Rafael Nadal, qui a laissé s’échapper son premier set sur terre battue cette saison, a remporté son quatrième
titre de suite à Barcelone en dominant David Ferrer (6/1 4/6 6/1).
Pour la deuxième fois en une dizaine de jours, Rafael Nadal s’étalonnait à son plus sérieux rival sur la terre battue
actuellement, David Ferrer. Et pour la seconde fois, le numéro 2 mondial s’est imposé, remportant à Barcelone son quatrième titre consécutif. Un record. Mais en Catalogne, «Rafa» aura dû puiser
dans ses réserves pour sortir victorieux d’un combat de très haute facture livré en trois manches alors que deux lui avaient suffi sur le Rocher pour s’extirper des quarts de finale.
Comme sur les bords de la Méditerranée, la tête de série numéro 2 n’a pas existé dans un premier set complètement à l’avantage
de Rafael Nadal. Le Majorquin prenait d’entrée le service de son adversaire qu’il a laissé, comme souvent, ouvrir le match au service pour mieux le croquer d’entrée. Nadal scotchait David Ferrer
au fond du court et obligeait son adversaire à balayer la ligne avant de lui asséner des coups cinglants. En une demi-heure, la première manche était pliée sur le score sans appel de 6/1.
Ferrer prend un set à Rafa
Mais comme à Monaco, David Ferrer reprenait du poil de la bête dans le deuxième set. Deux raisons à cela. Il pouvait d’abord s’appuyer sur une première balle qui déportait son rival sur les bords
du court, ce qui lui permettait de s’ouvrir en grand le terrain. Et il bénéficiait aussi de l’impatience de Nadal. Trop pressé de finir certains échanges, Nadal multipliait les fautes directes
qui valaient cher puisque Ferrer s’emparait de son service (2-0). Ce dernier se procurait même une nouvelle balle de break à 4-2. Malmené, le natif de Manacor s’en tirait en sortant vainqueur
d’un interminable point durant lequel les deux hommes se renvoyaient missile sur missile. Nadal débreakait dans la foulée en profitant de deux cadeaux coup sur coup de Ferrer, sur une amortie,
puis sur une volée abordable restée dans le filet. Dans l’échange pourtant, le vainqueur du tournoi de Valence impressionnait, repoussant régulièrement le numéro 2 mondial loin derrière la ligne
de fond de court. Sous pression, Nadal perdait une nouvelle fois son service, et plus inquiétant, la deuxième manche (6/3).
Ferrer avait-il trop donné pour prendre une manche au roi de la terre battue ? C’est probable car l’Espagnol s’écroulait dans
le troisième set, se ratant sur des points a priori faciles. Perdant complètement sa lucidité alors que le public s’était enflammé à une manche partout, Ferrer redevenait ce nain dominé de la
tête et des épaules dans la première manche pour s’incliner en 2h15 min (6/1 4/6 6/1).
Le 10e titre pour Gonzalez à Munich
Fernando Gonzalez se méfiait de Simone Bolelli avant de l’affronter en finale à Munich. Une crainte née autant du parcours de l’Italien en Bavière que de leur seul affrontement durant lequel le
Chilien avait dû disputer trois jeux décisifs pour dominer Bolelli à Bâle en 2006. Cette finale a failli être la copie conforme de la rencontre en Suisse puisque les deux hommes se partageaient
les deux premières manches au tie-break (7/6 6/7). Mais Gonzalez prenait par la suite le service de son adversaire usé par sa demie disputée la veille contre Paul-Henri Mathieu (7/6 6/7 6/3).
Avec ce succès, le Chilien remporte son dixième titre sur le circuit et commence à monter en régime sur terre battue. Simone Bolelli continue, lui, sa progression au classement et a confirmé en
Allemagne sa récente éclosion.
Résultat de la finale, Barcelone :
Nadal (Esp, 1) - Ferrer (Esp, 2) 6/1 4/6 6/1
Résultat de la finale, Munich :
Gonzalez (Chi, 2) - Bolelli (Ita) 7/6 6/7 6/3