Classements

TOP 10 WTA Tour
1 Hénin 0 6105
2 Ivanovic
0 4157
3 Kuznetsova 0 3905
4 Sharapova +1 3876
5 Jankovic
-2 3770
6 Chakvetadze +1 2665
7 V. Williams
-1 2586
8 Dementieva
0 2305
9 S. Williams 0 2296
10 Hantuchova
0 2257

TOP 10 WTA Race
1 Sharapova
0 1950
2 Ivanovic
0 1475
3 Jankovic
0 1405
4 Kuznetsova 0 1110
5 S. Williams
0 1025
6 Hénin
0 1000
7 Zvonareva
0
847
8 Hantuchova
0 786
9 Radwanska
0 742
10 Dementieva
0 691

TOP 10 ATP Tour
1   Federer 0 6600
2   Nadal 0 5930
3   Djokovic 0 4785
4   Davydenko 0 3175
5   Ferrer 0 2570
6   Roddick 0 2260
7   Nalbandian 0 2070
8   Blake 0 1900
9   Berdych 0 1875
10   Gasquet 0 1855

TOP 10 ATP Race
1 Djokovic 0 331
2 Nadal  0 249
3 Davydenko 0 191
4 Tsonga 0 177
5 Roddick 0 168
6 Federer 0 160
7 Blake  0 132
8 Murray 0  122
9 Youzhny 0 117
10 Nalbandian  0 111

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Arnaud Clément, Richard Gasquet, Sébastien Grosjean et Michaël Llodra ont été appelés pour défendre les couleurs de la France contre la Roumanie au 1er tour du Groupe mondial de Coupe Davis. Cette rencontre du 1er tour du Groupe mondial se déroulera à Clermont-Ferrand du 9 au 11 février.

Le capitaine Guy Forget a déclaré avoir fait appel « aux valeurs sûres » du tennis français mais a mis en garde contre « un excès de confiance ». le capitaine de l'équipe de France a par ailleurs rappelé à ses joueurs de n'avoir qu'une seule idée en tête: la qualification pour les quarts de finale.

L'Equipe

AFP

Quelques nouvelles photos sont disponibles dans "Divers"

Attention!! L'album photo "Finale Coupe Davis 2006" disparaîtra ce week-end

Maria Sharapova, sèchement battue en finale de l'Open d'Australie de tennis, va étrenner à partir de mardi son rang de N.1 mondiale au tournoi de Tokyo qu'elle a déjà remporté en 2005.

La Russe de 19 ans est en effet assurée de retrouver la première place du classement WTA dès lundi, après l'avoir déjà occupée quelques semaines à l'automne 2005.

Au sortir de l'humiliante correction donnée samedi par l'Américaine Serena Williams en finale à Melbourne (6-1, 6-2), Sharapova avait estimé que cette défaite allait la rendre plus forte.

Elle devra le prouver dès le Japon où sa principale adversaire pour le titre de ce tournoi prestigieux, doté de plus d'un million d'euros, sera la Suisse Martina Hingis qui l'avait battue l'an dernier en demi-finale, de manière presque aussi péremptoire que Williams (6-3, 6-1), l'empêchant de conserver son titre.

Comme les quatre premières têtes de série - Hingis (2), la Russe Elena Dementieva et la Serbe Jelena Jankovic - la Russe bénéficie cette année d'un accès direct au deuxième tour.

Elle y rencontrera la lauréate de la rencontre entre l'Italienne Francesca Schiavone et la Japonaise Erika Takao.

Quatre fois lauréate de l'épreuve nipponne avant sa retraite (1997, 1999, 2000, 2002), Hingis, qui sera elle opposée à l'Américaine Meghann Shaughnessy ou à une qualifiée, avait échoué en finale en 2006 face à Dementieva.

