1er tour ¼ de F ½ F
| TOP 10 WTA Tour | |||
| 1 | Hénin | 0 | 6105 |
| 2 |
Ivanovic |
0 | 4157 |
| 3 | Kuznetsova | 0 | 3905 |
| 4 | Sharapova | +1 | 3876 |
| 5 |
Jankovic |
-2 | 3770 |
| 6 | Chakvetadze | +1 | 2665 |
| 7 |
V. Williams |
-1 |
2586 |
| 8 |
Dementieva |
0 | 2305 |
| 9 | S. Williams | 0 | 2296 |
| 10 |
Hantuchova |
0 | 2257 |
| TOP 10 WTA Race | |||
| 1 |
Sharapova |
0 | 1950 |
| 2 |
Ivanovic |
0 | 1475 |
| 3 |
Jankovic |
0 | 1405 |
| 4 | Kuznetsova | 0 | 1110 |
| 5 |
S. Williams |
0 | 1025 |
| 6 |
Hénin |
0 | 1000 |
| 7 |
Zvonareva |
0 |
847 |
| 8 |
Hantuchova |
0 | 786 |
| 9 |
Radwanska |
0 | 742 |
| 10 |
Dementieva |
0 | 691 |
| TOP 10 ATP Tour | ||||
| 1 | Federer | 0 | 6600 | |
| 2 | Nadal | 0 | 5930 | |
| 3 | Djokovic | 0 | 4785 | |
| 4 | Davydenko | 0 | 3175 | |
| 5 | Ferrer | 0 | 2570 | |
| 6 | Roddick | 0 | 2260 | |
| 7 | Nalbandian | 0 | 2070 | |
| 8 | Blake | 0 | 1900 | |
| 9 | Berdych | 0 | 1875 | |
| 10 | Gasquet | 0 | 1855 | |
| TOP 10 ATP Race | |||
| 1 | Djokovic | 0 | 331 |
| 2 | Nadal | 0 | 249 |
| 3 | Davydenko | 0 | 191 |
| 4 | Tsonga | 0 | 177 |
| 5 | Roddick | 0 | 168 |
| 6 | Federer | 0 | 160 |
| 7 | Blake | 0 | 132 |
| 8 | Murray | 0 | 122 |
| 9 | Youzhny | 0 | 117 |
| 10 | Nalbandian | 0 | 111 |
1er tour ¼ de F ½ F
Amélie Mauresmo a remporté cet après-midi la finale de l'Open Gaz de France face à Mary Pierce (blessée au pied depuis quelques semaines), première finale 100% française de ce tournoi depuis sa création il y a 14 ans.
La n°1 tricolore a retrouvé ses sensations dans cette finale qu'elle a remporté 6/1, 7/6 (7/2). Malgré une baisse de régime dans le 2ème set, Amélie n'a jamais été vraiment inquiétée (par rapport à sa 1/2 finale contre Tatiana Golovin).
Elle égale ainsi le record de Martina Navratilova et Séréna Williams en s'imposant pour la 2ème fois devant le public de Coubertin.
