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TOP 10 WTA Tour
1 Hénin 0 6105
2 Ivanovic
0 4157
3 Kuznetsova 0 3905
4 Sharapova +1 3876
5 Jankovic
-2 3770
6 Chakvetadze +1 2665
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-1 2586
8 Dementieva
0 2305
9 S. Williams 0 2296
10 Hantuchova
0 2257

TOP 10 WTA Race
1 Sharapova
0 1950
2 Ivanovic
0 1475
3 Jankovic
0 1405
4 Kuznetsova 0 1110
5 S. Williams
0 1025
6 Hénin
0 1000
7 Zvonareva
0
847
8 Hantuchova
0 786
9 Radwanska
0 742
10 Dementieva
0 691

TOP 10 ATP Tour
1   Federer 0 6600
2   Nadal 0 5930
3   Djokovic 0 4785
4   Davydenko 0 3175
5   Ferrer 0 2570
6   Roddick 0 2260
7   Nalbandian 0 2070
8   Blake 0 1900
9   Berdych 0 1875
10   Gasquet 0 1855

TOP 10 ATP Race
1 Djokovic 0 331
2 Nadal  0 249
3 Davydenko 0 191
4 Tsonga 0 177
5 Roddick 0 168
6 Federer 0 160
7 Blake  0 132
8 Murray 0  122
9 Youzhny 0 117
10 Nalbandian  0 111

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Rafael Nadal a dû batailler près de cinq heures samedi pour venir à bout du Français Paul-Henri Mathieu et atteindre les huitièmes de finale du tournoi de tennis de Roland-Garros.

Le gaucher majorquin s'est imposé en quatre sets (5-7, 6-4, 6-4, 6-4) pour étendre à 56 le nombre de ses victoires consécutives sur terre battue, au terme du match le plus excitant de la quinzaine en cours.

Tout au long de la partie, Mathieu, 32e mondial, lui a rendu coup sur coup, sur la lancée d'un premier set qui a duré à lui seul plus d'une heure et demie.

"Il a été très bon, j'ai dû jouer mon meilleur tennis", a commenté Nadal.

Mais le formidable combat fut soudain abrégé par un jeu de service catastrophique du Français à 4-4 dans le quatrième set, que Nadal reçut comme une offrande le jour de son 20e anniversaire.

Réputé pour avoir des nerfs friables, Mathieu vendangea une volée et deux coups droits faciles de suite, pour offrir sur un plateau le break au Majorquin et anéantir en trente secondes près de cinq heures d'efforts.

"Il y avait une intensité qui était dure à tenir mentalement et physiquement, a plaidé Mathieu. Il n'y a pas un moment où je l'ai senti se relâcher. Pendant cinq heures c'est quand même dur à soutenir."

Nadal, qui disputait son deuxième match en deux jour, a impressionné une nouvelle fois par son endurance et son jeu de défense exceptionnels.

"Ce match peut m'être profitable pour la suite", a estimé la terreur de Manacor. Il faut que je me prépare à avoir des matches difficiles."

Il retrouvera en huitièmes de finale l'Australien Lleyton Hewitt, souverain face au Slovaque Dominik Hrbaty (7-6, 6-2, 6-2).

Quatre têtes de série sont tombées contre des joueurs tous classés au-delà du 60e rang mondial. Olivier Rochus s'est fait avoir à l'usure par Alberto Martin (68e), David Ferrer au mental par Ruben Ramirez Hidalgo (79e) et Tommy Haas au talent par Novak Djokovic (63e).

L'exploit le plus retentissant a été celui de Julien Benneteau, 95e mondial, qui a éjecté du tournoi Radek Stepanek, 11e mondial et récent finaliste à Hambourg (5-7, 7-5, 7-6, 6-3).

Deux parties n'ont pas pu aller à leur terme chez les messieurs, celle entre Ivan Ljubicic et Juan Monaco et celle entre Gaël Monfils et James Blake.

Dans le tableau féminin, Martina Hingis commence à se découvrir des ambitions après avoir avalé trois tours au pas de charge.

"Le cercle des favorites se rétrécit, oui, je pense que j'ai de bonnes chances", a-t-elle lancé après une nouvelle punition infligée cette fois à la pauvre Croate Ivana Lisjak (6-1, 6-1).

Je n'ai rien à perdre, c'est ça mon atout cette année", a explique l'ancienne reine du circuit, sortie en janvier d'une retraite de trois ans et qui n'a concédé que dix jeux en trois matches à Paris.

Même si elle s'en cachait, la cote de Hingis a grimpé encore lorsqu'elle apprit que sa prochaine adversaire s'appelait Shahar Peer en non Elena Dementieva, finaliste de l'édition 2004 et qui l'a battue trois fois lors de leurs quatre dernières confrontations.

L'Israélienne Peer, 26e mondiale, n'est cependant pas à sous-estimer. Agée de 19 ans, elle a remporté son premier tournoi en février à Pattaya et deux autres depuis, dont celui d'Istanbul il y a une semaine en battant Anastasia Myskina en finale.