Les têtes de série:

1. Maria Sharapova (RUS)

2. Martina Hingis (SUI)

3. Elena Dementieva (RUS)

4. Jelena Jankovic (SRB)

5. Ana Ivanovic (SRB)

6. Li Na (CHN)

7. Shahar Peer (ISR)

8. Daniela Hantuchova (SVK)

AFP

Roger Federer sait que pour entrer dans l'histoire du jeu, il faut imposer un style et un palmarès. Ses records sont autant de bonus. A Melbourne, le Suisse a franchi un nouveau palier. Il retrouve Rosewall, Tilden et Borg encore. Des chiffres qui ne font que confirmer ce qu'il exprime sur le court.

0: Federer a remporté l'Open d'Australie, sans perdre un seul set. Seuls trois joueurs ont réussi la même chose en Grand Chelem: Ken Rosewall en 1971 (cinq matches seulement à Melbourne, Ilie Nastase en 1973 à Roland-Garros (deux premiers tours en trois sets gagnants) et Bjorn Borg en 1980, également à Roland-Garros. Le Suédois a réussi cet exploit aussi en 1978 à Paris et en 1976 à Wimbledon.

1: Sur les 11 finales du Grand Chelem qu'il a disputées, il n'en a perdu qu'une, à Roland-Garros en 2006, le seul tournoi majeur qui manque à son palmarès.

3: Il compte désormais trois Open d'Australie à son palmarès, pour autant d'US Open et quatre Wimbledon. A Melbourne, il n'a perdu qu'un match depuis quatre ans, contre Marat Safin en demi-finale 2005, après avoir eu une balle de match.

7: Federer a disputé dimanche sa 7e finale de rang en Grand Chelem, record de Jack Crawford (1934) égalé.

10: Le nombre de tournois du Grand Chelem à son palmarès. Il égale Bill Tilden, se rapproche d'une longueur de Bjorn Borg et de Rod Laver, de deux de Roy Emerson et de quatre de Pete Sampras.

11: Le nombre de demi-finales de suite en tournoi du Grand Chelem, série en cours. C'est mieux que quiconque dans l'histoire. La dernière foi qu'il a perdu avant les demi-finales était à Roland-Garros en 2004, contre Gustavo Kuerten au troisième tour.

12: ses titres en Masters Series, le record appartient à Andre Agassi (17).

36: le nombre de ses victoires consécutives, après son succès sur Gonzalez. C'est son nouveau record personnel. Guillermo Vilas détient le record avec 46 victoires de suite en 1977.

46: nombre de tournois remportés par Federer.

48: ses nombres de victoire de suite sur gazon, série en cours. C'est un record.

161: le nombre de semaines consécutives à la place de N.1 mondial qu'il atteindra le 26 février. Il battra alors le record de Jimmy Connors (160) établi entre 1974 et 1977. Federer est N.1 depuis le 2 février 2004.

Eurosport

C'est avec une logique implacable que Roger Federer a remporté dimanche à l'Open d'Australie son dixième tournoi du Grand Chelem, sans qu'aucun de ses sept adversaires n'arrive à lui ravir le moindre set.

Voilà qui est nouveau. Sur la route qu'il emprunte quotidiennement pour se rapprocher du titre de meilleur joueur de tous les temps, le Suisse n'avait encore jamais remporté un majeur sans perdre un set.

Après cet énième exploit, on pourrait donc croire que le fossé qui le sépare de ses contemporains s'est encore élargi. A voir la correction infligée à Roddick, les difficultés de Nadal ou l'impuissance de Fernando Gonzalez, son valeureux adversaire en finale (7-6, 6-4, 6-4), la thèse prend effectivement du poids.

Car aujourd'hui Federer ne fait plus du Pete Sampras, un de ces modèles et cousins de jeu, mais du Bjorn Borg, qui remportait les tournois du Grand Chelem de manière clinique et qui était d'ailleurs le dernier à ne pas avoir cédé un set en route, en 1980 à Roland-Garros.