Les réactions
Loïc Courteau (entraîneur d’Amélie Mauresmo)
« Je suis très heureux, surtout à Paris, après la victoire à Melbourne. Je n’étais pas certain qu’Amélie puisse aller au bout ici avec la fatigue et ce qu’il y a eu après son succès en Australie. J’attendais une grosse partie des deux joueuses. Je ne savais pas si Amélie allait tenir le choc physiquement. Finalement, elle a répondu présent. Elle n’avait plus beaucoup de jus après sa victoire contre Tatiana Golovin. Dimanche, elle a pris le meilleur départ, elle a réussi à faire le jeu. Elle a été bien physiquement, c’est une belle surprise. S’il y avait eu un troisième set, ça aurait sûrement été difficile. J’ai eu un peu peur car Amélie a mené 6-1, 3-0, elle a commencé à jouer plus court et Mary en a profité. Elle a mené 5-3 puis ça commençait à être vraiment difficile. Finalement, elle s’en est sortie au jeu décisif. La semaine n’a pas été facile. Il y a eu beaucoup d’émotions pour Amélie, elle a retrouvé le public parisien, il y a eu pas mal de fatigue. Finalement, elle a réussi à surmonter tout ça pour aller au bout. C’est une grande satisfaction. Maintenant, il va falloir être bien vigilant sur la récupération pour les semaines qui viennent. »
Xavier Moreau (préparateur physique d’Amélie Mauresmo)
« C’est un grand plaisir pour elle. C’est mérité sur la rigueur de sa préparation depuis déjà plusieurs années. Elle est très constante. Aujourd’hui, c’est la plus forte qui l’a emporté parce qu’il y a eu une préparation qui a été faite pour. Mary a été un peu gênée dans sa préparation, notamment physiquement avec un petit problème au pied. Et elle était plus courte qu’Amélie dans ce domaine. Il y a eu du beau jeu. Amélie était la plus forte. »
David Pierce (frère et entraîneur de Mary Pierce)
« Elle a assez bien joué. Elle pouvait mieux faire, elle a fait trop de fautes. Elle a donné des points importants à des moments importants, ce qu’elle n’aurait pas dû faire. Amélie a très bien joué. Elle est en pleine forme. La différence a peut-être été mentale. Mary a fait des fautes. Pourquoi ? Techniquement, je peux dire qu’elle était un petit peu en retard, elle pouvait être mieux placée mais bon… S’il y avait eu un troisième set, je ne suis pas sûr qu’elle aurait été capable de le jouer car elle était blessée au pied. Dans le jeu décisif, elle a fait un long rallye et après, j’ai vu qu’elle boitillait un peu. Elle a perdu donc on n’est jamais ravi mais elle reste positive, elle a bien joué cette semaine. »
Francis Gasquet (père et coach de Richard Gasquet)
« C’était un très bon match. Mary démarre lentement et Amélie joue bien. Après, Mary commence à davantage rentrer ses balles. Et le second set est très beau. Amélie a une très bonne couverture de terrain, contre très bien et joue très tactique. Ce n’était pas facile pour Mary qui devait réussir des coups impossibles. »
Mansour Bahrami (ancien joueur)
« Les deux joueuses nous ont offert un très bon match. Durant les deux-trois premiers jeux, elles se sont observées. Mary voulait très vite frapper mais malheureusement pour elle, les balles sortaient. Amélie a pris le dessus. Et elle a très bien su le faire jusqu’à 3-0 dans le deuxième set. Mary a ensuite recommencé à bien frapper et à 3-1, elle a commencé à faire un très bon match. Mais sur les points importants, Amélie était là. Elle mérite largement cette victoire. C’était super de voir les deux Françaises sur le court ! »
Interview de Mary
Mary, au début du tie-break, il y a eu un point important, très long. Vous l'avez perdu. Est-ce ce qui a tout fait basculer ?
Non, en tout cas je ne me suis pas dit que je ne gagnerais pas le deuxième set à cause de ce point. Mais c'est aussi à ce moment-là que ma blessure m'a fait souffrir. Je ressens une douleur au pied droit, entre le nerf et le tendon. J'ai réussi à gérer ça depuis le début du tournoi, mais aujourd'hui, c'était plus dur. Ce que je me suis dit à ce moment-là, c'est que si je gagnais le deuxième set, je n'étais pas sûre de pouvoir bien jouer dans le troisième. A cause de cette blessure, je ne sentais pas bien la balle et je trouve que justement, dans cette situation, c'est déjà très bien d'être arrivée jusqu'en finale ici. Aujourd'hui, j'avais du mal à bien me positionner par rapport à la balle, surtout dans le premier set. Mais ça allait mieux dans le deuxième.
Cette blessure, ça fait longtemps que vous la ressentez ? Cela va-t-il va changer votre programme pour la suite ?
En fait, ça a commencé deux jours avant le début de l'Open d'Australie. Mais j'ai pris des anti-inflammatoires là-bas et j'ai pu continuer sans douleur. Et puis ça a recommencé ici à Paris, deux jours avant le début de l'Open Gaz de France. Le matin, quand je me lève et que je pose le pied par terre, je peux tout de suite voir si ça va aller ou non dans la journée. Donc pour la suite et pour le tournoi d'Anvers, on verra, je dois voir mon médecin et je déciderai en fonction de ce qu'il me dira.