Myskina, vainqueur à Paris en 2004, retrouve son meilleur niveau après une année perturbée par la maladie de sa mère. Samedi, elle s'est promenée (6-2, 6-3) contre la Serbe Ana Ivanovic.

"C'était mon meilleur match de l'année sur terre battue, s'est réjouie la Russe. Je suis très proche de mon niveau de 2004."

Elle affrontera, lors du choc des huitièmes, Justine Henin-Hardenne. La Wallonne, sacrée en 2003 et 2005, a "chassé (ses) vieux démons" samedi en battant (6-4, 6-0) Tathiana Garbin, qui l'avait surpris au deuxième tour en 2004. AFP

Simple dames (3e tour):

Anastasia Myskina (RUS/N.10) bat Ana Ivanovic (SCG/N.19) 6-2, 6-3

Justine Henin-Hardenne (BEL/N.5) bat Tathiana Garbin (ITA) 6-4, 6-0

Gisela Dulko (ARG/N.32) bat Shenay Perry (USA) 6-1, 6-1

Anna-Lena Groenefeld (GER/N.13) bat

Maria Kirilenko (RUS/N.20) 6-2, 7-6 (7/2)

Daniela Hantuchova (SVK/N.15) bat Nathalie Dechy (FRA/N.21) 6-3, 3-6, 10-8

Shahar Peer (ISR/N.31) bat Elena Dementieva (RUS/N.6) 6-4, 7-5

Kim Clijsters (BEL/N.2) bat Anabel Medina (ESP/N.26) 6-3, 6-4

Martina Hingis (SUI/N.12) bat Ivana Lisjak (CRO) 6-1, 6-1

Simple messieurs (3e tour)

Lleyton Hewitt (AUS/N.12) bat Dominik Hrbaty (SVK/N.22) 7-6 (7/5), 6-2, 6-2

Julien Benneteau (FRA) bat R. Stepanek (TCH/N.11) 5-7, 7-5, 7-6 (10/8), 6-3

Alberto Martin (ESP) bat O. Rochus (BEL/N.27) 7-5, 4-6, 6-7 (5/7), 6-1, 6-4

Ruben Ramirez Hidalgo (ESP) bat David Ferrer (ESP/N.15) 7-6 (7/4), 7-5, 6-4

Novak Djokovic (SCG) bat Tommy Haas (GER/N.23) 7-5, 6-1, 7-6 (7/4)

Rafael Nadal (ESP/N.2) bat Paul-Henri Mathieu (FRA/N.29) 5-7, 6-4, 6-4, 6-4

Gaël Monfils (FRA/N.25) - James Blake (USA/N.8) 6-2, 6-7 (2/7) interrompu

Ivan Ljubicic (CRO/N.4) - Juan Monaco (ARG) 4-6, 5-7, 6-3, 6-4, 4-2 int.

 

La belle aventure d'Aravane Rezai aux Internationaux de France est arrivée à son terme ce vendredi. La Française s'est inclinée face à Nicole Vaidisova (n°16), non sans avoir sauvé une balle de match au deuxième set (6/1, 6/7, 6/0). La Tchèque affrontera Amélie Mauresmo en huitièmes de finale.

Aravane Rezai et Nicole Vaidisova jouent depuis une heure pile sur le court Suzanne-Lenglen. La première confrontation entre les deux jeunes filles tourne largement à l'avantage de la mieux classée des deux. Gagnante de son sixième tournoi à Strasbourg avant "Roland", la Tchèque, 16e mondiale, mène 6/1, 5-3, 40-30 après un retour de coup droit de Rezai dans la bande. Face à la grande Nicole (1,83 m), la native de Saint-Etienne commet trop de fautes à force de chercher le coup dur (48 au total contre 39 à son adversaire).

Vaidisova prise en grippe

Mais jusque-là sporadiques, les coups gagnants d'Aravane commencent à se multiplier (24 dans le match contre 28 à son adversaire). Et le cavalier seul de Vaidisova s'interrompt. Poussée à la faute en revers, la pensionnaire de l'académie Bollettieri ne convertit pas cette balle de match. Elle s'agace de la réussite de la 142e mondiale qui touche les lignes avec une insolente réussite, comme sur ce smash après rebond qui offre une deuxième balle de 4-5 à Rezai. Une double faute plus tard et la Française efface son break de retard dans une ambiance délirante.

Vexée, Vaidisova fracasse sa raquette en retournant à sa chaise. Sifflets et huées tombent des gradins. Le public prend la Tchèque un peu plus en grippe quand Rezai obtient une balle de 5-5 d'un coup droit pleine ligne. Mais Vaidisova montre une autre marque. Re-sifflets et re-huées ! Et la championne de France 17-18 ans 2003 égalise à 5-5. Bientôt on dispute un tie break.