A 25 ans, Federer est plus que jamais bien placé pour dépasser tous ses prédécesseurs au livre des records. A commencer par Borg, qui ne possède qu'un majeur de plus, en attendant d'effacer le record de quatorze victoires de Sampras.

S'il continue au rythme de trois titres du Grand Chelem par an, Federer aura fini le travail dans deux ans. Si, entre-temps, il arrive à remporter pour la première fois Roland-Garros, il n'aura peut-être même pas besoin d'attendre jusque-là pour devenir définitivement le plus grand de tous.

Son "parrain", la légende australienne Rod Laver, en est d'ores et déjà persuadé. Sa "victime" en finale, Fernando Gonzalez, aussi. "Il est sur la voie de devenir le meilleur. Il rend le tennis très simple et quand il a une chance il la saisit. S'il peut gagner Roland-Garros? Bien-sûr!", estime le Chilien qui, après son parcours à Melbourne, pointera au 5e rang mondial dès lundi.

Après sa 36e victoire de rang (nouveau record personnel), Federer a une nouvelle fois tempéré les ardeurs. Mais il a aussi glissé qu'il était "plus motivé que jamais" et qu'il ne comptait pas prendre sa retraite "avant les JO de Londres" en 2012. Il comptera alors peut-être vingt titres du Grand Chelem.

Sa suprématie actuelle s'explique par plusieurs facteurs. La première raison tient évidemment à son talent. Mais des joueurs comme ça, il y en a d'autres. Sans le physique qui va avec, la meilleure main ne sert à rien.

Or Federer a un corps idéal pour la pratique du tennis: grand mais pas trop (1,85 m), souple et léger. Là-dessus, il s'est forgé une condition physique irréprochable qui lui permet d'être à la fois rapide et endurant, puissant et fluide. Il possède également un jeu de jambes quasi parfait.

Avec son style de jeu économique, il ne brusque rien et planifie tellement bien ses saisons qu'il n'a plus été blessé depuis plus d'un an.

La troisième raison de sa suprématie vient de son mental et il l'a encore montré dimanche en finale en faisant fi de deux balles de premier set sur le service de Gonzalez.

Contrairement à un Nadal, qui compte déjà deux Roland-Garros à son tableau de chasse à seulement 20 ans, Federer a mis du temps à s'installer dans les tous meilleurs.

Comme beaucoup de surdoués, il lui arrivait de balancer des matches lorsqu'il ne jouait pas aussi bien qu'il estimait être capable de le faire. C'est sans doute sa plus belle réussite d'avoir réussi à faire sa révolution pour devenir le joueur tout en maîtrise qu'il est aujourd'hui.

"J'ai gagné mon premier Masters Series à Hambourg en 2002. Ce fut une étape cruciale, raconte-t-il. Après il me fallait encore une performance en Grand Chelem, genre une demi-finale. C'est arrivé en 2003 à Wimbledon où j'ai même pu aller au bout. Après, je n'ai plus jamais regardé en arrière."

AFP

Plus de photos demain

L'Américaine Serena Williams a remporté pour la troisième fois l'Open d'Australie en battant la Russe Maria Sharapova en deux sets 6-1, 6-2, samedi en finale.

C'est le huitième titre du Grand Chelem gagné par la cadette des soeurs Williams, 25 ans, déjà victorieuse à Melbourne en 2003 et 2005, à l'US Open en 1999 et 2002, à Roland-Garros en 2002 et à Wimbledon en 2002 et 2003.

Seulement 81e mondiale, Serena a remporté samedi son premier tournoi depuis deux ans. Le plus souvent blessée, elle n'avait même plus réussi à atteindre une finale pendant ce laps de temps. Grâce à ce succès, elle devrait remonter jusqu'au 14e rang mondial au prochain classement.

L'ancienne N.1 mondiale devient par ailleurs la deuxième joueuse non-tête de série à l'emporter à Melbourne, après Chris O'Neil en 1978.