Au niveau de ton jeu, quelles ont été les différences entre le premier et le deuxième set ?
Dans le premier set, j'ai choisi de monter beaucoup au filet. C'était une décision tactique, ça n'avait rien à voir avec ma blessure. En règle générale, j'ai beaucoup mieux joué dans la deuxième partie du match, j'ai fait moins de fautes. Mais je n'ai pas pour autant l'impression d'avoir joué mon meilleur tennis aujourd'hui.
L'ambiance pendant le match, cela doit être quelque chose que vous ne voyez pas souvent ?
Non, c'est sûr, c'est vraiment très rare de jouer dans une ambiance aussi fabuleuse que celle-là. Il y a eu des moments où je me disais que je ne vivrais pas beaucoup d'autres instants aussi intenses dans ma carrière et j'avais vraiment envie d'en profter un maximum. Je pense qu'Amélie et moi avons beaucoup de chance de vivre ça.
Vous qui avez joué face à Amélie, la sentez-vous changée depuis sa victoire à l'Open d'Australie ?
Oui, elle a changé, tout le monde l'a vu et en parle, mais je pense que ça date d'avant l'Open d'Australie. Sa victoire aux Masters à Los Angeles a été un déclic pour elle, et le changement date plutôt de là.
Cécile VERIN
Interview d'Amélie
Vu votre état de fatigue, le gain du premier set a été très important ?
Oui, il était vraiment nécessaire pour moi de jouer juste d’entrée, d’être présente pour éviter d’avoir à passer trop de temps sur le court. Le fait de bien négocier le premier set a vraiment été déterminant pour la suite du match. Car au deuxième set, Mary frappait beaucoup plus fort. Physiquement, j’étais un peu atteinte mais dans le dernier match d’un tournoi, on essaye d’en faire abstraction. J’ai donc suivi ma tactique jusqu’au bout. Et j’ai bien géré cet aspect émotionnel qui existe quand on joue contre Mary.
Lors du deuxième set Mary Pierce a sensiblement élevé son niveau de jeu…
C’est vrai, la partie s’est totalement équilibrée, ce fut une vraie lutte. Mary s’est mise à enchaîner les jeux, à bien frapper la balle. Dans ce cas, il n’y a pas grand-chose à faire. J’ai essayé de bien défendre et de saisir la moindre opportunité. Je suis contente de la façon dont j’ai joué le tie-break. Avec notamment un point incroyable à 2-1 qui a été déterminant. Dans les moments importants, j’ai également bien varié les passings : dans les pieds, en lob. Je dois dire que j’ai été assez inspirée dans ce domaine (rire).
Finalement, il n’a pas été trop difficile de vous remettre dans le coup après l’Open d’Australie…
Je dirais oui et non. Rejouer au tennis peu après ce titre n’était pas évident. D’autant que sur le plan physique, je n’avais pas complètement récupéré. En même temps, mentalement, j’avais envie d’être sur le court, de jouer à Paris devant ce public.
Vous partiez un peu dans l’inconnu et vous terminez avec un nouveau titre ?
Oui, ça confirme mon bon début de saison. Mais effectivement, j’ai abordé ce tournoi sans trop savoir à quoi m’attendre. En fait, je m’attendais à tous les scénarios. M’arrêter plus tôt n’aurait d'ailleurs pas été dramatique, d’autant qu’en demi-finale face à Golovin, je ne suis pas passée loin de la défaite. Mais vu l’accueil du public, je voulais vraiment aller au bout.
On vous sent particulièrement sereine...
C’est vrai, depuis que j’ai rempli tous mes objectifs, j’ai gagné une sorte de droit à l’erreur. Il s’agit d’un luxe extraordinaire qui me donne de la sérénité sur le plan mental. Je vais essayer de prolonger cette sensation le plus longtemps possible. Mais je crois aussi que tennistiquement, j’ai trouvé des choses supplémentaires qui me permettent de contrer des joueuses puissantes comme Mary. Mon jeu me semble plus complet. Le Masters a déclenché beaucoup de choses. Tout est plus fluide qu’autrefois et chaque paramètre de mon tennis s’en ressent : le physique, la clairvoyance dans les moments importants. C’est une grande satisfaction. Je vais maintenant aller disputer le tournoi d’Anvers en essayant de bien récupérer.