Aravane tout sourire

Vaidisova mène 2-0. Mais Aravane s'arrache en défense avant de croiser parfaitement un coup droit pour revenir à 2-2. Sous pression à 3-3, Vaidisova dévisse deux revers : 5-3. La Tchèque est aux abois. Elle semble au bord des larmes. Plus encore quand la Française lâche un bon retour de revers décroisé : 6-3. Un coup droit gagnant, une erreur de dix centimètres sur un coup facile de Rezai, un ace sur le "T" et la Tchèque revient à hauteur : 6-6. Mais deux nouvelles fautes la condamnent : 8-6 pour Rezai qui, tout sourire, égalise à un set partout. C'est la folie douce sur le "Lenglen".

Au bord de la crise de nerfs, Vaidisova quitte le court. Suivie par son adversaire. A son retour, la tête de série n°16 est sifflée, Aravane acclamée. Malheureusement pour elle, la Française manque une balle de 1-0 sur son service, qu'elle finit par céder. Derrière, les jeux défilent : 2-0, 3-0 double break. Au changement de côté, la kiné masse le bras droit de Rezai.

Force de frappe et caractère de battante

Après cinq minutes de soins, Aravane a récupéré… momentanément. Elle manque une balle de débreak, et Vaidisova s'envole vers la victoire. Cinquante cinq minutes après sa première balle de match, la Tchèque concrétise la seconde. Cette 7e victoire consécutive lui permet de défier la n°1 mondiale Amélie Mauresmo, en huitièmes de finale. Comme à l'Open d'Australie.

Aravane Rezai a, elle, fini son joli parcours à Roland-Garros. Issue des qualifications, elle a impressionné par sa force de frappe et son caractère de battante. Les spectateurs lui réservent d'ailleurs une standing ovation méritée. "Je n'étais pas dans le match au premier set, regrettait-elle au micro de la télévision. J'ai pu me ressaisir au deuxième set, mais c'était trop tard. C'était mon sixième match et j'étais un peu fatiguée. J'ai ressenti des crampes au bras."

En tout cas, sur ce qu'elle a montré, Aravane peut légitimement viser l'objectif qu'elle avouait après s'être qualifiée : faire partie des cinquante meilleures mondiales d'ici la fin de l'année. L'aventure est terminée aux Internationaux de France 2006. Elle ne fait peut-être que commencer.

Benjamin Waldbaum

La journée de vendredi s'annonce chargée dans le tournoi de tennis de Roland-Garros, entre ceux qui ont un deuxième tour à finir et ceux qui débutent leur troisième étape.

Les deux favoris masculins, Roger Federer et Rafael Nadal, qui étaient censés ne pas jouer le même jour, vont finalement sortir la raquette en même temps, puisque l'Espagnol n'a pas pu jouer jeudi à cause de la pluie.

Federer passera son premier vrai test face au Chilien Nicolas Massu, alors que Nadal tentera de faire vite contre l'Américain Kevin Kim.

La partie entre l'Espagnol Juan Carlos Ferrero, vainqueur en 2003, et son successeur au palmarès, l'Argentin Gaston Gaudio, sera l'affiche de prestige du troisième tour.

Que les deux anciens rois du Central se rencontrent aussi tôt dans le tournoi tient au mauvais classement de Ferrero, 27e mondial aujourd'hui après avoir été N.1 l'année de son sacre à Roland-Garros.

Depuis sa victoire à Paris, le Valencian n'a plus remporté le moindre tournoi.

Dans le tableau féminin, la N.1 mondiale Amélie Mauresmo est encore à la recherche de son match référence à Roland-Garros cette année. La Serbe Jelena Jankovic, 32e mondiale, lui offre l'occasion d'y remédier.

L'autre Française engagée, Aravane Rezaï, voudra elle poursuivre son conte de fée à Paris mais l'opposition avec la Tchèque Nicole Vaidisova s'annonce rude.

Le seul représentant masculin français engagé, Jérémy Chardy, part pour une mission impossible face à l'Espagnol David Ferrer, qui mène 6-1, 6-4 dans leur deuxième tour abrégé jeudi soir.

Jeudi, Gaël Monfils a pris la relève de Sébastien Grosjean en tant que leader du contingent français à Roland-Garros. Tout sauf brillant face au second couteau belge Dick Norman, 110e mondial battu à l'arraché en cinq sets 4-6, 6-3, 6-7 (4/7), 6-0, 7-5, le Parisien de 19 ans a au moins évité le naufrage de son aîné, sorti par un Argentin inconnu, Martin Vassallo Arguello, également en cinq manches 1-6, 6-4, 4-6, 7-5, 6-2. AFP

Programme des principaux matches (début des matches à 11h00):

