démarche: "C'est bien de profiter de ce que les gens sont en repos pour venir voir du tennis", a-t-il admis.

Mais les avis des protagonistes du jour sont plutôt partagés et il n'est pas certain que d'autres tournois du Grand Chelem allongent à leur tour la quinzaine d'une journée. Si les organisateurs des Internationaux d'Australie sont plutôt séduits, Wimbledon, où le premier dimanche est chômé par tradition, ne devrait guère changer ses habitudes.

Cette première a également eu une autre conséquence, celle d'une ambiance plus feutrée, plus familiale qu'à l'ordinaire pour une première journée de Roland-Garros.

Auréolée de son premier titre du Grand Chelem à Melbourne, Amélie Mauresmo a évolué dans un silence quasi-religieux sur un court Philippe-Chatrier où elle était pourtant la première Française depuis 1939 à se présenter en tête de série numéro 1. AP

Simple messieurs:

Premier tour

Tommy Robredo (7), Espagne, bat Tomas Zib, Rép. tchèque, 6-4, 6-2, 6-2.

Roger Federer (1), Suisse, bat Diego Hartfield, Argentine, 7-5, 7-6 (2), 6-2.

Tim Henman, GB, bat Kenneth Carlsen, Danemark, 6-3, 6-4, 4-6, 6-4.

David Nalbandian (3), Argentine, bat Stanislas Wawrinka, Suisse, 6-2, 7-6 (5), 6-4.

Carlos Moya (30), Espagne, bat Juan Antonio Marin, Costa-Rica, 7-5, 6-3, 6-3.

Jose Acasuso (26), Argentine, mène contre Fabrice Santoro, France, 6-3, 6-1, 3-6, 1-6, 4-2, interruption en raison de la tombée de la nuit.

Simple dames:

Premier tour

Dinara Safina (14), Russie, bat Vera Zvonareva, Russie, 6-3, 7-5.

Ai Sugiyama (22), Japon, bat Eleni Daniilidou, Grèce, 6-7 (1), 6-0, 6-3.

Marion Bartoli (25), France, bat Aurélie Vedy, France, 6-1, 6-0.

Amélie Mauresmo (1), France, bat Meghann Shaughnessy, USA, 6-4, 6-4.

Iveta Benesova, Rép. tchèque, bat Pauline Parmentier, France, 7-5, 6-3.

Maria Sharapova (4), Russie, bat Mashona Washington, USA, 6-2, 5-7, 7-5.

Ce 28 mai sera historique : pour la première fois, un tournoi du Grand Chelem débutera un dimanche. Pour célébrer l'événement, les deux n°1 mondiaux, Amélie Mauresmo et Roger Federer, seront en action. A suivre aussi David Nalbandian (n°3).

C'est une grande première dans le Grand Chelem. Le coup d'envoi de ces Internationaux de France sera donné un dimanche. Au total, douze matches du premier tour sont au menu de cette journée, quatre sur les trois courts principaux (Philippe-Chatrier, Suzanne-Lenglen et n°1).

Les Russes Dinara Safina (n°14) et Vera Zvonareva auront l'honneur d'ouvrir les débats sur le "central". Ce sera ensuite au tour de Roger Federer de faire son entrée en lice. Son premier match sera suivi avec beaucoup d'attention. Le Suisse part en effet à la conquête d'un quatrième succès de suite dans les tournois majeurs.

Ne pas gaspiller d'énergie…

Ce Grand Chelem sur deux ans constituerait bien sûr un immense exploit. Mais avant de penser à la finale attendue face à Rafael Nadal, le Suisse doit d'abord gagner six matches. Le premier sera face à un qualifié, l'Argentin Diego Hartfield, puisque l'adversaire qui lui avait été désigné par le tirage au sort, Arnaud Clément, a finalement déclaré forfait. "Rodgeur" dit souvent qu'il craint ces matches du premier tour. Il aura l'occasion de prendre ses marques. L'objectif sera aussi de ne pas perdre trop d'énergie.

Amélie Mauresmo, elle, aura une entrée en matière peut-être un peu plus compliquée, face à Meghann Shaughnessy. Si la Française a toujours battu l'Américaine, elle se méfiera de la 59e mondiale, qui vient de remporter le tournoi de Rabat, sur terre battue. Le public retient son souffle : Amélie sera-t-elle enfin libérée à Paris ? Des éléments de réponse seront déjà donnés au terme de ce match.

Le dernier match du court Philippe-Chatrier opposera Jose Acasuso (n°26) à Fabrice Santoro. Une belle opposition de styles en perspective… "Battling Fab" devra se montrer très offensif face à l'Argentin, grand spécialiste de la terre.

Nalbandian en danger ?