BB.
Amélie Mauresmo (victorieuse de Tatiana Golovin 6-7, 7-5, 6-2)
« Après un match comme celui-là je ne peux dire qu’un mot : Ouf ! Je ne suis vraiment pas passée loin de la sortie. J’ai gagné cette belle bagarre avec le cœur. L’expérience a peut-être fait la différence, notamment sur la balle de match. A ce moment-là, je galérais un peu, je ne jouais pas à mon meilleur niveau. Même au premier set, en menant 5-0, je ne me sentais pas aussi bien que contre Safina, mes jambes ont accusé le coup. Mais perdre ici en demi-finale aurait été vraiment frustrant. Et le soutien du public a été très important, il m’a portée dans les moments délicats. J’espère récupérer du mieux que je peux pour demain. J’aborde ce match sereinement tout en sachant que ce sera difficile car Mary a fait un excellent match contre Schnyder. Le contexte sera différent de nos rencontres à l’US Open ou au Masters. Il faudra simpement être prête le jour J ».
Tatiana Golovin (battue par Amélie Mauresmo 6-7, 7-5, 6-2)
« Déjà, je tire un bilan positif de ce tournoi. Vu ma forme en ce début de saison, je ne pensais pas aller aussi loin. Mais sur ce match, je suis un peu partagée. J’ai bien joué et en même temps je rate une balle de match presque immanquable. Ce genre de rencontre, il faut les gagner. Mais il faut reconnaître qu’Amélie est vraiment en confiance en ce moment. Elle a su garder sa tactique tout au long du match. Ses changements de rythme m’ont gênée, notamment côté revers. Car mes matchs, je les perds trop souvent sur ce coup, j’en suis consciente. Pendant toute la partie, j’ai entendu le public crier « Amélie, Amélie ». C’est normal, je n’ai pas son palmarès ou peut-être que les gens ne savent pas que je suis Française (rires) ».
Mary Pierce (vainqueur de Patty Schnyder 6-4, 6-2)
« Comme je l'ai dit toute la semaine, je ne me sentais pas encore au top. Mais aujourd'hui, j'ai fait mon meilleur match. Je me sens de mieux en mieux, c'est satisfaisant. De toute façon, après avoir mal commencé contre Patty, je savais qu'il fallait que j'élève mon niveau pour gagner. Et au fur à mesure, ça s'est amélioré. Je retrouve mes sensations, simplement il ne faut pas que j'aie peur de rater, je dois garder une attitude positive, avancer à l'intérieur du court. Sur le plan physique, je me sentais bien aujourd'hui, j'ai bien récupéré de mon match contre Emilie Loit vendredi. Je me retrouve donc une nouvelle fois en finale ici à Paris, c'est cool. L'accueil du public est super et une Française va forcément remporter le tournoi. Si je joue contre Amélie, on sera toutes les deux à domicile ».
Patty Schnyder (battue par Mary Pierce 6-4, 6-2)
« Il faut féliciter Mary. Elle joue vraiment un super tennis, sans doute aussi bon que l’année dernière. Elle est puissante, frappe fort, prend la balle très tôt. Pourtant, je suis bien rentrée dans la partie. Mais quand elle était menée 3-1 au premier set, elle a continué à prendre des risques car c’est souvent sa tactique contre moi. A la fin du set, j’ai raté quelques points. Mais contre Mary, il est toujours compliqué de se régler car elle cherche constamment à abréger l’échange. Dans l’ensemble, j’ai plutôt bien joué, mon service a bien fonctionné mais Mary a parfaitement retourné, notamment en coup droit. Et son service m’a donné peu d’occasions de lui mettre la pression. Désormais, je me réjouis que la saison de terre battue commence dans un peu plus d’un mois car il s’agit de ma surface préférée. J’espère donc briller à Roland-Garros ».
Auparavant, la n°1 française menait 5 jeux à 0 dans le premier set de cette rencontre fratricide quand elle a vu sa compatriote lui infliger 7 jeux d'affiler et gagner le 1er set 7/6. En effet, Amélie a enchaîné les fautes directes et les doubles fautes. A ce moment, je me suis dit, ça y est, ses vieux démons refont surface! Elle a même manqué 5 balles de set.