Court central
Juan Carlos Ferrero (ESP/N.24) - Gaston Gaudio (ARG/N.10)
Fin de Viktoriya Kutuzova (UKR) - Elena Dementieva (RUS/N.6) 5-1
Jelena Jankovic (SCG) - Amélie Mauresmo (FRA/N.1)
Nicolas Massu (CHI/N.32) - Roger Federer (SUI/N.1)
Alicia Molik (AUS) - Maria Sharapova (RUS/N.4)
Court Suzanne Lenglen
Conchita Martinez Granados (ESP) - Kim Clisters (BEL/N.2) reporté de jeudi
Rafael Nadal (ESP/N.2) - Kevin KIM (USA) reporté de jeudi
Nikolay Davydenko (RUS/N.6) - Carlos Moya (ESP/N.30)
Nicole Vaidisova (CZE/N.16) - Aravane Rezaï (FRA)
Court N.1
Martina Hingis (SUI/N.12) - Zuzana Ondraskova (CZE) reporté de jeudi
Fin de James Blake (USA/N.8) - Nicolas Almagro (ESP) 6-7 (5/7) reporté jeudi
Karolina Sprem (CRO) - Venus Williams (USA/N.11)
Lukas Dlouhy (CZE) - Tommy Robredo (ESP/N.7)
Nicolas Kiefer (GER/N.13) - Tomas Berdych (CZE/N.20)
Court N.2
Julia Vakulenko (UKR) - Patty Schnyder (SUI/N.7)
Li Na (CHN) - Svetlana Kuznetsova (RUS)
Albert Montanes (ESP) - Mario Ancic (CRO/N.12)
Dmitry Tursunov (RUS/N.31) - David Nalbandian (ARG/N.3)
Court N.3
Fin de David Ferrer (ESP/N.15) - Jérémy Chardy (FRA) 6-1, 6-4
Court N.6
Fin de Fernando Verdasco (ESP/N.28) - Juan Monaco (ARG) 6-4, 4-6, 2-2
Katarina Srebotnik (SLO/N.24) - Dinara Safina (RUS/N.14)
Court N.7
Anabel Medina Garrigues (ESP/N.26) - Kaia Kanepi (EST)
Francesca Schiavone (ITA/N.9) - Flavia Pennetta (ITA/N.17)

Le jeune Français Gaël Monfils est apparu survolté jeudi, pour venir à bout du Belge Dick Norman, vétéran du tournoi âgé de 35 ans.

Le Parisien, 19 ans et tête de série numéro 25, a dû batailler cinq sets et trois heures 19 minutes pour l'emporter 4-6 6-3 6-7 6-0 7-5 devant le 115e joueur mondial, sur un court Suzanne-Lenglen plein comme un oeuf.

"Avec le public, j'ai oublié qu'il faisait froid. Quand j'ai vu que le Suzanne était 'blindé', ça m'a fait drôle. J'ai retrouvé l'ambiance de Bercy la première fois que j'y ai joué (en 2004).

"Dans une carrière, on rêve de jouer de nombreux matches comme ça", a dit Monfils, qui a reconnu avoir été "un peu abattu" par la perte du premier set.

L'interruption par la pluie survenue à ce moment-là a finalement été la bienvenue et a permis à son entraîneur, Thierry Champion, de le remettre sur les rails.

"J'étais au fond du vestiaire, je jouais à la console - j'avoue - et j'étais un peu abattu. Il (Champion) m'a dit de m'exprimer, d'exprimer sur le terrain ce que je ressentais vraiment. Dans les grands matches comme ça, il faut que je sois au taquet du début à la fin", a-t-il dit.

Reuters

Après deux premières journées favorables aux hiérarques du tennis, le premier tour de Roland-Garros s'est terminé mardi par la chute de deux stars, Andy Roddick et Nadia Petrova, pour des raisons plus médicales que sportives.

Touché à une cheville depuis la semaine dernière, l'Américain a abandonné alors qu'il était mené 6-4, 7-5, 1-0 par un honnête spécialiste de la terre battue, l'Espagnol Alberto Martin, 68e mondial.

"Je me suis fait un peu mal à 5-5 au deuxième set. J'ai senti que ça empirait et j'ai voulu éviter quelque chose de grave. Alberto, c'est le genre de gars qui vous fait travailler sur chaque point, vraiment le type de joueur qu'il ne me fallait pas aujourd'hui", a-t-il expliqué.

Le grand serveur texan avait longtemps hésité avant de venir défendre ses chances, qui sont traditionnellement maigres à Paris. Lors de ses cinq premières participations, il n'avait jamais dépassé le troisième tour. Ces déboires avaient fait de lui la meilleure affaire de la première semaine pour les sans-grades à la recherche de la notoriété.

"J'ai peut-être été bêtement optimiste, mais j'ai voulu tenter ma chance", a expliqué Roddick, qui pense d'ores et déjà à la saison sur gazon et à Wimbledon, où il a été finaliste l'année dernière et il y a deux ans.

La déception a été beaucoup plus vive pour Petrova, qui passait pour la femme en forme du moment. Victorieuse de quatre de ses cinq précédents tournois et invaincue sur terre battue, elle était arrivée à Roland-Garros avec l'espoir de faire mieux que sa demi-finale de l'année dernière.