Lors de la remise des trophées, Serena a remercié Dieu, sa mère, qu'elle a "beaucoup engueulée pendant la quinzaine", Sharapova, "qui lutte jusqu'au bout", son père et surtout sa soeur "Venus, que j'aime tellement", avant de s'effrondrer en larmes.

Tête de série N.1, Sharapova, 19 ans, était la première Russe à disputer la finale de l'Open d'Australie. Assurée de redevenir N.1 mondiale lundi, la Moscovite n'a donc pas réussi à remporter un troisième titre du Grand Chelem, après Wimbledon 2004 et l'US Open 2006. Samedi, elle a été complètement dépassée par la puissance de frappe de son adversaire et perdu la bataille du service lors d'une partie disputée sous le toit fermé de la Rod Laver Arena.

Comme lors des deux demi-finales hommes, les spectateurs ont assisté à une partie à sens unique, qui n'aura duré que 1 heure et 3 minutes. Serena a pu s'appuyer sur une première balle extraordinaire, tant en termes de vitesse (une pointe à 199 km/h) qu'en termes de régularité (67%). Sereine sur ses engagements, elle a pu mettre Sharapova sous pression, prenant le pari d'une prise de risque maximale, tout en limitant les erreurs (28 coups gagnants dont 7 aces pour 11 fautes directes).

Après avoir dominé le tennis au début du siècle avec sa soeur Venus, Serena Williams réussit ainsi un des retours les plus improbables de l'histoire du jeu. "Je ne pense pas que beaucoup l'attendaient en finale, mais moi si parce que je savais de quoi elle était capable, a applaudi Sharapova. C'est une grande championne, elle l'a prouvé par le passé et l'a encore montré aujourd'hui. J'espère qu'on se rencontrera encore souvent dans le futur et que (...) j'en gagne quelques uns (des matches) aussi."

Souvent blessée, opérée du genou gauche, perturbée par un drame familial et distraite par ses aventures extra-sportives, Serena Williams n'avait disputé que quatorze tournois en deux ans, sans une seule finale. Un bilan qui l'a fait dégringoler jusqu'au 140e rang mondial, en juillet 2006, son plus mauvais classement depuis 1997.

A Melbourne, elle a notamment battu les têtes de série N.5, N.11, N.16 et N.10 pour se frayer un chemin jusqu'en finale, sans joueur un tennis fantastique mais en faisant preuve d'une énorme volonté. Elle a été à deux points de la défaite, en quarts de finale contre l'Israélienne Shahar Peer (3-6, 6-2, 8-6), et a été menée 6-1, 5-3 par Nadia Petrova au premier tour.

Au final, elle a gardé le meilleur pour la fin, en surclassant la future N.1 mondiale.

Chez les hommes, le Chilien Fernando Gonzalez, tête de série N.10, a rejoint Roger Federer en finale de l'Open d'Australie, en surclassant l'Allemand Tommy Haas (N.12) en trois sets, vendredi à Melbourne.

Après Andy Roddick, c'est au tour de Tommy Haas de chercher un refuge secret pour les jours à venir. Abattu 6-1, 6-3, 6-1 par le bombardier de Santiago, l'Allemand, qui était venu chercher une première finale du Grand Chelem, est reparti comme Roddick. "Oui, j'ai vu le match de Roddick hier, c'était un peu pareil et j'étais confus comme Andy pouvait l'être, a commenté Haas. Je n'ai même pas mal joué, mais à chaque fois que j'ai essayé de changer quelque chose, il a trouvé la bonne réponse. Il a été trop bon ce soir."

AFP

Le Chilien Fernando Gonzalez, tête de série N.10, a rejoint Roger Federer en finale de l'Open d'Australie, en surclassant l'Allemand Tommy Haas (N.12) en trois sets, vendredi à Melbourne.

Après Andy Roddick, c'est au tour de Tommy Haas de chercher un refuge secret pour les jours à venir. Abattu 6-1, 6-3, 6-1 par le bombardier de Santiago, l'Allemand, qui était venu chercher une première finale du Grand Chelem, est reparti comme Roddick en se tenant le derrière du pantalon.