Et le 2ème set commence. C'est la catastrophe!! Amélie continue comme elle a fini le 1er set. Une horreur! Que de fautes! Elle est très vite menée 5/3. Tati obtient donc sa balle de match et là je peux faire ma prière devant mon PC. Amélie se ressaisit, s'impose finalement 7/5 dans ce 2ème set et se libère par la suite.
Elle remporte facilement le 3ème set 6/2.
J'ai vraiment tremblé tout à l'heure lors de cette ½-finale Mauresmo/Golovin! Lorsque Tati a eu une balle de match, j'ai vraiment cru que c'était la fin, je n'avais plus réellement d'espoir. Je ne voulais même plus regarder l'écran de mon ordi. Heureusement et comme par miracle, Amélie sauve cette balle de match et remporte le point.
Voila Amélie qualifiée pour la finale de demain face à Mary Pierce. Mais cela, à quel prix? Et oui, Amé a laissé pas mal de force dans la bataille. Alors sera-t-elle remise physiquement pour demain? Le moral sera-t-il au rendez-vous pour satisfaire son public?
Le public … et oui! En voila des personnes heureuses de pouvoir assister à un remake de la finale du Masters de Los Angeles, un certain 13 novembre 2005, qui a vu Mauresmo s'imposer.
Par contre, pas sûre que le spectacle soit aussi grandiose car Amélie accuse le coup, a montré ses limites aujourd'hui et Mary ne semble pas en aussi grande forme qu'en fin de saison 2005.
En tous cas, félicitations à Tatiana Golovin qui s'est bien battue et peu nourrir quelques regrets.
Amélie a dit hier qu'elle se préparait en mangeant un bon couscous la veille d'un match. Je crois que le couscous lui est resté sur l'estomac aujourd'hui! Et j'espère qu'elle ne va pas tenter la même expérience.
A demain, pour je l'espère, un réveil de notre n°1 française, qui m'aura donné bien des frayeurs cet après-midi. Heureusement que mon cœur est solide!
Alors qu'elle endossait le rôle d'outsider, l'équipe de France de Coupe Davis mène deux victoires à zéro en Allemagne à l'issue de la première journée, à Halle.
Battus par leurs adversaires lors du récent Open d'Australie, Sébastien Grosjean et Richard Gasquet ont pris une savoureuse revanche.
Sébastien Grosjean, 23e mondial, a maîtrisé ses nerfs face à Nicolas Kiefer, 12e mondial, en signant un succès en trois sets (7-5 7-6 6-0 en 2h56). Pour sa part, Richard Gasquet a dominé Tommy Haas en cinq manches (1-6 6-4 6-4 6-7 6-3 en 3h37).
"2-0, vous y croyez, vous ? Pas vraiment ? Moi non plus. C'est inespéré", a réagi Guy Forget, le capitaine français.
"Je tiens à dire que les gars ont été fabuleux, je pèse mes mots. En Allemagne, avec le public contre eux, ils arrivent à prendre une revanche sur deux gars qui les avaient battus à Melbourne."
Amélie Mauresmo (vainqueur de Dinara Safina, 6-2, 6-2)
« J’avais à cœur de prendre ma revanche sur la finale de l’an passé. En ce moment, j’arrive à avoir pas mal de relâchement et en même temps de la sérénité ce qui me permet de produire mon meilleur tennis. C’est donc très satisfaisant. Mais le match a été plus difficile que ne le laisse paraître le score. Dinara a fait un bonne partie dans l’ensemble. A la fin du premier set, elle frappait de plus en plus fort. Mais j’ai réussi à prendre les opportunités pour conclure. Au deuxième set, j’ai fait le break d’entrée et ensuite j’ai répondu à tout ce qu’elle proposait, je l’ai contrée dans tous les domaines. Demain contre Tatiana, je vais essayer de mettre de côté l’aspect franco-français pour simplement continuer à jouer un tennis juste et solide ».
Dinara Safina (battue par Amélie Mauresmo, 6-2, 6-2)
« Je n’ai pas fait un mauvais match, je n’ai pas grand-chose à me reprocher. Mais je suis tombée sur une Amélie en grande forme. Elle a vraiment fait très peu de fautes et je ne vois vraiment pas ce que j’aurais pu faire de plus pour gagner. Je vais maintenant aller disputer le tournoi d’Anvers ».