Hélas, cet optimisme s'est brisé samedi lorsque la Russe s'est fait mal à la jambe droite à l'entraînement. Ses pires craintes se sont confirmées dès le début de son match face à la Japonaise Akiko Morigami, perdu en deux sets 6-2, 6-2 et à peine plus d'une heure de jeu.

"Je pensais qu'en jouant un match ou deux ça pourrait s'améliorer. Malheureusement, j'ai ressenti le mal dès le début du match. C'est une blessure aux adducteurs. Plus que la douleur, le problème était que ma jambe ne répondait pas. Je ne pouvais pas bouger aussi bien que d'habitude", a expliqué Petrova.

Pour Marat Safin, le statut de star a été mis entre parenthèses. Retombé au 52e rang mondial, le Russe peine à retrouver son meilleur niveau après avoir été absent du circuit pendant près de sept mois en raison d'une blessure au genou.

C'est donc sans surprise qu'il a été éliminé en quatre sets 6-3, 1-6, 6-3, 6-1 par le Chilien Fernando Gonzalez (N.9), un gros frappeur qui pourrait aller loin vu son tableau plutôt dégagé.

L'événement du début de journée a été le retour de Martina Hingis, absente depuis cinq ans à Roland-Garros, le seul tournoi du Grand Chelem qui manque à son palmarès.

Le public est un peu resté sur sa faim car l'Américaine Lisa Raymond, balayée 6-2, 6-2, n'a pas été capable de résister plus d'une heure à la Suissesse, sortie de sa "retraite" en début de saison.

La tenante du titre, la Belge Justine Henin-Hardenne, n'a pas plus souffert pour se débarrasser de l'Estonienne Maret Ani en deux sets 6-3, 6-0.

Parmi les autres qualifiés du jour: l'Australien Lleyton Hewitt, qui souffrait pourtant d'une cheville, comme Roddick, avant le tournoi, le Chypriote Marcos Baghdatis, étonnant finaliste à l'Open d'Australie, Ivan Ljubicic, vainqueur de la Coupe Davis avec la Croatie, et David Ferrer, un des meilleurs spécialistes espagnols de la terre battue. AFP

Les résultats de la 3e journée:

Simple dames (1er tour):
Martina Hingis (SUI/N.12) bat Lisa Raymond (USA) 6-2, 6-2
Anastasia Myskina (RUS/N.10) bat Sania Mirza (IND) 6-4, 6-1
Zuzana Ondraskova (CZE) bat Julia Schruff (GER) 6-4, 6-2
Daniela Hantuchova (SVK/N.15) bat Lourdes Dominguez Lino (ESP) 6-1, 6-4
Kaia Kanepi (EST) bat Kveta Peschke (CZE) 6-2, 6-3
Ivana Lisjak (CRO) bat Galina Voskoboeva (RUS) 6-2, 6-3
Jamea Jackson (USA) bat Zi Yan (CHN) 6-2, 6-3
Anna-Lena Groenefeld (GER/N.13) bat Camille Pin (FRA) 6-1, 6-1
Tsvetana Pironkova (BUL) bat Maria Sanchez Lorenzo (ESP) 6-3, 6-2
Melinda Czink (HUN) bat Sandra Kloesel (GER) 6-4, 4-6, 6-2
Jie Zheng (CHN) bat Tatiana Golovin (FRA/N.23) 6-3, 7-6 (7/5)
Ana Ivanovic (SCG/N.19) bat Samantha Stosur (AUS) 6-0, 6-3
Shenay Perry (USA) bat Shinobu Asagoe (JPN) 6-3, 6-1
Maria Kirilenko (RUS/N.20) bat Séverine Bremond (FRA) 1-6, 6-2, 8-6
A. Medina Garrigues (ESP/N.26) bat Victoria Azarenka (BLR) 0-6, 6-3, 9-7
Yuliana Fedak (UKR) bat Kristina Brandi (PUR) 6-2, 6-3
Emilie Loit (FRA) bat Clarisa Fernandez (ARG) 1-6, 6-2, 6-3
Emmanuelle Gagliardi (SUI) bat Maria Elena Camerin (ITA) 6-4, 6-2
Shahar Peer (ISR/N.31) bat Olga Savchuk (UKR) 6-1, 6-1
Justine Henin-Hardenne (BEL/N.5) bat Maret Ani (EST) 6-3, 6-0
Akiko Morigami (JAP) bat Nadia Petrova (RUS/N.3) 6-2, 6-2
Anastasiya Yakimova (BLR) bat Jill Craybas (USA) 6-4, 5-7, 6-3
Gisela Dulko (ARG/N.32) bat Yulia Beygelzimer (UKR) 6-3, 2-6, 11-9
Tatiana Garbin (ITA) bat Klara Koukalova (CZE/N.30) 2-6, 6-4, 6-1
Mathilde Johansson (FRA) bat Hsieh Su-Wei (TPE) 6-4, 6-4
Alizé Cornet (FRA) - Virginia Ruano Pascual (ESP) 6-4, 4-6 (interrompu/nuit)
Simple messieurs (1er tour):
Tommy Haas (GER/N.23) bat Rainer Schuettler (GER) 6-4, 6-3, 6-3
Olivier Rochus (BEL/N.27) bat Jean-Christophe Faurel (FRA) 6-1, 6-4, 6-2
Marcos Baghdatis (CYP/N.19) bat Albert Portas (ESP) 6-4, 6-4, 6-7 (5/7), 6-1
Julien Benneteau (FRA) bat Janko Tipsarevic (SCG) 6-2, 6-4, 6-7 (5/7), 6-3
Davide Sanguinetti (ITA) bat
Daniele Bracciali (ITA) 3-6, 7-6 (12/10), 6-3, 6-3
Dominik Hrbaty (SVK/N.22) bat Sergio Roitman (ARG) 6-4, 6-2, 3-6, 2-6, 6-3
Fernando Verdasco (ESP/N.28) bat
Juan Ignacio Chela (ARG) 6-1, 6-3, 6-7 (6/8), 6-4
Albert Montanes (ESP) bat Robby Ginepri (USA/N.17) 6-3, 6-7 (2/7), 6-1, 6-4
Oscar Hernandez (ESP) bat Gilles Simon (FRA) 6-4, 6-2, 6-3
Alexander Waske (GER) bat
Fernando Vicente (ESP) 6-4, 4-6, 7-6 (8/6), 7-6 (7/4)
Jiri Vanek (CZE) bat
Nicolas Mahut (FRA) 6-3, 7-6 (7/3), 6-7 (5/7), 7-6 (7/3)
Dieter Kindlmann (GER) bat Razvan Sabau (ROM) 6-3, 6-2, 6-2
Juan Monaco (ARG) bat Melle Van Gemerden (NED) 6-3, 6-2, 6-4
Ivo Karlovic (CRO) bat
Olivier Patience (FRA) 7-6 (8/6), 7-6 (7/1), 7-6 (12/10)
Gaël Monfils (FRA/N.25) bat Andy Murray (GBR) 6-4, 6-7 (2/7), 1-6, 6-2, 6-1
Paul-Henri Mathieu (FRA/N.29) bat Bjorn Phau (GER) 6-4, 6-2, 6-1
Ivan Ljubicic (CRO/N.4) bat Carlos Berlocq (ARG) 6-2, 6-0, 6-3
Dick Norman (BEL) bat Edgardo Massa (ARG) 6-1, 6-3, 6-3
Novak Djokovic (SCG) bat Luis Horna (PER) 6-3, 5-0 (abandon)
Mathieu Montcourt (FRA) bat Marcos Daniel (BRA) 6-2, 6-4, 1-6, 6-2
Alberto Martin (ESP) bat Andy Roddick (USA/N.5) 6-4, 7-5, 1-0, abandon
Jérémy Chardy (FRA) bat Jonas Bjorkman (SWE) 6-2, 7-5, 6-2
Florent Serra (FRA) bat Robin Vik (CZE) 6-1, 1-6, 7-5, 6-4
Christophe Rochus (BEL) bat
Thomas Johansson (SWE/N.18) 3-6, 5-7, 6-4, 6-4, 6-2
Ruben Ramirez Hidalgo (ESP) bat
Thierry Ascione (FRA) 7-6 (9/7), 6-4, 6-7 (6/8), 6-3
Fernando Gonzalez (CHI/N.9) bat Marat Safin (RUS) 6-3, 1-6, 6-3, 6-1
David Ferrer (ESP/N.15) bat Guillermo Garcia Lopez (ESP) 7-5, 6-1, 6-0
Lleyton Hewitt (AUS/N.14) bat Jan Hernych (CZE) 7-6 (7/5), 3-6, 6-2, 6-0

Fabrice Santoro a enflammé le Central de Roland-Garros deux jours durant et, malgré la défaite, la palme de la journée lui revient à coup sûr.

Le Varois, 51e mondial, s'est incliné après une bataille homérique 6-3 6-1 3-6 1-6 11-9, après quasiment quatre heures de jeu sur deux jours, devant l'Argentin Jose Acasuso tête de série numéro 26.

Dimanche, il était mené deux sets à rien après une heure 11 minutes. Dans le même temps à la minute près, il égalisait sur un score identique. Le cinquième set débutait à l'avantage d'Acasuso, qui menait 4-2 quand la nuit venait interrompre les débats.

Lundi, Santoro, toujours aussi combatif, revenait à égalité cinq partout au moment où son adversaire servait pour le gain de la rencontre. Suivait un final homérique enlevé par Acasuso devant un public surchauffé qui ne pouvait que saluer la combativité de Santoro, 34 ans et qui disputait son 17e Roland-Garros.

"Il y avait une ambiance extraordinaire. C'est là que je trouve l'énergie, la force de me battre", a dit le Français.