Sur le "Suzanne", le spectacle devrait également être à la hauteur avec l'entrée en lice de deux des principaux outsiders du tableau masculin, David Nalbandian (n°3) et Tommy Robredo (n°7). L'Argentin risque de souffrir face au Suisse Stanislas Wawrinka, capable d'un exploit. L'Espagnol, récent vainqueur à Hambourg, partira nettement favori face au Tchèque Tomas Zib.

A suivre aussi le duel fratricide entre Marion Bartoli (n°25) et Aurélie Védy, ainsi que les débuts de Maria Sharapova (n°4) face à l'Américaine Mashona Washington, 97e mondiale. La Russe dit souffrir de la cheville. A suivre...

Les spectateurs du court n°1, eux, pourront suivre Carlos Moya (n°30), Tim Henman ou encore la Française Pauline Parmentier, qui aura un bon coup à jouer face à la Tchèque Iveta Benesova. Quelques surprises pourraient bien animer ce dimanche historique…

Guillaume Baraise

Clément forfait, Sharapova inquiète, Roddick qui laisse planer le doute, Mauresmo à propos de Hingis et la réussite de Benny-Berthet… Ce sont les derniers échos en direct de Roland-Garros.

"La Clé" fait l'impasse
Arnaud Clément a été contraint de déclarer forfait. Insuffisamment remis d'une déchirure musculaire aux ischio-jambiers (cuisse gauche) survenue il y a trois semaines, le Français a dû renoncer. Il devait affronter, ce dimanche, le n° 1 mondial, Roger Federer, sur le court Philippe-Chatrier. "La cicatrisation est correcte, mais il n'est pas suffisamment remis pour pouvoir disputer les Internationaux de France, a expliqué Bernard Montalvan, le médecin responsable du service médical du tournoi. Il continue donc les soins et passera une échographie de contrôle dans une quinzaine de jours." L'Aixois, 56e mondial, sera remplacé dans le tableau final du simple messieurs par un lucky loser.

Le sort des qualifiés
On connaît désormais le sort des qualifiés dans le grand tableau. Chez les dames, Aravane Rezai sera opposée à une autre qualifiée, l'Italienne Alberta Brianti. Quant à Virginie Pichet, elle sera opposée à... la Belge Kirsten Flipkens, qu'elle a éliminée au troisième et dernier tour. Flipkens a en effet été repêchée en tant que lucky-loser. Ancienne demi-finaliste, l'Argentine Clarisa Fernandez défiera Emilie Loit. Chez les messieurs, l'Argentin Diego Hartfield a hérité du gros lot, en la personne de Roger Federer. Le Croate Roko Karanusic sera opposé à Gaston Gaudio (n°10). A noter qu'il y a eu trois lucky-losers : le Néerlandais Van Gemerden, l'Américain Kim et le Colombien Falla, suite aux forfaits d'Arnaud Clément, Agustin Calleri et Victor Hanescu. Le quatrième mieux classé parmi les battus du troisième tour, Cyril Saulnier, n'a donc pas eu de chance.

Mauresmo juge Hingis
Amélie Mauresmo affiche une grande sérénité à l'heure de débuter un tournoi synonyme pour elle de pression médiatique et populaire. Quand il s'est agi pour la n°1 mondiale de livrer ses sentiments sur le retour de Martina Hingis et les chances de la Suissesse de remporter le tournoi, la Française n'a pas joué la langue de bois : "Je me demandais comment elle allait combler le retard physique et je dois dire qu'elle a parfaitement réussi. Depuis son retour elle n'a perdu que face à des joueuses du top 10. En s'imposant à Rome elle a impressionné. Mais sur un Grand Chelem comme "Roland", je pense que ça sera une autre histoire."

Sharapova inquiète
Maria Sharapova ne débarque pas Porte d'Auteuil avec beaucoup d'ambitions. La Russe, tenue à l'écart de la compétition depuis deux semaines en raison d'une blessure à la cheville, estime ne pas être à 100% de ses moyens. "Je ne pense pas être aussi performante que je le souhaiterais. Je n'ai pas joué de tournoi avant de venir ici et me suis peu entraînée. J'espère que quelques miracles vont se produire. Je vais prendre les jours les uns après les autres et voir comment ça se passe", a déclaré la 4e joueuse mondiale, le visage fermé.

Roddick dans l'attente
Le mystère plane autour de la santé d'Andy Roddick et de sa participation à son éventuel sixième Roland-Garros. Blessé au pied gauche en début de semaine lors de la Coupe du Monde par équipes à Düsseldorf, l'Américain, 5e mondial n'a jamais dépassé le stade du 3e tour sur la terre parisienne. Il n'a pas encore officiellement donné de nouvelles sur sa santé. C'est donc par la bouche de son ami James Blake que l'on apprend que Roddick devrait venir défendre ses chances: "On a eu une discussion rapide sur Internet. Il était encore incertain jeudi mais il pense pouvoir être là. Il a dit qu'il allait venir. On ira dîner ensemble quand il sera en ville." En attendant, Roddick ne s'est toujours pas entraîné sur les courts de "Roland".