Mary Pierce (vainqueur d’Emilie Loit, 7-6, 7-6)
« Je suis contente de finir en deux sets. Disons que j’ai juste assez bien joué pour gagner. Mon niveau n’est pas aussi bon que l’année dernière, pas au top, mais je me bats, j’ai une attitude positive sur le court. Donc ces deux victoires ici vont m’aider pour la suite. Mais je n’ai pas encore trouvé d’explication à cette forme moyenne. On en discute avec mon frère, on visionne mes matchs. Je dois dire qu’Emilie a très bien joué, notamment en coup droit et au service. Demain face à Schnyder, il faudra que je joue un peux mieux qu’aujourd’hui car elle est capable d'évoluer à un très haut niveau. Mais je l’ai battue deux fois en 2005 ».
Emilie Loit (battue par Mary Pierce 7-6, 7-6) :
« C’est toujours dommage de s’incliner mais il s’agit vraiment d’une défaite de qualité. Je suis donc déçue de quitter le tournoi car j’aime l’ambiance et les conditions ici. En même temps, je suis satisfaite de mon tournoi car j’ai rarement joué aussi bien. J’ai eu deux balles de set dans chaque manche mais Mary les a bien négociées. Je pense avoir fait honneur à ma wild card et j’en profite pour remercier les organisateurs. En fin d’année dernière, j’ai fait 6-7 semaines de préparation intensive. J’en récolte les fruits aujourd'hui. Je vais maintenant disputer les tournois de Bogota, Acapulco, Indian Wels et Key Biscane ».
Tatiana Golovin (vainqueur de Nadia Petrova 3-6, 7-6, 6-3) :
« C’est mon meilleur match de l’année. Mais j’ai encore du mal à réaliser que j’ai gagné car j’ai connu beaucoup de hauts et de bas. Au premier set, j’étais trop passive mais je savais qu’en continuant à être présente physiquement et en faisant un peu moins de fautes, j’aurais ma chance. C’est étrange d’accéder trois fois de suite aux demi-finales. Simplement, je me sens à l’aise à Paris, le public m’encourage beaucoup. Et j'ai l’impression de retrouver mon meilleur niveau. Je me sens un peu fatiguée mais les kinés vont me remettre sur pied pour demain. Quelle que soit mon adversaire, Amélie ou Safina, je les connais très bien. Il faudra que je sente mes coups et que je monte à la volée pour leur mettre la pression ».
Nadia Petrova (battue par Tatiana Golovin 3-6, 7-6, 6-3) :
« Je ne comprends pas comment j'ai pu remonter au score à deux reprises et ne pas réusir à conclure ce match. Tatiana a eu un peu de chance, et moi, je ne servais pas bien, je ne me sentais vraiment pas en confiance sur mon service. J'étais assez énervée par mon jeu, par la façon dont tout ça s'est passé. Ma cuisse ne m'a pas posé de problème, il y avait autre chose, mais je ne sais pas quoi. Maintenant, je vais disposer de quelques jours pour profiter de Paris et m'y promener un peu avant de partir pour Anvers ».
Patty Schnyder (vainqueur d’Elena Dementieva 6-3, 6-3)
« Ce match est vraiment satisfaisant. Je suis particulièrement heureuse car j’ai souvent essayé de bien jouer dans ce tournoi sans y parvenir. Pourtant, j’aime venir à Paris car le public connaît bien le tennis. Là, je pense avoir réalisé un match presque parfait. J’ai essayé d’être constante et concentrée de bout en bout. Car Elena est une championne. Même menée, elle peut vous sortir des coups gagnants à tout moment et pendant 2-3 jeux, vous ne voyez plus la balle. Mais aujourd’hui, ma tactique a parfaitement fonctionné. J’ai tenté de casser le rythme sur son revers. Et j’ai bien servi, ce qui facilite pas mal les choses. Comme je n’ai pas fait trois sets aujourd'hui, je me sens assez fraîche en vue des demi-finales ».