"Oui, j'ai vu le match de Roddick hier, c'était un peu pareil et j'étais confus comme Andy pouvait l'être, a commenté Haas. Je n'ai même pas mal joué, mais à chaque fois que j'ai essayé de changer quelque chose, il a trouvé la bonne réponse. Il a été trop bon ce soir."

Pour ne rien arranger, un feu d'artifice lointain a éclaté pile au moment où Haas quittait le court. Ce n'était pas pour célébrer la victoire, si triomphale fut-elle, de Gonzalez mais pour clore les festivités de l'Australian Day, la fête nationale. Il n'empêche, les gerbes de couleur n'ont fait que rajouter à son désarroi et colorer le bonheur de son adversaire.

"Avant le match, le superviseur m'avait prévenu qu'il y aurait un feu d'artifice pendant notre match, a expliqué Gonzalez. Apparemment ce n'était pas prévu que la partie se termine si tôt."

Comment anticiper en effet que le Chilien, 9e mondial, ne mette que huit minutes de plus que Federer pour atteindre la finale? Au total, les deux dragsters ont passé moins de trois heures sur le court en demi-finale (1h23 et 1h31), soit environ autant que deux sets de Nadal.

Si, par la force des choses, on a pris l'habitude avec Federer, on peine encore à comprendre ce qui arrive à Gonzalez, qui était certes un bon joueur mais dont on n'aurait jamais soupçonné un tel festival.

Il y a un an, il était N.12 mondial et était éliminé au premier tour à Melbourne par un qualifié, le "pire match de (sa) vie", qu'il a fini avec des crampes.

Aujourd'hui, il est un N.2 mondial en puissance, après un parcours extraordinaire au cours duquel il n'a laissé aucune chance ni à Hewitt (N.19 mondial, ni à Blake (N.5), ni à Nadal (N.2), ni donc à Haas (N.12).

Tout cela demande évidemment confirmation, mais ce n'est pas un hasard si Gonzalez perce au moment où il a trouvé en Larry Stefanski l'entraîneur dont il avait sans doute besoin.

Avec le cogneur chilien, l'équation consistait à discipliner son jeu et lui rendre une marge de sécurité supérieure, tout en conservant son point fort, un énorme coup droit.

Vendredi, ses statistiques limpides font penser que le pari a été réussi: avec 42 coups gagnants (18 en coup droit) pour le chiffre ridicule de 3 fautes directes, Gonzalez a joué un match presque parfait.

S'il utilise son arsenal de frappes avec plus de mesure, c'est aussi parce qu'il en a désormais les moyens physiques. "Avant, j'étais paniqué à l'idée de passer trop de temps dehors. Aujourd'hui, je peux tenir cinq sets sans problème", a-t-il souligné.

Cela lui permet de "construire davantage les points et d'attendre le bon moment". Ce qu'il n'a en revanche pas attendu, c'est d'appeler sa maman, sitôt sorti du court.

"C'est tôt le matin au Chili, mais tout le monde suit ça là-bas, car le tennis est devenu quelque chose d'important depuis Marcelo (Rios), les jeux Olympiques (2004, 3 médailles) et la Coupe Davis", où le Chili accueille la Russie tenante du titre dans deux semaines.

Gonzalez a les moyens d'y déclencher la folie dès dimanche s'il devient le premier Chilien à remporter un tournoi du Grand Chelem.

AFP

Un Roger Federer en état de grâce a humilié jeudi l'Américain Andy Roddick 6-4 6-0 6-2 en demi-finale de l'Open d'Australie.

Le numéro un mondial et tenant du titre a accumulé les coups gagnants pour s'imposer en 83 petites minutes et atteindre sa septième finale consécutive en Grand Chelem, égalant ainsi le record établi dans les années 30 par l'Australien Jack Crawford.