Benny-Berthet attire la foule
En dépit d'un ciel nuageux, les allée et travées du stade ont été abondamment remplies en cette journée Benny- Berthet, avancée cette année au samedi. Le court Philippe-Chatrier était plein pour applaudir Fabrice Santoro, Roger Federer et Rafael Nadal. Idem ou presque pour les autres courts, notamment ceux réservés aux "qualifs". Comme le n°7, où Virginie Pichet, encouragée entre autres par la famille d'Aravane Rezai, a glané à son tour son billet pour le tableau final en début d'après-midi. Même les entraînements se sont déroulés devant des gradins pleins, à l'image de la séance entre Marat Safin et Olivier Rochus. Quant aux plus jeunes, ils ont traqué l'autographe avec enthousiasme et passion, plus en quête de coups de stylo que de raquettes.

Benjamin Adler

Le tirage au sort de Roland-Garros effectué vendredi s'est révélé plutôt satisfaisant pour le Suisse Roger Federer et l'Espagnol Rafael Nadal, les deux grands favoris du simple messieurs, tout comme pour la Française Amélie Mauresmo, patronne du tennis féminin.

La Française Mary Pierce, finaliste en 2005, a déclaré forfait pour le tournoi en raison de blessures.

Pierce est blessée aux adducteurs et au pied droit, cette dernière blessure, dont elle souffre depuis février, l'ayant contrainte à renoncer à la tournée américaine ainsi qu'aux tournois sur terre battue de Berlin et de Rome.

Federer, N.1 mondial, devrait débuter contre le Français Arnaud Clément qui était toutefois toujours incertain vendredi, après s'être blessé à une cuisse il y a deux semaines. Si jamais Clément, 56e mondial, devait renoncer, Federer affronterait un "lucky-loser" à sa place.

Dans la partie de tableau du Suisse rôdent notamment le Chilien Nicolas Massu et l'Allemand Nicolas Kiefer, qu'il pourrait retrouver en huitièmes de finale, avant d'enchaîner théoriquement avec l'Espagnol Tommy Robredo, récent vainqueur de Hambourg.

Rien d'insurmontable pour Federer, qui n'a perdu que face à Nadal cette année.

Le Majorquin, tête de série N.2, tombe lui d'abord sur le Suédois Robin Soderling, 49e mondial, qui ne devrait pas l'empêcher de remporter sa 54e victoire de rang sur terre battue et dépasser ainsi Guillermo Vilas.

La suite paraît tout aussi accessible au tenant du titre dans un bas de tableau plutôt dégarni qui lui propose l'Australien Lleyton Hewitt en huitièmes.

Le seul joueur qui semble en mesure de se mêler au duel entre Federer et Nadal, l'Argentin David Nalbandian (N.3), tombe au premier tour sur un copain et compatriote du N.1 mondial, Stanislas Wawrinka, qui peut être dangereux.

Nalbandian pourrait ensuite affronter le Français Richard Gasquet, peu en vue cette saison.

L'Américain Andy Roddick (N.5) et le Chypriote Marcos Baghdatis (N.19), finaliste à l'Open d'Australie, seront tout de suite en danger contre les Espagnols Alberto Martin et Albert Portas.

Le choc du premier tour opposera le Russe Marat Safin, qui n'est pas tête de série, au Chilien Fernando Gonzalez, tête de série N.9.

Chez les dames, la voie semble dégagée pour Mauresmo, qui n'a encore jamais dépassé le stade des quarts de finale à Roland-Garros. Dans sa partie de tableau, les principales têtes d'affiche, comme l'Américaine Venus Williams ainsi que les Russes Maria Sharapova et Svetlana Kuznetsova, n'ont rien de terrifiant sur terre battue.

Le bas du tableau est autrement plus dense, avec la présence de l'épouvantail suisse Martina Hingis, seulement tête de série N.12 mais une des favorites cette année.

Hingis y cohabite notamment avec les Belges Justine Henin-Hardenne, tenante du titre, et Kim Clijsters (N.2) ainsi que les Russes Elena Dementieva (N.6) et Anastasia Myskina, vainqueur en 2004.

Les principales vedettes devraient cependant toutes connaître un premier tour assez tranquille, avant de commencer par en découdre à partir des huitièmes de finale.

AFP

Richard Gasquet a abandonné en raison d'une douleur au coude droit jeudi en huitième de finale du tournoi de tennis de Pörtschach (Autriche), mais il n'y a pas d'inquiétude à avoir sur sa participation à Roland-Garros, a déclaré jeudi son entraîneur Eric Deblicker.