Son ancien partenaire de double, Michaël Llodra - qui a bénéficié d'une invitation, son 122e rang mondial ne lui permettant pas d'entrée directement dans le tableau - a suivi le même chemin que Santoro mais avec beaucoup moins de panache.

Le Parisien s'est vite éteint face au Tchèque Radek Stepanek, tête de série numéro 11. Il a été battu 6-4 6-4 6-2.

Pas de problème en revanche pour Sébastien Grosjean, numéro 21. Il a facilement battu le vétéran roumain Andrei Pavel, 32 ans, sur le score de 6-3 6-2 6-3.

De même, Richard Gasquet, 40e mondial, a plutôt aisément disposé du Taiwanais Wang Yen-Tzuoo, ancienne terreur chez les minimes et désormais 91e mondial, 6-4 6-1 7-5.

DUR POUR LES FILLES

Marc Giquel, 29 ans et 115e mondial, a fait honneur à l'invitation qui lui avait été accordée. Il a franchi pour la première fois en deux participations le premier tour en battant l'Italien Alessandro Di Mauro, 81e mondial, au terme d'un match accroché, 7-5 7-6 6-3.

"J'avais peur d'être tendu mais j'étais assez relâché. J'ai abordé le match assez tranquille, je ne me suis pas précipité, j'avais envie de bien faire", a dit le joueur, qui a lancé sa carrière à 24 ans, après ses études.

Du côté des filles, le bilan est largement moins bon. Sur sept engagées, seules deux sont parvenues à passer le premier cap, Nathalie Dechy, tête de série n°21, et Aravane Rezaï, issue des qualifications.

Dechy, qui connaît une saison épouvantable avec seulement quatre matches gagnés en neuf tournois avant le début de Roland-Garros, a battu une autre Française, Stéphanie Foretz, qu'elle affrontait pour la troisième fois consécutive au premier tour de Roland-Garros.

Elle s'est difficilement imposée 6-2 3-6 6-3.

"Je suis contente de ne pas avoir paniqué. Je savais que ce serait accroché. Au troisième set, je me suis battue pour essayer de repasser devant. C'est une bonne victoire", a-t-elle dit.

Aravane Rezaï, qui avait dû passer par les qualifications et qui est classé 142e, a battu l'Italienne Alberta Brianti, 185e mondiale, 6-4 7-6.

Virginie Razzano s'est logiquement inclinée devant la deuxième mondiale, Kim Clijsters, non sans avoir eu trois balles de deuxième set, sur le score de 6-0 7-6.

Stéphanie Cohen-Aloro a été battue par la Slovaque Jarmila Gajdosova, 6-2 5-7 6-3, alors que Virginie Pichet, issue des qualifications, était sortie par la Belge Kirsten Flipkens, une lucky looser classée 150e mondiale.

Enfin Youlia Fedossova, titulaire d'une invitation, a été battue 4-6 7-6 6-2 après avoir servi pour le match à 5-3 dans le deuxième set, par la Finlandaise Emma Laine.

La grand-messe de la terre battue a donc débuté un dimanche à Roland-Garros, deuxième levée du Grand Chelem, une hérésie qui n'a pas vraiment convaincu les deux seigneurs du tennis actuel, Amélie Mauresmo et Roger Federer.

"Je vais rentrer en Suisse et revenir mercredi", a plaisanté le Suisse, gratifié comme les autres joueurs et joueuses en lice en ce dimanche de deux jours de battement avant leur deuxième tour.

"Mon tournoi va vraiment commencer après le deuxième tour, où je pourrai enfin me mettre dans le bon rythme", a ajouté le numéro un mondial, vainqueur en trois manches disputées du qualifié argentin Diego Hartfield.

Amélie Mauresmo, qui a aussi connu quelques petits ratés avant d'éliminer l'Américaine Meghann Shaughnessy, est également dans l'expectative en raison de ces deux jours d'oisiveté inhabituels dans un tournoi du Grand Chelem.

"Dans mon esprit, on est lundi. C'est un petit peu étrange. Heureusement, mon jeu n'évolue pas en fonction du jour de la semaine, mais est-ce que cette pause de deux jours va affecter mon jeu, je n'en sais rien. Je vous dirai mercredi", a-t-elle ajouté.

Les organisateurs avaient tenu, pour cette première, à disposer des deux premiers joueurs au classement mondial, et l'un comme l'autre avaient été prévenus voilà quelques jours.

Federer a avoué qu'il avait demandé à être exempté de ce travail du dimanche, un souhait que les organisateurs n'ont pas exaucé: "C'est le Grand Chelem, ils écoutent moins les joueurs que dans d'autres tournois", a-t-il dit.

Et de fait, le premier tour de l'US Open a également lieu sur trois journées, certaines rencontres se déroulant le mercredi.

"Je suis sûre que Roger a déjà dû se trouver dans cette situation", a noté Mauresmo, qui entend bien profiter de cette pause inopinée pour peaufiner son jeu.