Le Suisse affrontera en finale le vainqueur de l'autre demi-finale, entre l'Allemand Tommy Haas et le Chilien Fernando Gonzalez.

Roddick avait bien débuté, effaçant un break pour revenir à 2-2 dans le premier set. Mais Federer reprenait le service de l'Américain dans le neuvième jeu avant d'empocher la manche avec son sixième ace du match.

A partir de là, le match fut à sens unique, Federer alignant 11 jeux d'affilée pour dégoûter son adversaire.

Impérial du fond du court, Federer pliait le deuxième set en 22 minutes. La troisième manche était à peine plus serrée et Federer abrégeait finalement les souffrances d'un Roddick impuissant d'un coup droit gagnant sur la deuxième balle de match.

"UN MATCH MERVEILLEUX"

Roger Federer s'est déclaré "stupéfait" par sa propre performance.

"Je l'ai explosé", a-t-il dit. "C'est un grand moment. C'est un sentiment spécial. Tout ce qu'il faisait ne marchait pas et tout ce que je faisais fonctionnait. C'était même valable pour le hawk-eye. J'ai concrétisé sept balles de break sur sept et ça doit être la première fois que cela m'arrive. C'était juste un match merveilleux."

Andy Roddick s'était procuré trois balles de match en novembre dernier à la Masters Cup de Shanghai et avait dominé sa bête noire lors d'une exhibition en début d'année à Kooyong. Mais cette fois, le Suisse a remis les pendules à l'heure.

"Il y avait beaucoup d'attente. Il se sentait plus proche. Mais je n'ai pas pris ses déclarations comme une provocation. Il fallait faire attention. La leçon de ce match, c'est que je suis prêt pour 2007."

Le Bâlois partira évidemment grandissime favori de la finale dimanche.

"Si je peux continuer à jouer comme ça, ce sera incroyable", a-t-il dit. "J'ai beaucoup de temps pour préparer ma finale. Je vais commencer par regarder la demi-finale entre Tommy Haas et Fernando Gonzalez."

Le Suisse a également eu quelques mots pour son adversaire, qui a vécu un cauchemar sur le court de la Rod Laver Arena.

"Je n'aurais pas aimé être dans sa peau au moment de la conférence de presse", a dit Roger Federer. "Les gens ont dû lui demander pourquoi son plan n'a pas marché."

Effectivement, Andy Roddick était sous le choc. "C'est un résultat misérable", a commenté l'Américain. "A partir de 4-4, les jeux ont défilé. Quand il fait la course en tête, il est pratiquement irrattrapable.

"Si je n'étais pas venu en conférence de presse, j'aurais pris une amende mais ce n'est pas une question d'argent. Je n'avais qu'une envie : fuir le stade. Mais mon père m'a toujours appris à faire face aux coups durs et je suis venu vous voir.

"La première chose que m'a dit Jimmy Connors? Il m'a donné une bière. Les chances de Gonzalez ou Haas ? Minces. Si je vais trouver le sommeil facilement ? Ça dépend de ce que je vais boire ce soi.

"Ma performance en conférence de presse a été meilleure que sur le court ? Si on effectuait un classement de mes conférences, je serais sans problème dans le Top 5".

Reuters

Serena Williams, revenue de nulle part, a atteint la finale de l'Open d'Australie et y rencontrera Maria Sharapova, qui a enfin passé le cap, jeudi à Melbourne.

Serena, 81e mondiale, tentera samedi de devenir la première non-tête de série depuis 1978 à remporter le tournoi, après sa victoire sur la Tchèque Nicole Vaidisova (7-6, 6-4).

Sharapova, qui a mis fin à l'aventure australienne de Kim Clijsters (6-4, 6-2) voudra l'en empêcher et décrocher son premier titre à Melbourne, où elle avait échoué en demi-finales ces deux dernières années.

Assurée de redevenir N.1 mondiale lundi, Sharapova est la première Russe à accéder à la finale en Australie. Opposée à la joueuse préférée du public, elle a sorti son meilleur tennis au meilleur moment pour s'épargner un nouveau psychodrame, après avoir gaspillé trois balles de match en 2005 face à... Serena Williams.