Impériale vendredi soir, Amélie Mauresmo a pris sa revanche sur la finale de l’an dernier en dominant facilement Dinara Safina, 6-2, 6-2. En 1h15, la Française a plié son affaire et gagné le droit d’affronter Tatiana Golovin en demi-finale.
Amélie Mauresmo a bien accédé à une autre dimension depuis ses belles victoires au Masters et à l’Open d’Australie. S’il en était besoin, les spectateurs du Stade Pierre de Coubertin en ont eu l’éclatante démonstration, vendredi soir. Battue en finale l’an passé par Dinara Safina en trois sets, la Française s’est offerte une superbe revanche en dominant très aisément la Russe 6-2, 6-2.
Le combat tant attendu n’aura duré que quelques minutes. 19h45, le stade est plein pour assister au choc. Le premier point est pour la petite sœur de Marat Safin. D’entrée, ça cogne. Le deuxième revient à Mauresmo. Les échanges sont disputés. Les grosses frappes de fond de court pullulent. Ca sent l’ambiance des grands soirs. Amélie est très affûtée, elle répond aux coups de boutoir de Safina et après cinq minutes, elle réalise le break d’entrée. Classée à la 17eme place du classement WTA, la Russe tente de refaire son retard mais Mauresmo la pousse à la faute. 2-0. Puis 3-1. La récente championne de Melbourne distribue, impressionnant par sa longueur de balle. Après 38 minutes, elle empoche le premier set 6-2.
Du souci pour Golovin
L’assistance est ravie. Une « Ola » part depuis les tribunes. Gaël Monfils, doté d’une nouvelle coiffure « rasta », George Goven et Loïc Courteau sont aux anges. L’emprise flagrante d’Amélie va se confirmer dans la seconde manche. A 1-1, le public rugit de plaisir après un formidable échange. Safina pilonne, ses cris font de plus en plus intenses mais au final, elle commet la faute. Mauresmo prend à nouveau le service adverse quelques points plus tard. Amélie s’envole, Safina ne la reverra plus. Les jeux défilent. Tenante du titre pour encore quelques instants, Safina s’agace. Après 1h15, elle rend les armes.
Un an après, les mêmes actrices se sont présentées sur le court de Coubertin mais les spectateurs ont assisté à une tout autre partie. La numéro 2 mondiale a confirmé la forme resplendissante qu’elle affiche depuis maintenant plusieurs semaines. Elle est au top. Comme elle ne cesse de le confier, sa tête est libérée et, armée d’un physique parfait, elle peut enfin laisser libre court à son jeu délié et si plaisant. Il n’y a pas grand-chose à faire actuellement face à une telle joueuse dont la confiance semble inébranlable. Tatiana Golovin, adversaire d’Amélie pour la première fois de sa carrière, samedi en demi-finale, peut se faire du mouron.
OGF
L'article du site officiel de l'Open Gaz de France est tellement génial que j'ai décidé de le mettre ici !
Pour son premier match après son sacre à l'Open d'Australie, Amélie Mauresmo a facilement éliminé la Russe Vera Dushevina en deux manches, 6-2, 6-2. En quarts de finale, elle affrontera une autre Russe, Safina, pour un remake de la finale de l'édition 2005.
Il y a eu beaucoup de bruit jeudi après-midi à Coubertin. A la fin du match entre Nathalie Dechy et Elena Dementieva, le public du central a offert une bronca à l'arbitre suite à deux décisions litigieuses en faveur de la Russe. Dix minutes plus tard, c'est une ovation qui est réservée à Amélie Mauresmo à son entrée sur le court. Les organisateurs ont bien fait les choses. Entre les deux matches, tous les spectateurs ont reçu des petits drapeaux sur lesquels étaient inscrits : « Bravo Amélie ». C'est donc une Amélie radieuse qui pénètre sur le court. Souriante, mais sérieuse. La Française n'a pas oublié que sa seule confrontation avec Dushevina s'était soldée par une victoire de la Russe. C'était à Eastbourne en 2005 et la native de Moscou avait gagné 6-4, 6-4.