"C'est sûr que nous allons mettre en place des choses à l'entraînement que je ne fais pas normalement lorsque je n'ai qu'un jour de repos", a-t-elle dit.

Le but des organisateurs était d'allonger la durée du tournoi pour attirer quelque 30.000 spectateurs de plus dans l'espoir de battre le record d'affluence de l'an dernier (424.000 spectateurs).

Et Federer a admis qu'il comprenait cette démarche: "C'est bien de profiter de ce que les gens sont en repos pour venir voir du tennis", a-t-il admis.

Mais les avis des protagonistes du jour sont plutôt partagés et il n'est pas certain que d'autres tournois du Grand Chelem allongent à leur tour la quinzaine d'une journée. Si les organisateurs des Internationaux d'Australie sont plutôt séduits, Wimbledon, où le premier dimanche est chômé par tradition, ne devrait guère changer ses habitudes.

Cette première a également eu une autre conséquence, celle d'une ambiance plus feutrée, plus familiale qu'à l'ordinaire pour une première journée de Roland-Garros.

Auréolée de son premier titre du Grand Chelem à Melbourne, Amélie Mauresmo a évolué dans un silence quasi-religieux sur un court Philippe-Chatrier où elle était pourtant la première Française depuis 1939 à se présenter en tête de série numéro 1. AP

Simple messieurs:

Premier tour

Tommy Robredo (7), Espagne, bat Tomas Zib, Rép. tchèque, 6-4, 6-2, 6-2.

Roger Federer (1), Suisse, bat Diego Hartfield, Argentine, 7-5, 7-6 (2), 6-2.

Tim Henman, GB, bat Kenneth Carlsen, Danemark, 6-3, 6-4, 4-6, 6-4.

David Nalbandian (3), Argentine, bat Stanislas Wawrinka, Suisse, 6-2, 7-6 (5), 6-4.

Carlos Moya (30), Espagne, bat Juan Antonio Marin, Costa-Rica, 7-5, 6-3, 6-3.

Jose Acasuso (26), Argentine, mène contre Fabrice Santoro, France, 6-3, 6-1, 3-6, 1-6, 4-2, interruption en raison de la tombée de la nuit.

Simple dames:

Premier tour

Dinara Safina (14), Russie, bat Vera Zvonareva, Russie, 6-3, 7-5.

Ai Sugiyama (22), Japon, bat Eleni Daniilidou, Grèce, 6-7 (1), 6-0, 6-3.

Marion Bartoli (25), France, bat Aurélie Vedy, France, 6-1, 6-0.

Amélie Mauresmo (1), France, bat Meghann Shaughnessy, USA, 6-4, 6-4.

Iveta Benesova, Rép. tchèque, bat Pauline Parmentier, France, 7-5, 6-3.

Maria Sharapova (4), Russie, bat Mashona Washington, USA, 6-2, 5-7, 7-5.

Ce 28 mai sera historique : pour la première fois, un tournoi du Grand Chelem débutera un dimanche. Pour célébrer l'événement, les deux n°1 mondiaux, Amélie Mauresmo et Roger Federer, seront en action. A suivre aussi David Nalbandian (n°3).

C'est une grande première dans le Grand Chelem. Le coup d'envoi de ces Internationaux de France sera donné un dimanche. Au total, douze matches du premier tour sont au menu de cette journée, quatre sur les trois courts principaux (Philippe-Chatrier, Suzanne-Lenglen et n°1).

Les Russes Dinara Safina (n°14) et Vera Zvonareva auront l'honneur d'ouvrir les débats sur le "central". Ce sera ensuite au tour de Roger Federer de faire son entrée en lice. Son premier match sera suivi avec beaucoup d'attention. Le Suisse part en effet à la conquête d'un quatrième succès de suite dans les tournois majeurs.

Ne pas gaspiller d'énergie…

Ce Grand Chelem sur deux ans constituerait bien sûr un immense exploit. Mais avant de penser à la finale attendue face à Rafael Nadal, le Suisse doit d'abord gagner six matches. Le premier sera face à un qualifié, l'Argentin Diego Hartfield, puisque l'adversaire qui lui avait été désigné par le tirage au sort, Arnaud Clément, a finalement déclaré forfait. "Rodgeur" dit souvent qu'il craint ces matches du premier tour. Il aura l'occasion de prendre ses marques. L'objectif sera aussi de ne pas perdre trop d'énergie.

Amélie Mauresmo, elle, aura une entrée en matière peut-être un peu plus compliquée, face à Meghann Shaughnessy. Si la Française a toujours battu l'Américaine, elle se méfiera de la 59e mondiale, qui vient de remporter le tournoi de Rabat, sur terre battue. Le public retient son souffle : Amélie sera-t-elle enfin libérée à Paris ? Des éléments de réponse seront déjà donnés au terme de ce match.

Le dernier match du court Philippe-Chatrier opposera Jose Acasuso (n°26) à Fabrice Santoro. Une belle opposition de styles en perspective… "Battling Fab" devra se montrer très offensif face à l'Argent