"C'était le meilleur match de ma quinzaine, c'était l'adversaire la plus redoutable que j'avais à affronter et je me devais d'élever mon niveau de jeu", a déclaré la Moscovite de 19 ans.

Après avoir été menée 4-3 dans le premier set, Sharapova n'a plus perdu que deux jeux du match, en jouant un tennis puissant et précis, et en étant surtout très réaliste, en convertissant 5 de ses 8 balles de break, contre 2 sur 12 pour Clijsters.

 

"J'ai pu compter sur mon service aux moments où il le fallait, c'était la clé du match aujourd'hui", a souligné la Russe, qui a servi 7 aces et remporté 70% des points sur sa première balle.

Clijsters n'a, elle, pas retrouvé son niveau du début du tournoi, même s'il y avait du mieux par rapport à son quart de finale contre Martina Hingis, où elle avait commis 62 fautes directes. "Elle a vraiment bien joué, aucun doute là-dessus, mais moi, même si c'était mieux qu'hier, ce n'était toujours pas ça", a expliqué la Flamande, 23 ans.

 

Sharapova n'a plus perdu un set à Melbourne depuis son immense frayeur du premier tour, où elle était passée à deux points de la défaite face à la Française Camille Pin (6-3, 4-6, 9-7).

Sa prochaine adversaire, Serena Williams, n'a encore jamais perdu en finale ni en demi-finale à Melbourne. Les deux précédentes fois qu'elle y avait atteint le dernier carré, en 2003 et 2005, elle avait remporté le tournoi, en sauvant à chaque fois des balles de match en demi-finale.

Jeudi, l'Américaine n'a pas été poussée à cette extrémité, mais a quand-même dû défendre une balle de set contre Vaidisova, à 4-5 dans la première manche.

La cadette des soeurs Williams a ensuite nettement dominé le début du deuxième set pour mener rapidement 5 jeux à 1. Vaidisova faisait alors preuve d'un cran étonnant pour revenir à 5-4, en effaçant quatre balles de match.

"Elle a joué de façon incroyable sur les balles de match, l'a félicitée Serena. En fait, elle m'a fait penser un peu à moi-même, mais j'ai essayé de rester concentrée".

A 5-4, Serena tenait ainsi bon sur son service pour parachever son retour fracassant sur le devant de la scène, après deux années très discrètes.

Souvent blessée et distraite par ses aventures extra-sportives, l'ancienne N.1 mondiale n'a disputé que quatorze tournois en deux ans et n'a plus remporté le moindre titre depuis sa victoire à Melbourne en 2005.

Un bilan qui l'a fait dégringoler jusqu'au 140e rang mondial, en juillet 2006, son plus mauvais classement depuis 1997. Lundi, Serena va faire son retour dans le Top 20. "C'est génial, c'est allé si vite!", a-t-elle commenté.

Selon les projections de la WTA, elle devrait retrouver au minimum le 18e rang et même le 14e si elle remporte le tournoi, comme elle a l'habitude de le faire tous les deux ans à Melbourne.

AFP

Le problème de l'hébergeur d'images semble maintenant résolu: de nouvelles photos sont disponibles dans l'album "Open d'Australie 2007" et les articles peuvent de nouveau être publié avec des photos.

La Russe Maria Sharapova et la Belge Kim Clijsters se rencontreront jeudi en demi-finales de l'Open d'Australie, après leurs victoires sur Anna Chakvetadze et Martina Hingis mercredi à Melbourne.

Sharapova a battu sa compatriote Anna Chakvetadze (7-6, 7-5), alors que Clijsters a dominé la Suissesse Martina Hingis, triple lauréate du tournoi, en trois sets, malgré 62 fautes directes.

L'autre demi-finale opposera l'Américaine Serena Williams à la Tchèque Nicole Vaidisova, qualifiées depuis la veille.