Le Français a renoncé face à l'Autrichien Jurgen Melzer à 1-1 au deuxième set après avoir perdu le premier 6-0.

"C'est plus par précaution qu'en raison de la gravité de la douleur. Il fait très humide ici et Richard a accumulé les matches. Nous ferons le point demain (vendredi) à Roland-Garros, mais il n'y a pas a priori d'inquiétude", a-t-il dit.

Deblicker a précisé que l'abandon n'était pas lié à la blessure au coude qui avait obligé son protégé à interrompre prématurément sa saison l'année dernière.

Le jeune Biterrois de 19 ans avait tenu à participer aux qualifications du tournoi de Pörtschach pour étoffer une préparation sur terre battue tronquée par une blessure aux abdominaux (un seul match, perdu, à Hambourg). Battu au troisième tour des "qualifs" par un Italien inconnu, Leonardo Azzaro, 312e mondial, il avait quand même obtenu un ticket pour le tableau final en tant que "lucky loser".

Gasquet devrait observer une journée de repos vendredi et reprendre l'entraînement dès samedi.

AFP

Amélie Mauresmo l'a dit et redit, commencer les Internationaux de France avec rang de numéro un mondiale est "une vraie fierté".

 

Reste à savoir si ce statut et cette fierté aideront la Française à surmonter enfin la pression qui l'a toujours empêchée de jouer son meilleur tennis sur la terre battue de Roland-Garros.

Deux Belges, Justine Henin-Hardenne et Kim Clijsters, une poignée de Russes conduites cette année par Nadia Petrova, et une revenante, Martina Hingis, guetteront sa moindre défaillance.

Malgré la qualité de ses rivales, Mauresmo ne peut qu'être considérée comme la favorite du tournoi qui débute dimanche.

Encore une fois, elle aborde pourtant le tournoi avec un état d'esprit et des déclarations étranges.

Depuis sa première victoire dans un tournoi du Grand Chelem, à l'Open d'Australie, en début de saison, Mauresmo ne cesse de dire qu'elle "a bouclé la boucle" et que gagner Roland-Garros ou Wimbledon serait "un bonus même si je suis très motivée de le disputer en tant que numéro un mondiale".

Bon côté de la médaille, la victoire à Melbourne pourrait avoir libéré l'esprit de conquête qui a manqué à la Française lors de ses 11 apparitions à Roland-Garros où elle n'a jamais atteint les demi-finales.

Deux victoires à l'Open Gaz de France de Paris et à Anvers ont suivi son sacre en Australie. La suite de la saison a été solide mais moins glorieuse.

La Française a été battue par l'Italienne Francesca Schiavone en Fed Cup et sèchement éliminée 6-1 6-2 par Justine Henin en demi-finale du tournoi de Hambourg.

L'INCONNUE HINGIS

La Belge, vainqueur de Roland-Garros en 2003 et 2005, sera une nouvelle fois sur sa route même si elle s'est plainte de douleurs au dos après sa défaite face à Nadia Petrova en finale du même tournoi de Hambourg.

La Russe est probablement une des joueuses les plus en forme du moment.

Négligée au profit de ses compatriotes comme la très glamour Maria Sharapova, Anastasia Myskina, vainqueur de Roland-Garros en 2004, ou Elena Dementieva, finaliste la même année, elle a effectué un début de saison fulgurant sur terre battue.

Elle a gagné les tournois d'Amelia Island, Charleston et surtout Hambourg où elle a fait jouer toute sa puissance pour battre Justine Henin 4-6 6-4 7-5 en finale et s'en est retrouvée deuxième à la course des championnes de la WTA et troisième au classement technique derrière Amélie Mauresmo et Kim Clijsters.

Clijsters, l'autre Belge que tout, de la langue au caractère, oppose à Justine Henin mais qui a déjà atteint deux fois la finale de Roland-Garros, aura aussi une belle carte à jouer même si elle ne cache pas son désamour de la terre battue.

"C'est pour moi une motivation que de bien jouer sur terre battue. Sur surface rapide, je joue mon jeu. Sur terre battue, c'est très différent. Les déplacements sont beaucoup plus difficiles pour moi", dit-elle.

"C'est un défi et rien de m'empêchera de donner mon maximum".

Reste la revenante du tournoi, Martina Hingis qui vient de remporter à Rome son 41e titre, dont cinq dans des tournois du Grand Chelem, après trois ans de retraite.

La Suissesse a immédiatement affirmé ses ambitions pour Roland-Garros, même si le tournoi est le seul du Grand Chelem à ne pas figurer à son palmarès et s'il lui a coûté quelques larmes lors de ses finales perdues en 1997 et 1999.

"J'y ai eu des occasions dans le passé. Je reste quand même outsider même s'il est sûr que cette victoire à Rome va beaucoup augmenter ma confiance", a-t-elle dit.

Reuters