Elle ne se laisse donc pas griser par les « Allez Amélie ! » qui accompagnent chacune des balles d'échauffement. Pourtant l'attente du public est grande. Et, alors qu'on pouvait s'attendre à ce qu'Amélie ressente une certaine pression, c'est la Russe qui commet d'entrée des fautes grossières et semble tendue. Si la Française n'a pas l'air totalement libérée, elle fait jouer son expérience et va chercher son premier point gagnant de la partie au filet. Une belle volée amortie de coup droit offre au public une nouvelle occcasion de s'enflammer. Mauresmo, qui a choisi de recevoir le service de son adversaire dès le premier jeu, breake d'entrée. Sérieuse, appliquée, n'hésitant pas à se montrer offensive, elle mène rapidement 5-0. Son bras ne tremble pas au contraire de la Russe qui subit l'ambiance « Fed Cup » qui règne au bord du court. En 34 minutes, le set est plié sur le score de 6-2 pour Mauresmo.
L'émotion d'Amélie à la fin du match
Au deuxième set, le match repart sur les mêmes bases. Amélie mène rapidement 2-0. Mais elle se déconcentre et se fait reprendre à 2-2. Moment choisi par la lauréate de l'Open d'Australie pour accélerer à nouveau. Les quatre derniers jeux ne sont qu'une formalité, Mauresmo l'emporte 6-2, 6-2 en 1 heure et 1 minute (plus longtemps que la finale de l'Open d'Australie). La numéro deux mondiale peut enfin se laisser aller à son émotion et communier avec son public qu'elle remercie chaleureusement de ce soutien au micro de Marc Maury, le speaker de l'Open Gaz de France. Elle l'avait bien mérité.
OGF.
Les réactions d'Amélie
"L'accueil du public a été énorme", a commenté la Française sur le court. Je savoure, je savoure. Maintenant, je vous donne rendez-vous demain (vendredi), en plus contre Dinara, ce sera une belle revanche."
"Quand je suis entrée sur le court, j'ai réalisé qu'il s'était passé quelques petites choses ces dernières semaines. Je me suis rendue compte de l'impact que ma victoire a eu", a dit la Française.
"J'ai profité du moment jusqu'à ce que l'échauffement commence et puis j'ai essayé de me reconcentrer sur le match. Il faut que je reste le plus longtemps possible dans cette ambiance", a-t-elle dit.
"C'est rare de vivre des moments comme ça, j'ai beaucoup de chance. Quand j'ai commencé le tennis, c'était surtout l'émotion et le partage de ces instants-là avec le public que je cherchais", a-t-elle ajouté.
À l'issue de la rencontre, Nathalie Dechy, 20e mondiale, pouvait nourrir quelques regrets dans la mesure où elle s'était détachée 5-2, 15-30 sur le service de Dementieva - victorieuse dimanche dernier au tournoi de Tokyo - avant d'être contrainte au jeu décisif.
À la fin du premier set, la Française désormais entraînée par Eric Brémond a demandé à quitter le court pour se faire soigner avant de revenir avec un bandage à la cuisse gauche.
"Sur une amortie, j'ai senti une pointe dans l'ischio, a-t-elle précisé. J'ai préféré demander un arrêt pour soulager le muscle car cela me gênait en revers."
Elena Dementieva, malgré 12 doubles fautes, a été plus solide dans les échanges de fond de court et dans les conclusions au filet.
"Nathalie et moi sommes deux joueuses très fortes mentalement et le match a été très disputé et plutôt difficile", a commenté la Russe qui avoue se sentir encore "fatiguée". Elle était arrivée lundi soir à Paris en provenance de Tokyo.
"Franchement, je ne sais pas si l'une comme l'autre nous aurions été capables de disputer un troisième set."
En toute fin de rencontre, c'est d'ailleurs une Elena Dementieva grimaçante qui se tenait le haut de la cuisse gauche, visiblement touchée physiquement.
A la fin du match entre Nathalie Dechy et Elena Dementieva, le public du central a offert une bronca à l'arbitre suite à deux décisions litigieuses en faveur de la Russe.
Après Alizé Cornet et Tatiana Golovin, Virginie Razzano est la troisième Française à quitter le tournoi de Berlin dès le 1er tour, battue par Lucie Safarova en deux sets. La Tchèque retrouvera une autre Tricolore, Marion Bartoli, tête de série numéro 8, au 2e tour.