Clijsters, tête de série N.4, a dû frapper 47 coups gagnants (contre 15 à Hingis) pour faire oublier son énorme déchet. Sur les 99 points gagnés par Hingis, 62 l'ont été sur des erreurs de Clijsters, dont neuf double-fautes.

La Flamande, dont ce sera la cinquième demi-finale à Melbourne, a cependant arrêté de viser les bâches au bon moment, en remportant onze des douze derniers points, de 3-3, 40-40 jusqu'à la fin du match.

Comme en 2006, Clijsters a ainsi mis fin au parcours de Hingis en quarts de finale. L'année dernière, elle s'était déjà imposée en trois sets (6-3, 2-6, 6-4) avant d'abandonner en demi-finale devant Amélie Mauresmo, en raison d'une blessure à une cheville.

Clijsters, toujours invaincue cette saison, dispute, elle, son dernier Open d'Australie puisqu'elle a prévu d'arrêter sa carrière à la fin de la saison, alors qu'elle n'aura que 24 ans.

Sharapova, tête de série N.1, atteint pour la troisième fois de suite les demi-finales à Melbourne. Assurée de redevenir N.1 mondiale lundi, la Russe s'y était arrêtée ces deux dernières années, battue par Serena Williams en 2005 et par Justine Henin-Hardenne en 2006.

Après Anastassia Rodionova et Vera Zvonareva, elle a battu mercredi sa troisième Russe dans le tournoi. La Moscovite compte désormais 44 victoires dans ses face-à-face avec ses compatriotes, contre 15 défaites.

Après avoir frôlé l'élimination au premier tour contre la Française Camille Pin (6-3, 4-6, 9-7), elle n'a plus perdu un seul set. Mais elle encore souffert pendant deux heures et quart mercredi.

Sharapova a profité de la fatigue et de la tension supérieures de son adversaire, touchée à l'épaule droite et qui a notamment commis une double faute effroyable - elle a servi dans son propre carré de service! - en fin de match.

L'Allemand Tommy Haas atteint sa troisième demi-finale à l'Open d'Australie, après avoir éliminé le 3e joueur mondial, Nikolay Davydenko, en cinq sets 6-3, 2-6, 1-6, 6-1, 7-5.

Déjà demi-finaliste en 1999 et 2002, Haas tentera pour la première fois d'aller en finale, vendredi face à l'Espagnol Rafael Nadal (N.2) ou le Chilien Fernando Gonzalez (N.10).

Mercredi, il a montré de grosses qualités mentales pour se sortir de plusieurs situations compliquées. Après avoir mené deux sets à un, il a également accusé un break de retard dans la cinquième manche (1-3) et a même dû sauver une balle de match, à 4-5 sur son service.

Avant que la bataille ne commence vraiment au cinquième set, la partie avait épousé une courbe sinusoïdale, chaque joueur se montrant tour à tour dominant.

Seulement 12e mondial, Haas est un adversaire redoutable à Melbourne où, outre ses deux demi-finales précédentes, il avait poussé Roger Federer dans un cinquième set l'année dernière en huitièmes de finale.

Médaillé d'argent aux JO de Sydney, Haas est très à l'aise sur les courts en dur où il a remporté neuf des titres de sa carrière.

A 28 ans, l'Allemand est le plus vieux joueur encore en lice. Il revient en pleine lumière, après avoir connu son lot de blessures. Après s'être hissé jusqu'au 2e rang mondial, en mai 2002, il avait notamment manqué toute la saison 2003 à cause d'une blessure à l'épaule.

Davydenko échoué pour la troisième fois de suite en quarts de finale de l'Open d'Australie.

Les meilleurs résultats du Russe en Grand Chelem restent ainsi ses demi-finales à Roland-Garros 2005, où il avait déjà battu Haas au 3e tour, et à l'US Open 2005, où il avait encore dominé... Haas, en cinq sets en quarts de finale.